Adixat amics,
Je réponds d'abord à Daniel Séré :
> Objet : matarâ= mataran ?
> Pourquoi "mataran" en classique ? Je pense que le "matarâ" de Palay correspond
> plutôt à la forme classique "matarar" à placer dans la liste des collectifs
> végétaux terminés en "-ar". Palay n'était pas toujours très rigoureux en
> matière de graphie "moderne", ce qui implique que cette graphie est loin
> d'être d'une remarquable limpidité et d'un maniement très commode et les
> terminaisons en "-â" du célèbre fébusien ne correspondent pas systématiquement
> au "-an" classique.
Remarque judicieuse pour ce qui concerne l'insécurité de Palay sur certaines
graphies (ce n'est pas un manque de rigueur de sa part et sa graphie moderne
ne comporte pas un pourcentage d'erreur supérieur à celui des auteurs en
graphie classique ; mais c'est plutôt un manque d'informations) ; donc jusqu'à
preuve établie d'une erreur, je m'en tiens à son écrit.
Or dans "matarar", ça fait un double suffixe -ar ; même si le suffixe -an ne
soit pas convaincant ici. Peu importe en tous cas, la prononciaiton
montagnrde ignore -n tout comme -r et une fois de plus, la graphie classique
n'en finit pas de discussions prement spéculatives. Je n'y crache pas
dessus, mais en vieillissant, je trouve qu'on y perd du temps par rapport à
l'essentiel.
En revanche, dire que le gascon est ou n'est pas de l'occitan entraine des
conséquences sur son maintien qui font que je considère le débat comme
essentiel. Je m'en explique dans un message réponcant à celui de Véronique
(Alai & Ayan).
Je réponds maintenant à Cyril Panatier
> Si j'ai bien compris auerân est le fruit d'un vieux matraquage publicitaire.
Excusez-moi, mais je n'ai pas compris l'astuce (??)
Pour le reste, merci pour les compléments, tant personnels que tirés de la
"Toponymie du canton de Bagnères de Luchon (1954)" de Louis Saudinos. Je
garde tout cela précieusement.
A ballèu.
J.L.







