L’esprit bastide, composant d’un nouvel esprit gascon ?

- Tederic Merger

Grans de sau

  • A tornar escotar çò que disi...
    « de còps que i a dens la bastida... monde praube... »
    E aprèps que s’i parla d’incivilitats e d’insecuritat !
    Lo ligam énter praubetat e incivilitats-insecuritat que poderé estar lèu hèit... lavetz que’m cau apregondir :
    “l’esprit bastida” ne deuré pas deishar “los praubes” de costat : au contrari, aqueth environament que deuré perméter a monde « chic argentat » de víver bien, mercés a ua vita colectiva rica - ajuda mutuau, trabalh en comun... ; ua riquessa colectiva que compensaré la praubetat materiau de quauques uns.
    A l’òra d’ara, monde “praube” (= de baish revengut), que’s pòt instalar dens ua bastida, coma dens tota borgada en dificultat, pr’amor deu prètz baish deu lotjament ; acò rai, mès l’atrèit de la bastida que seré mei qu’acò : un environament inclusiu (ua “civilizacion”, coma ditz Vincent dens la cronica de Ràdio País), un environament creator de riquessa per sinergia, peu hèit de trobà’s amassats autorn d’ua plaça, dotats de boticas daubèrtas sus embans arcuelhents...

    Que s’agís de desvelopar fòrmas navèras d’artisanat, per exemple... reciclatge e tot acò...

  • l’installation d’une myriade d’artistes et d’artisans au sein du village n’a cessé de se développer, renouant du même coup avec la tradition artisanale médiévale de la ville qui en avait fait la richesse et l’attractivité. Le marché potier en constituant, chaque année, une des illustrations les plus éclatantes.


    La Bastide-Clairence / La Bastida-Clarença

    Un article de Sud-Ouest de 2013

    La Bastide Clairence aurait donc réussi sa revitalisation de bastide. Artisanat d’art et tourisme.
    Fourcés /Hourcés

    Fourcés pourrait aussi aller dans ce sens. Labastide d’Armagnac aussi ? Mais ce n’est surement pas généralisable à toutes les bastides, et encore moins à tous nos vieux bourgs typiques où nous voudrions faire souffler l’esprit bastide...

  • Oui, La Bastide Clairence, bastide créée par les rois de Navarre en y groupant des habitants venus de la vallée de l’Adour et au delà, même de Bigorre (d’où son caractère gasconophone encore affirmé aujourd’hui parmi les villages basques environnants) a réussi à garder un équilibre entre activités agricoles et autres, tertiaires essentiellement à base de tourisme d’art.
    Sans tomber dans les excès style Vence/Saint Paul de Vence où l’esprit local (pas spécialement bastide) a quelque peu disparu en faveur d’une touristification/gentrification/parisianisation à outrance. C’est que la ligne de crête est difficile à tenir, sans doute, dès qu’un certain niveau de notoriété est atteint. Pour La Bastide, il y a encore de la marge ,heureusement.

  • Par des visites furtives de bastides qui sont sur mon chemin, j’essaye de capter, de humer, d’imaginer, cet esprit bastide que j’espère plus constant et surtout plus protecteur que lou tac.
    A mon dernier passage à Aiguillon
    Aiguillon
    et Damazan, j’ai remarqué une chose : la présence, furtive elle aussi, des femmes sur ces places de bastide.
    Il y avait des hommes, vieux ou jeunes (même deux ados), assis sur des bancs, ou même debout sous l’emban à Damazan.
    Sur une place périphérique de la bastide de Damazan qui sert de terrain de pétanque, il y avait même un homme qui jouait seul, et encore deux autres (vieux) assis sur un banc.
    Pas de femme, sauf une à Aiguillon qui demandait aux ados assis sur le banc où était l’adresse qu’elle avait sur un paperòt...
    Je me suis rappelé une émission récente de France Culture où le géographe bordelais Guy di Méo faisait une analyse "genrée" de la fréquentation de l’espace urbain public : les hommes peuvent y être statiques, ou s’y promener à leur guise, mais les femmes non : elles peuvent y passer dans l’accomplissement de leurs tâches convenues et convenables, dont la liste semble plus réduite que celle des hommes...
    Je pense qu’elles peuvent en souffrir, et qu’un esprit bastide nouveau devrait faire leur place aux daunes et daunétes  !
    La Daune

    A elles de dire comment...

