Amics,
Je viens de lire avec grand plaisir le message de Bruno "Txatti" qui me
rejoint sur le respect des patronymes, ajoutant que vouloir les changer
dénote un comportement de secte.
ì cet égard, nous sommes dans la culture biblique, car dès le second
chapitre du premier livre de la Bible, on lit ceci :
Genèse 2:19-20
L'Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les
oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les
appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait
l'homme.
Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous
les animaux des champs ; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide
semblable à lui.
D'emblée, il y a domination de l'homme sur tous les êtres vivants par le nom
qu'il leur donne.
Par la suite, quand Dieu fait à Abram sa promesse, il le renomme Abraham :
Genèse 17:5 - On ne t'appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car
je te rends père d'une multitude de nations.
Jésus appelle Simon et le renomme Céphas :
Jean 1:42 - Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit : Tu
es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).
Et Saul converti sur le chemin de Damas prend le nom de Paul :
Actes 13:9 - Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les
regards sur lui, et dit :
Enfin, pour vous faire sourire, l'histoire d'un missionnaire qui fait son
métier de missionnaire, convertit un païen nommé Mandougou, le baptise au
bord du fleuve, et lui dit « Maintenant, tu es chrétien ; tu ne t'appelleras
plus Mandougou, mais Baptiste ; et n'oublie pas qu'il ne faut pas manger de
la viande le vendredi, jour de la mort de Jésus sur la croix, mais du
poisson ». Bien sûr, le brave homme acquiesce. Mais à quelque temps de là,
le missionnaire repasse par le village un vendredi, et que voit-il ?
Baptiste en train de manger un morceau de mouton qu'il vient de rôtir sur
une longue broche : « Comment, Baptiste, tu manges de la viande un
vendredi ? Tu as oublié ce que je t'avais dit ? ‹ Non, Père, pas du tout !
Mais j’ai pris le mouton, je l’ai amené au bord du fleuve, je l’ai baptisé
et je lui ai dit : "Maintenant, tu ne t’appelles plus Mouton, tu t’appelles
Poisson". »
L’islam, profondément marqué à l’origine par la Bible et par le
christianisme, procède de même : le boxeur américain Cassius Clay est devenu
Mohamed Ali, etc.
Changer son nom, ou seulement sa graphie, est un acte qui, selon le
contexte, peut avoir une connotation quasi religieuse, c’est-à-dire un choix
personnel comportant une part d’irrationel (le fameux "pari" de Pascal) et
une affirmation publique de ce choix. L’imposer aux autres, comme quand
l’occitaniste Taupiac transforme Palay en Palai etc., est une violation de
la liberté individuelle et a bien un caractère sectaire.
Quant à la transformation des toponymes, c’est l’affirmation de la prise du
pouvoir sur un territoire. Sans l’assentiment de la majorité de la
population, c’est un déni de démocratie, relevant d’une mentalité
colonialiste et oligarchique, voire dictatoriale.
Hèt beroy.
J.L.
Les sectes et les noms propres lafitte.yan [Forum Yahoo GVasconha-doman 2007-01-29 n° 7932]





