La* maison landaise

- Tederic Merger

*En fait, il n’y a pas un modèle unique de maison landaise. La maison du Pays de Born, au toit à quatre pentes, s’éloigne par exemple du modèle majoritaire visé par la présente page.

Landaise moderne
Agence du Golf à Messanges

L’orientation : au levant, ou dos à la rue ?

D’autes còps / Autrefois

Dans l’airial landais, les bâtisses se protégeaient des intempéries venant de l’Océan par une orientation de la façade au levant*.

Aquarelle sur l’accueil du site du pavillonneur JCD
Le toit y est bien en coude de paloume.

Pas au Sud, parce qu’on voulait le soleil dès le matin et qu’on craignait aussi les fortes chaleurs estivales.
Et c’était bien sûr en façade qu’étaient placés les accès principaux à la maison, et l’emban (auvent), quand il y en avait un. Peu importait d’être exposé à la vue des passants, d’ailleurs plutôt rares.

*Il y a un verbe gascon pour désigner le traçage du contour de la bâtisse par rapport au soleil de midi : amijornar ("mijorn" = "midi").
[source : Petit vocabulaire de la forêt landaise, de B. et J.-J. Fenié (Editions Confluences)].

Par contre, du côté exposé aux intempéries, il n’y avait pas de fenêtre ni de porte, et le toit, souvent à trois pentes en coda de paloma (coude de paloume - queue de palombe), descendait presque au ras du sol.

 

Adara / maintenant
Maison contemporaine
On voit ici un emban qui n’est pas à l’emplacement traditionnel, et semble destiné à manger les grillades préparées à la cheminée. On en distingue un autre, surmonté d’un grand balcon, de l’aute costat.
Leray Immobilier, agence immobilière Mimizan Bias

Pour le pavillon néo-landais contemporain, que ce soit à la ville ou à la campagne, le désir d’intimité prime sur le désir de se protéger de l’intempérie.
Le pavillon n’est pas sur un airial, mais au bord d’une rue, et, à part les extravertis ou les curieux, on préfère tourner le dos à la rue.
C’est donc plutôt à l’arrière ou par côté de la maison qu’on place la terrasse où on va faire les barbecues entre amis, même si son exposition n’est pas idéale.
On ne construit donc plus guère de toit en "coude de paloume".

 

E doman ? Et demain ?

Le désir d’une architecture écologique, durable, économe, peut ressusciter l’intérêt pour une orientation calculée en fonction des intempéries.
Et le repli individualiste n’est peut-être pas définitif.
Le modèle de l’airial et de ses maisons esparrisclades (éparpillées) et orientées au levant, sur une verte pelouse, sans séparation nette des propriétés, peut donc revenir*, là où il y a assez d’espace et où une vie relativement communautaire est désirée.
Avec différentes variantes : écovillages, villages de vacances, villages ultra-sécurisés et policés pour les plus fortunés, villages populaires en auto-construction...

*C’est aussi l’espoir du CAUE des Landes... Dans son précieux petit livre "L’airial landais", on lit :
"Le chantier de reconquête de l’airial comme référence paysagère pour le futur est donc ouvert".

 

L’emban et le balcon

D’autes còps / Autrefois

Les maisons à emban ou estantade* étaient plutôt localisées en Grande Lande et en Landes d’Albret.

Maison traditionnelle avec estantade à Luglon
Leray Immobilier, agence immobilière Mimizan Bias

Mais on en trouve jusque dans la basse vallée du Lot.
L’emban, cousin du lorio basque, était un lieu de vie, un sas entre l’airial et l’intérieur de la maison.
On y épluchait les légumes, on y affûtait les outils, on y recevait les visiteurs, on s’y reposait les soirs d’été...

*(prononcer "eustantade" en "parlà negue", le parler gascon atlantique)

Dans des bourgs landais, les maisons à emban avaient parfois un grand balcon au-dessus de l’emban.
Il en reste une, par exemple, sur la place de Luxey, qu’on suppose
avoir été autrefois bordée de ce type de maisons.
Ce balcon était-il utilisé par les "bourgeoises" comme lieu d’observation et de mise en scène ? On a pensé qu’elles s’y plaçaient pour suivre les courses landaises et autres évènements de la rue.

