Adishatz, Kaixo !
Depuis longtemps, ça me démange de parler ici de la "transgasconne",
autrement dit de la route des morceaux du gros Airbus A380 entre Pauillac
(port sur l'estuaire de la Gironde) et Toulouse.
J'ai mon opinion sur ce genre de projets, que vous pouvez deviner en allant
sur mon site perso, mais ce n'est pas le lieu ici de débats généraux sur
les transports, l'écologie ou l'intervention des pouvoirs publics en économie.
Par contre, je relève dans "Sud-Ouest" la déclaration de Claude Sainrapt
(27 sept. 2002), maire de Cazaubon-Barbotan :
"Je respecte la nature, mais la seule espèce en voie de disparition dans le
Gers, c'est le Gersois. Et c'est la seule que j'ai envie de sauver."
Lavetz... La question que je pose, c'est : "keski" peut avoir conduit la
Gascogne centrale, alias "le Gers", à une telle extrémité ? Par quel
cheminement historique ce pays plutôt favorisé par la nature serait-il en
voie de désertification humaine ? Pourquoi le salut ne peut-il venir que
d'entreprises extérieures ? Et si Airbus avait choisi Hambourg ou Bordeaux,
les Gersois allaient donc devoir s'exiler ?
Bien sûr, je caricature, et Claude Sainrapt pourrait me répondre que
"certes, Airbus ne peut pas tout résoudre, et que d'autres actions
énergiques sont engagées localement par les autorités pour sauver le
gersois"... Mès totun, allez, je donne mon interprétation, qui doit
s'appliquer bien au delà du "Gers" : à force de s'aplatir devant les
puissants (en général parisiens) et de fonctionner en leur demandant des
miettes du gâteau, on ne sait plus faire le gâteau soi-même.





