Adixat,
« Gatsquiro » a écrit à propos de l’emploi du français par la Réforme béarnaise :
« tot aquero que m'estona pr'amor qu'èi Jane d'Albret qu'a heit arrevirar eths Psaumes en gascon per Arnaut de Sallette. Donc perqué dises qu'eths calvinistes an espandit eth frances ? »
Je pense que politiquement, Jeanne d’Albret a voulu lier langue, religion et état, et dans cette logique commandé les psaumes en béarnais et aussi la bible en basque (j’écris de mémoire, et suis peut-être imprécis).
Mais je l’ai dit sur mon message précédent, c’était déjà tardif. Et 37 ans après les Psaumes de Salette, l’Edit d’union de 1620 étendait au Béarn et à la Navarre les dispositions de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts.
« Gatsquiro » a écrit aussi :
« Que poderem parlar un cop de mès dera grafia ad aquera epoca, mès que n'i a pro... »
Grâce à l’édition critique que Robert Darrigrand a publiée en début d’année, nous pouvons voir de près toute la graphie de Salette sur les 150 psaumes.
J’ai un travail en cours là-dessus.
Après lecture attentive du quart de l’ouvrage, ma conviction, à confirmer bien sûr, est que Salette a usé d’une graphie phonétique rendant au mieux la prononciation de son temps dans la région de Pau, et sans grande rigueur, pourvu que les pasteurs venus de France ou de Genève prononcent correctement le béarnais quand ils faisaient chanter les psaumes.
>On en reparlera.
Hèt beroy,
J.L.