Adara / maintenant
Villa au Cap-Ferret
Landaise par l’emban et le balcon, basquaise par sa hauteur et sa situation sur un terrain en pente...
Et contrairement à la tradition, l’accès a l’emban se fait par le côté de la maison.

L’emban comme autrefois, en façade, est moins fonctionnel dans le pavillon actuel, où la façade est plus un lieu de passage que de séjour.
Mais la façade garde aussi un rôle de représentation.
Elle veut parfois évoquer l’architecture traditionnelle, et peut alors comporter un emban, plus petit qu’autrefois.
On peut même y trouver un petit balcon, plus symbolique que fonctionnel.

E doman ? Et demain ?

L’emban a de l’avenir, parce qu’il est adapté au climat de la Gascogne, pas trop froid, parfois très chaud, tour à tour pluvieux et ensoleillé.
L’avenir du balcon est plus difficile à prédire.
On va peut-être vers la "maison à la carte". A chacun de composer sa maison à sa guise, en utilisant ou non ces deux ingrédients de l’architecture traditionnelle, sans se conformer forcément au plan traditionnel de la maison landaise !

Les éléments comme le balcon et l’emban appartiennent à ce que Claire et Michel Duplay ("Méthode illustrée de création architecturale", Editions du Moniteur, que Gasconha.com vous recommande...) appellent la frange du bâtiment :

"C’est le lieu de l’expression constructive, de l’adaptation climatique, le refuge de l’imaginaire. Chassée de l’architecture moderne pour des raisons de fausse économie, de purisme - car son utilisation ne se résumait pas à une fonction simple - l’épaisseur de la frange est une des bases de l’architecture nouvelle."

 

L’ossature bois - La huste*

*husta en graphie alibertine ; prononcer "huste", ou "husto" sans accentuer le "o".
Le gascon, comme toujours, met un "h" à la place du "f".
En occitan central, on aurait "fusta", "fusteria".... "husta" ou "fusta", francisés en "fuste", désignent le bois d’oeuvre en général, mais on appelle aussi "fustes" les maisons de rondins. Le terme vient de la région occitane alpine du Queyras.

Le site de l’école de la fuste

La page consacrée à la réunion de l’école à Mont de Marsan sur le chantier du fustier Thierry-Pierre Dauga

D’autes còps / Autrefois

Du haut en bas, la maison landaise d’autrefois était construite par le charpentier.

Les briques en feuilles de fougère
Au début, cette disposition n’était pas purement décorative : quand on a commencé à remplacer le torchis par les briques, il n’y avait pas toujours de briques assez courtes pour être placées horizontalement entre les pans de bois.

Les chênes pédonculés de la forêt fournissaient les poutres les plus longues.
Les murs n’étaient que du remplissage, et ne contribuaient pas à la solidité de la construction.
Le remplissage était en torchis (mélange de paille et d’argile) tenu par les esparrons, puis parfois, à partir du 19ème siècle, en briques plates.

Adara / maintenant
Chantier de la SEDED d’Aureilhan
La SEDED rénove et construit des habitats traditionnels.
Destination Bois organise à Mimizan des visites de ce genre de réalisations.

On redécouvre aujourd’hui les vertus de la huste :
durabilité, plus de légèreté à solidité égale, une portée que n’atteint jamais la pierre...
Et une disponibilité immédiate du matériau, quand on est près de la forêt landaise.

E doman ? Et demain ?

Le mouvement devrait s’amplifier.

 
 

La maison évolutive

D’autes còps / Autrefois

Les maisons landaise et labourdine traditionnelles ont souvent évolué sur une durée de plusieurs siècles.

Schéma de l’évolution d’une maison landaise en 4 temps

Les nouvelles techniques de datation du bois montrent que leur partie centrale date parfois du moyen-âge, et que, de chaque côté, se sont rajoutés des blocs au gré des besoins et au fil des siècles.

La faible pente du toit a permis de couvrir les nouveaux blocs sans rupture de pente, ce qui favorise l’harmonie visuelle.

Au cours de l’évolution, des asymétries ont pu apparaitre. Elles étaient involontaires, mais elles sont finalement devenu un élément du style traditionnel qui nous est cher.

Doman / Demain

Voir ci-contre un modèle d’évolutivité au fil de la vie d’une famille. Il s’inspire volontairement du modèle tradtionnel.

