Adixat moundë,
Coup sur coup, La République et l’Éclair nous donnent des nouvelles de trois Calandretas béarnaises :
– le 19 avril, des nouvelles de la journée de sortie en raquettes des CE2 et CM de la Calandreta de Lescar à Aneou, en Vallée d’Ossau. La seule différence d’avec d’autres écoles, c’est qu’au cours d’un gouter pris aux Eaux-Chaudes, ils ont écouté « des contes dits en occitan gascon ».
– le même 19 avril, une page dédiée à Orthez et environs était presque entièrement consacrée à un article » La Calandreta se met à la BD ». Il s’agit d’un projet mené par la professeur de français et tendant à mettre de la mythologie grecque en bande dessinée. « Ils ont appris ce qu’était une vignette, une [sic] cartouche, une onomatopée, le graphisme... ». Aucune mention n’est faite du gascon. Un encadré précise par ailleurs qu’il s’agit d’« une école de quartier », du fait de son implantation près des HLM de Lapeyrère. Dans ce même encadré, il est question de cours du soir pour parents à mettre en place en liaison avec le CFPOC, mais pas davantage de mention de la langue ni du sens du sigle CFPOC.
Enfin, un autre encadré annonce une participation de quelques élèves au « Concours littéraire Calams, organisé par l’Oustau [sic] Bearnés ». Rien ne dit non plus que ces « Calams » sont les « Calams biarnés », concours littéraire en langue béarnaise et gasconne.
– le 25 avril, on rend compte de séances d’escalade des élèves de la classe élémentaire de la Calandreta d’Oloron sur un mur équipé pour cela, proche de leur école. À cette occasion, « les plus grands amélioraient leur technique, et approfondissaient leur vocabulaire (grimpeur, assureur, mousqueton à vis, accélérateur...) ». Aucune mention du gascon.
Finalement, de béarnais, je n’ai trouvé que ce Lapeyrère du nom des HLM, Lamarlère, nom du directeur d’école, et bien sûr Calams et Oustau bearnés, écrit lui aussi en graphie moderne.
On a déjà observé que beaucoup de parents mettent leurs enfants dans les Calandretas à cause du petit nombre d’élèves par maitre et de la pédagogie de type Freinet qui y est appliquée, la langue béarnaise et gasconne passant bien derrière dans la motivation.
Ces tranches de Presse tendent à le confirmer. Au demeurant, on se demande avec qui ces pauvres enfants pourraient user des mots gascons traduisant les français « vignette, cartouche, onomatopée, graphisme » et encore moins » grimpeur, assureur, mousqueton à vis, accélérateur ».
Cela n’est pas particulièrement réjouissant, mais on ne peut fermer les yeux sur ce réel.
A ballèu.
J.L.







