Bonjour à tous,
M. Thierry Merger a certainement raison en qualifiant de "vergonha" ce que
j'ai décrit dans mon message. Mais pour effacer la "vergonha", il faudrait
en faire disparaitre les causes.
Avec quelques autres, dont M. Guilhem Pépin, docteur en histoire, nous nous
y attachons par des travaux linguistiques et historiques qui nous coutent
beaucoup de temps, mais qui sont reconnus par les spécialistes. Combien sur
la "liste" peuvent en dire autant ?
Lui-même, en trainant une graphie néo-occitane qui nous ramène au
proto-languedocien du Moyen-Âge, n’a-t-il pas honte de la graphie gasconne
de nos aïeux, qui ont écrit Lafite et ses variantes (en Béarn, La fiite, p.
ex.) DEPUIS LE MOYEN-ÂGE ?
Et quand il écrit "presque", il a honte du gascon (et latin) "quàsi" ou
"càsi"Â ? et "títol" languedocien plutôt que "títou" (Mémento grammatical du
gascon de J.-P. Biraben et J. Salles-Loustau, p. 21) (ou "tìtou" des
félibres) proprement gascon ? ou encore "pair" qui n’était que "pay" dans
nos textes gascons et béarnais du Moyen-Âge et qui n’est même pas le "paire"
des "Occitans" ?
Ignorance têtue de notre passé linguistique, asservissement craintif à
l’idéologie occitane...
Et qu’appelle-t-il » ua signalizacion bilinga (o unilinga gascona)
intelligenta »Â ? celle écrite à l’occitane, que 99,99 % des Gascons et
autres prennent le plus souvent pour de l’espagnol ?
Qu’a-t-il fait lui-même pour » lutar contra l’emigracion »Â ? A-t-il créé en
Gascogne une entreprise économique qui crée de la richesse et donne du
travail aux Gascons ? A-t-il seulement soutenu des entrepreneurs gascons ?
Car promener des banderoles en réclamant des emplois publics payés par les
impôts de ceux qui créent la richesse, ce n’est qu’un alibi sans effet
durable pour le pays, en continuant l’assistanat. La "FIERTAT" qu’il
préconise, c’est cela, entreprendre et réussir, quoi qu’en pense le voisin
jaloux.
En tout cas, si j’ai obtenu le titre de docteur à la suite d’un quart de
siècle d’études de la langue de mes pères, ce n’est pas pour m’en glorifier
sur cette liste ou ailleurs (je ne suis pas assez "pèc" pour cela !) mais
pour donner du lustre à la langue gasconne qui était l’objet de ma thèse. Et
cela marche, en dehors bien sûr des milieux fermés nombrilistes qui
n’écoutent jamais que leurs catéchismes bornés.
Mais rassurez-vous, je ne me départis jamais de mon béret quand j’ai besoin
d’un couvre-chef, parce que c’est un couvre-chef que j’aime, pas un
manifeste idéologique.
Dab bounét ou xens, pourtat-ve plân !
J.L.
Où est la "vergonha" ? lafitte.yan [Forum Yahoo GVasconha-doman 2007-12-11 n° 8514]