L’ossature-bois favorise l’évolutivité puisqu’il y a moins (ou plus du tout) de murs porteurs. La maison d’ossature-bois est portée par les piliers et les poutres. Les murs sont des cloisons qu’on peut démonter pour redécouper les pièces, par exemple pour conserver la lumière du jour en cas de rajout.

Un bon conseil : le CAUE Landes (Service public de Conseil architectural), qui, entre bien d’autres idées dont il faut s’imprégner, préconise l’ossature bois.

Voir en ligne : AUVENTS DE MAISONS À NEF ET BAS-CÔTÉS DE LA GRANDE LANDE (Christian Lassure)

Grans de sau

  • faire des chambres plus grandes avec des salles de bains intégrées ! et pas de bureau ni de mezzanine !

  • La maison landaise décrite dans cet article est la version landaise de la maison vasconne.

    A y réfléchir, tout ou presque ce que j’ai écrit ici s’appliquerait à la maison vasconne en général qu’on trouve en Labourd, dans les Landes, en plaine de moyenne Garonne, en Lomagne, en basse vallée du Lot, et jusqu’en Catalogne sud avec la "masia"...

    Fauillet - Benezit, la façade
    On remarque un poteau central. Donc, maison quadripartite !

    C’est peut-être la nature du remplissage, ou la proportion d’ossature bois par rapport à la partie maçonnée, qui particularise chaque type.

  • Bonjour,

    Nous souhaitons connaître des architectes pouvant nous accompagner dans le projet de construction d’une maison landaise en Gironde prés de Langon.

    Cordialement

  • Cadre d’entreprises affiliées aux BTP, j’ai relevé que la contrainte imposant le respect de l’habitat régional s’est plus que relâché, notamment en ce qui concerne la palette des enduits extérieurs.
    Je vois autour de moi des maisons avec des façades verte, bleu outremer, etc, etc.
    Est-ce un manque de contrôle, du laxisme ou un changement des règlements ?

  • Problème de cadre juridique : les maires, notamment dans les petites communes où ils sont obsédés par l’idée d’attirer de jeunes couples, n’usent pas de leurs pouvoirs de contrainte.

    L’article R. 111-21 du Code de l’urbanisme est cependant clair, et dispose, en l’absence même de PLU, à propos de tout projet urbanistique :

    « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales. »

  • Merci, c’est on ne peut plus clair.

    Il y a quelques années, à Aurignac, site protégé, deux pavillons avaient été entièrement repris pour non respect de ces observations contenues dans le permis de construire.

    J’en déduis donc qu’il y a deux poids et deux mesures, ou bien que l’on pêche par omission avec pour nos élus locaux, la crainte d’un quelconque classement ou inscription à l’inventaire supplémentaire des M H.

    Et la responsabilité de la D D E dans tout cela ?

  • La DDE n’existe plus, ce sont désormais les DDT rattachées aux conseils généraux qui s’occupent des questions d’urbanisme : leur avis est sollicité lors des demandes de certificat d’urbanisme qui précèdent les permis d’aménager. Les DDT délivrent dans les faits des avis à destination des maires qui tranchent alors.

    J’ai pour projet de créer une association qui aurait vocation à ester en justice. Qui m’aime me suive, haha.

    NB : L’article précité ne s’applique pas s’il existe un PLU ou autre document d’urbanisme qui a pour charge de trancher ces questions. Il faut lire les PLU des communes qui s’en dotent, beaucoup de règles complexes très lacunaires en matière d’esthétique. Même si dans les faits, c’est le bon-vouloir des maires ... S’il dit oui, personne n’ira contester. S’il dit non, il faut de la volonté pour aller en justice.

  • Si je vous écoute :

    1- Les DDT sollicitées au moment de la demande du C U donnent un avis consultatif (seulement)
    2- Les Maires et le Conseil municipal ont donc seuls le pouvoir de décision
    3- Comme pour les zones constructibles, leurs prérogatives sont plus que régaliennes !

    -Je ne vis plus dans mon siècle, ce n’est plus le jacobinisme d’Etat, mais l’oukase municipale

  • Bonjour à tous et merci au webmestre pour ces explications.

    Avec mon épouse, nous nous apprêtons à faire l’acquisition d’une maison landaise. Toutefois, écolos dans l’âme, nous aimerions bien en améliorer l’isolation, et clairement l’isolation par l’extérieur n’est pas envisageable car cela va grandement détériorer l’aspect de la maison.