  • Nouvelle visite furtive à Damazan, un jeudi vers 17 h :
    Damazan

     place aux embans : peu de piétons, je n’ai vu qu’une femme un journal à la main, elle avait dû l’acheter au commerce général qui est sur la place ; beaucoup de voitures garées, ça nuit un peu à la vue, à l’esthétique et à l’ambiance du site - remarque faite pour d’autres bastides - mais il faut sans doute faire très attention avant de toucher à ça : ne pas rompre brutalement avec des habitudes qui contribuent à leur manière à l’animation...
     place en lisière de bastide évoquée dans mon gran de sau précédent : je vais peut-être la renommer "place des pétancaÿres" ! il y en avait beaucoup ! la pétanque reste populaire en Gascogne, je l’ai vu en maints endroits, même à Bordeaux ; socialité masculine qui se transmet de père en fils, comme la chasse... mais peut-être est-ce tout simplement français ? avec un enracinement plus fort en pays d’oc (le mot pétanque vient du provençal) ?
    Par rapport à l’esprit bastide, c’est très positif : convivialité, proximité... même si j’entrevois que des pétancaÿres habitant hors bastide peuvent en voiture rejoindre leur terrain de jeu.

  • Après la transition féminine, la transition écologique !
    Habiter dans une bastide, dense par définition, ne va pas bien avec la possession de 2 ou 3 voitures par ménage. Donc, vive la marche à pied et le vélo !
    Je continue sur Damazan et Aiguillon : les deux bastides sont distantes de 6 ou 7 km ; 6 km entre la bastide de Damazan et la gare d’Aiguillon, sur terrain plat ! 30 mn pour un cycliste lent, 20 mn pour un cycliste moyen, ou électrifié...
    C’est parfaitement possible !
    Pour les jeunes de Damazan qui vont au lycée ou au collège à Aiguillon, ce devrait être l’idéal ; pour un habitant de Damazan qui veut faire des courses hebdomadaires à Aiguillon, aussi ! aller au marché, par exemple... pour des sorties promenade dans les deux sens aussi !

    Seulement, rien n’incite à prendre son vélo. La route, droite et large, n’a même pas de bande cyclable ; des camions y passent ; le pire est le pont suspendu sur Garonne, très étroit.

    D’un point de vue touristique, une liaison cyclable confortable entre Damazan et Aiguillon joindrait aussi la voie verte du Canal de Garonne et la véloroute de la Vallée du Lot.

  •  La place des pétancayres était très animée !
     La place aux embans beaucoup moins, mais de nombreuses voitures y sont garées ; j’y ai remarqué de jolis emplacements vélos, qui sont tout-à-fait dans l’esprit bastide ; le vélo en photo n’est pas le mien.

  • Si je comprends bien, on va demander aux habitants du coeur de ville de financer le remplissage des piscines de ceux qui l’ont fui ; mauvais coup contre l’esprit bastide ?

    Ce prix est calculé en fonction du nombre d’abonnés sur le raccordement, « plus on est nombreux moins on paye cher l’eau, c’est le luxe de d’avoir une maison à la campagne avec piscine », explique Gérard Pénidon, le directeur du syndicat.
    A l’inverse en coeur de ville, les charges de fonctionnements et d’investissements d’Eau 47 sont réparties sur davantage d’abonnés, d’où une facture réduite.
    L’enjeu du prix unique est donc politique.
    « Il va falloir accepter que certains abonnés payent plus cher pour répartir le coût, quitte à faire des mécontents », avoue Geneviève Le Lannic [la présidente du syndicat].

    L’article de "Sud-Ouest" (en accès limité) :
    Lot-et-Garonne : pour les 40 ans d’Eau 47, le syndicat prévoit le retour du prix unique de l’eau


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