Liuradés ostracisat ? Saumitou

Ben me vaqui ostracisat, you que sui livradais, de l’autre costat de Garonna, en Agenès !

P.-S.

Nani, Mossur !
Perqué disetz aquò, mon Diu ?
Pr’amor que la Gasconha es meilèu de l’aute costat ?
1) Qu’es sonqu’ua constatacion cientifica.
2) A l’òra d’ara, tot que cambia. "Les lignes bougent !".
E i a frontieras qui s’esvanissen.
La Gasconha que pòt traversar Garona !-)

Grans de sau

  • Pas d’ostracisme contre la Guyenne !
    Novembre 2016, au marché de Tonneins :
    Je marque dans ma mémoire, pour le restituer ici, le petit échange d’un client-promeneur - je le connais un peu, il est originaire de la vallée de la Lémance au nord de Fumel - avec un producteur-vendeur :
     Coum acò baï ? (Com aquò vai ?)
     Cò baï, émbé lou soulèl ! (Quò vai, embe lo solèlh !)

    Les deux ont parlé guyennais, encore que le gascon garonnais puisse s’en rapprocher ; je ne sais pas comment auraient dit des locuteurs de la rive droite gasconne d’entre Clairac et Marmande, peut-être un peu comme ça.
    Rive droite gasconne

    A 40 km au sud de Tonneins, donc vers la Gascogne profonde, le dialogue aurait plutôt été ceci :
     E coumo ba ? (E coma va ?)
     Qué ba*, dan lou soureil ! (Que va, damb lo sorelh !)

    * Ou "Qué pòt anà" (Que pòt anar)... ça peut aller !

  • Entà Marmanda, La Rèula etc., aurén dit :
     Coume baï ? (Coma vai ?)
     Aco baï, dén lou soureil ! (Aquò vai, demb lo sorelh !)
    ... donc, entre les deux.

  • En tant que vieil ancien marmandais, permettez-moi, chers amis, de mettre mon petit grain de sel. En effet, il se trouve, comme certains le savent ici, qu’il me reste encore quelques souvenirs plus ou moins étendus de la langue gasconne (du "patois" comme on disait alors), dans sa variété nord-garonnaise locale, telle qu’elle était encore parlée sur les marchés il y a à peine un demi-siècle.
    Je peux donc vous affirmer que l’on aurait dit : "Coma aquò vai ? ( Coum’aco bay ? )" - "Aquò / ’Quò vai, damb/demb lo sorelh" (Aco / co bay dan/dén lou souréy)"

    Il y avait deux formes en concurrence dans la région pour exprimer la préposition "avec", sans que l’on puisse dire si, à l’époque, l’une était plus usitée que l’autre ou si chacune avait sa propre aire micro-dialectale ou sociétale : damb et demb .
    L’inconvénient d’employer demb à la place de damb réside dans le fait que ce mot est en parfaite homophonie (dén) avec le mot dens qui signifie dans. Or, le gascon, tout comme les autres langues d’oc, est réfractaire aux homophonies. C’est pourquoi, à titre personnel, damb a ma préférence. De nos jours je pense que je ne risque pas un procès pour ça ;-)

    Si, par miracle, quelque Marmandais ou Marmandaise, de la génération née avant la seconde guerre mondiale, et lecteur ou lectrice de Gasconha.com de surcroît, pouvait nous donner quelque lumière supplémentaire sur ce sujet, comme sur d’autres, je serai le premier à m’en réjouir. Merci d’avance.

  • Les mêmes au marché de Tonneins en février 2017...
    Le producteur-vendeur dit exactement "Adishatz ! Coumo cò baï ?" (J’avais noté "Coum acò baï ?" la fois précédente).
    Remarquez aussi le "Adishatz" :
     Plutôt gascon, il semble adopté par des guyennais ; est-ce récent ?
     Il est bien utilisé dans le sens de Bonjour, alors qu’on croit de plus en plus, maintenant, que ça ne peut dire que Au revoir.

  • Quand j’étais jeune mes parents et grands parents disaient toujours "au rebéde" pour dire au revoir. Par contre ils disaient "adishatz" pour dire bonjour.


Un gran de sau ?

(connexion facultative)

  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

Dans la même rubrique :


 

Sommaire Noms & Lòcs