    Cette maison landaise ressemble globalement à celle-ci :

    Ma question est la suivant ? Comment améliorer efficacement les performances thermiques d’une maison landaise tout en conservant son aspect traditionnel ?

    Par avance merci pour votre retour,

  • Bonjour

    nous venons d’acheter une maison landaise et souhaitons savoir comment améliorer l’isolation de celle-ci (sujet abordé par Sylvain le 2 Novembre 2013). Nous y vivons depuis 6 mois et nous constatons du jour entre ossature bois et mur en brique ( y a t il une solution à ça). Nous avons vu du jour aussi entre poteaux bois et traverses bois, et nous avons mis du chanvre.

    De plus nous avons une structure poteaux / poutres tout le long de la maison au milieu dans le sens de la longueur, rdc et étage, a quoi sera-t-elle ? nous souhaitons savoir si nous pourrions couper une poutre pour y insérer une porte car celle ci est à 1,50m.

  • Bonjour,
    Un forum de bâtisseur serait peut-être plus informatif pour vous qu’un site gascon.On peut vous conseiller de consulter les sites suivants,à moins qu’un de nos contributeurs n’aient quelque idée à vous passer,fruit de sa propre expérience !
    En tous cas,bonne chance et siitz hardits !

    https://www.forumconstruire.com/construire/topic-253297.php

    https://www.systemed.fr/forum-bricolage/mur-briques-torchis-enduit-t17868.html
    et bien sûr,

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_landaise

  • Ce qui affleure dans le fil de discussion ci-dessus, c’est aussi le besoin de conseils pratiques pour se faire sa maison landaise.
    Je dis ça alors que je m’apprête à envoyer ici "Landitude", produit d’un travail entre la Communauté de communes du Pays d’Albret, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux, sur l’habitat contemporain.
    J’ai "feuilleté" l’ouvrage (qu’il vaudrait mieux, peut-être, feuilleter en vrai qu’en pdf ?).
    Tout y est pour nous faire rêver à ce qu’ils appellent une architecture située, qui tient compte du contexte, notamment celui des centre-bourgs landais (en pleine forêt, le contexte est naturel, les contraintes différentes).
    Ils ont "tout compris", bien observé la vie présente de la population landaise (dépendante de la voiture et faisant presque chaque jour le grand écart entre les espaces de travail et de consommation et le lieu d’habitation qui souvent n’est plus l’airial d’autes còps ni le centre-bourg)...
    Lire par exemple les pages 98 à 106 :

    il ne faut pas "reproduire" la maison de Marquèze, mais s’inspirer de ce qu’elle nous enseigne. Le landais était habitué à consommer peu de matériaux de construction parce qu’ils étaient rares (...)

    Le hic, c’est que les artisans locaux ne savent plus, en général, qu’assembler des matériaux industriels venus de loin ; ils ne savent plus utiliser les ressources locales. Et celui qui sait le faire le fera pour lui-même et quelques clients fortunés, peut-être ceux qui pourront louer les services des futurs architectes qui ont écrit "Landitude" !
    Donc, deux réponses :
     une à long terme : former des artisans, former le goût (1) et la raison des commanditaires (les ménages bâtisseurs)...
     en attendant, donner des conseils pratiques à ceux qui ont déjà "compris" et sont assez bricoleurs pour se lancer tout de suite ; il y en a (2), et vous en êtes, vous qui avez demandé plus haut des "tuyaux" que Gasconha.com ne peut pas vous donner.

    (1) p. 104 :

    Cette architecture a très peu besoin d’avoir recours à des éléments décoratifs rapportés car elle offre plusieurs textures, tonalités ou couleurs.
    Le travail d’ornement de cette architecture va s’exprimer dans la noblesse des matériaux employés, la complexité des assemblages ou la beauté de certains appareillages où s’exprime le génie de la main de l’artisan.

    (2) On voit aussi des bricoleurs assez forts pour se construire - avec les copains - une maison neuve, mais qui s’inspire des modèles non situés suggérés par l’industrie du bâtiment et les médias grand public ; tuiles noires, formes californiennes, etc.
    Ils pourraient faire mieux si on savait les influencer, et l’industrie elle-même pourrait évoluer, en se relocalisant sous des formes plus proches de l’artisanat, qui n’excluent pas les techniques modernes...

    (3) "I wood live in Luxey" :
    wood veut dire bois... c’est un jeu de mots et le nom d’une des propositions d’étudiant d’architecture de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux ; on va peut-être leur pardonner l’usage de l’anglais, parce qu’ils viennent, parait-il, du monde entier... sans doute qu’ils repartiront par le vaste monde et ne vont pas "live in Luxey", mais espérons que les graines qu’ils auront semées germeront dans l’esprit des lucseiròts (les habitants de Luxey) !

    Landitude 2015
    Travail sur l’habitat contemporain dans l’espace landais.
    Centre-bourgs à revitaliser, lotissements à civiliser, nature à retrouver (les cours d’eau par exemple)...
    Des pistes à concrétiser !
    Communauté de communes du Pays d’Albret, Parc naturel régional des Landes de Gascogne et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Bordeaux
    Télécharger (6.9 ko)
  • Proposé pour Brocas.
    Brocas

    En choisissant de compléter les parcelles vacantes, l’implantation affiche une position opposée à l’étalement infini des villages.

    C’est de l’ossature bois.

  • Renaissance de la gare, architecture d’inspiration vernaculaire, refus de l’étalement infini et de la stérilisation d’espaces agricoles ou forestiers, voilà qui a tout pour nous plaire... sauf le nom : "the didden village", si j’ai bien lu (en croyant lire d’abord "hidden" qui aurait du sens ...).
    Pas terrible, un nom gascon serait préférable, voire celui du quartier en question lui-même s’il existe, s’il est encore temps de le suggérer aux concepteurs ?!

    • "didden" ne semble pas exister en anglais, mais ces étudiants architectes, facétieux comme il se doit, font parfois des jeux de mots.
      Plusieurs de leurs projets ont des noms anglais, ce qui est agaçant, mais révèle la culture où ils baignent ; d’ailleurs ces étudiants viennent, parait-il, des quatre coins du monde, ce qui est un bon point pour l’Ecole d’architecture et du paysage de Bordeaux.

      Ils se sont bien immergés dans le pays d’Albret ; si la culture (linguistique) gasconne y avait été forte, ça aurait pu aussi leur suggérer quelques noms de projets peu ou prou gascons. Mais hélas...

      Ils ont fait du très bon boulot, dans leur domaine.
      Nous, nous sommes généralistes et nous mêlons aussi d’architecture et d’urbanisme, mais notre point fort, c’est la mémoire de la langue. A nous de "synergiser" tout ça !
      Aucun de ces projets ne verra le jour tel quel, donc nous avons le temps !-)

  • Cet article sur la maison landaise est daté de 2009 ; en fait, il date de bien avant, des débuts de Gasconha.com...
    Où en sommes-nous ?
    J’ai fait une recherche "maison landaise" sur Google Images... c’est plutôt encourageant :

     si un pavillonneur régional comme IGC maintient quelques modèles landais ou basco-landais, noyés parmi toute une couade de modèle dits "traditionnels" ou "régionaux" (je ne sais plus) qui en sont très éloignés, je vois un pavillonneur qui donne plus de poids au landais ou basco-landais, actualisés, dans son offre :

    environ un tiers des modèles proposés s’y rattachent, et certains autres sont compatibles ! c’est LB-Créations de Capbreton.

     A Mimizan, rénovation d’une "maison landaise" : on comprend que c’est une néo-landaise des années 1970 qui est mise aux goûts du jour, avec les teintes blanc et anthracite à la mode ces temps ci ; le résultat n’est pas vilain, mais l’original, dont la forme est conservée, ne l’était déjà pas !
    C’est l’entreprise BATHIC qui a fait ça (photos "avant", "après" disponibles).

     une rénovation d’architecte :

    À la lisière des Landes, les campagnes girondines dissimulent des havres de tranquillité : l’airial et sa maison traditionnelle en sont un. [...]

    http://lala-architectes.com/realisation/landaise-arty

     "La maison landaise revisitée"
    Dont un "cocon landais" avec un bardage de zinc !
    Et un rappel des fondamentaux :

    La toiture de la maison landaise classique est en double pente . Le pan orientée vers l’océan est allongé pour faire face aux intempéries. C’est pourquoi la façade s’ouvre à l’est, vers le soleil levant, évitant par la même occasion la chaleur estivale en après-midi.

    http://architectes-bordeaux.info/2016/11/02/la-maison-landaise/


Un gran de sau ?

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