Le rejet du gascon par les descendants des Gascons Anirà mau ...

- Vincent P.

En lien, un article, sur la fusion des deux instituts, occitanisants : je n’ai aucune idée de ce que cela peut signifier à l’avenir pour le gascon. C’est potentiellement une bonne chose que les pays gascons de la Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie-PM se trouvent sous l’égide d’un même institut.

Ce qui m’intéresse bien plus, c’est l’article, et plus précisément ce commentaire, d’un utilisateur dénommé salies64 :

"Moi je n’ai rien contre à titre individuel et privé mais est-ce que cela justifie des fonds publics ? En dehors de ma grand-mère qui disait quelquefois des dictons en patois, je n’ai jamais entendu en dehors de Nadau quelqu’un parler ainsi dans mon entourage."

Voilà, nous y sommes, nous avons désormais à faire face à la première génération, dans sa trentaine je suppose, qui n’a pour la langue du pays aucun affect particulier, tout simplement car elle est à peine un vague bruit de l’enfance, ici des "dictons" de Mamie.

"Anirà mau per los Bearnés, quan lors hilhs parlaràn francés."

Voir en ligne : Langue occitane : fusion annoncée entre Nouvelle-Aquitaine et Occitanie

Vos commentaires

  • Le 5 janvier 2018 à 19:48, par Lohitzundar Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    La même attitude au Pays Basque serait très improbable chez quiconque a eu une amatxi bascophone, même au BAB

    Répondre à ce message

  • Le 5 janvier 2018 à 21:25, par Tederic MERGER Hum hum

    En plus, pour fréquenter assez régulièrement les forums de La Rép, je peux dire que Salies64 me parait généralement de bon sens, et même je suis souvent d’accord avec lui ! D’après ce qu’il dit, il a été élu dans une commune rurale.
    Sa réaction est d’autant plus inquiétante...

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier 2018 à 09:42, par Danièl Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Faut-il vraiment s’étonner du commentaire du dénommé salies64, a fortiori s’il s’agit d’un trentenaire ? A Salies comme ailleurs, je connais maints octogénaires ruraux qui n’ont plus que le français comme langue usuelle alors qu’ils possèdent encore une certaine connaissance, résiduelle et partielle, du "patois". Ne nous voilons pas la face, les vieux qui en avaient encore une pratique courante et usuelle ne sont plus de ce monde.
    Tout le monde n’est pas occitaniste et encore moins gasconniste. L’indifférence de ce gars envers l’ancien vernaculaire est donc représentative de l’immense majorité des gents de moins de quatre-vingts ans (en étant gentil). C’est en effet inquiétant, et triste à la fois ajouterai-je, mais c’est la réalité de nos jours.

    Répondre à ce message

  • Le 6 janvier 2018 à 15:02, par Tederic MERGER Réponse à Salies64

    J’ai répondu ceci sur le forum de "Sud-Ouest"* :
    @salies64 L’occitan, le gascon, le béarnais, c’est ce que nos ancêtres ont parlé pendant 1000 ans. Le gascon a un substrat bascoïde qui remonte à 2000 ans (avant la romanisation) ; il est plus proche du castillan (ou espagnol) que du français, et ça veut dire beaucoup ; les noms de nos villages et surtout de nos lieux-dits le parlent encore... c’est la langue maternelle de nos ainés, surtout à la campagne... c’est l’origine de l’accent régional. C’est notre histoire, notre identité, donc c’est important. Donc, on finance !

    *Je connaissais @salies64 des forums de La République des Pyrénées, mais je pense que c’est lui également sur Sud-Ouest.

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 11:01, par Lou Trufandèc Conscience du fait gascon

    Je vais m’exprimer en gascon pour être compris du plus grand nombre.

    Vous comptez disserter sur le commentaire d’une des nombreuses personnes qui passent leur journée à critiquer les initiatives locales et/ou nationales dans la presse quotidienne régionale ? Vous n’avez pas fini d’en parler.
    Ce genre de personne ne représente pas la majorité des Gascons, et ce n’est pas parce qu’il a le nom d’une jolie petite ville béarnaise accolé au ridicule 64 (ça fait "gens d’ici") que sa parole est d’or !

    Faute d’enquête sur la conscience identitaire des Gascons, mon ressenti est tout autre. Certes, la langue est beaucoup moins utilisée. Mais, ceux qui la parlent, ou en parlent, ont au moins ce fort sentiment de défendre une langue universelle. J’ai le plus grand respect pour nos aïeux mais le terme "patois" a enfermé bon nombre d’entre eux dans une langue qui ne serait plus la même à 20 km de chez eux.
    Alors oui, les défenseurs de la "culture nouste" ne sont pas légion, mais grâce à la facilité d’accès à l’information, à Internet, à de superbes sites comme celui-ci, la conscience du fait gascon, contrairement à la pratique de la langue (malheureusement), est de plus en plus réelle.

    Pour résumer, je suis plus optimiste en voyant cette nouvelle génération consciente qu’avec l’ancienne génération qui, certes, parlait la langue, mais qui n’y joignait que très peu de sens historique.
    Je ne suis donc pas d’accord avec Danièl quand il trouve que les moins de 45 ans sont moins sensibles à notre culture. J’observe une société qui se polarise sur le thème des identités dites régionales : plus de personnes avec une vision "Jacobine" (pour preuve la tendance FN, la nostalgie révolutionnaire mélenchoniste) mais aussi plus de défenseurs de la langue, de l’architecture, du chant, de la danse.
    Lavetz, avisatz-ve !

    Bona anada aus gasconautes (aus administrators tanben !) / Boune anade aus gascounautes !

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 12:47, par Gerard Saint-Gaudens Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Merci au Trufandec pour ses voeux et ses propos encourageants de toutes les façons.
    Le frémissement sympathique aux identités régionales comme la nôtre, en particulier au sein des jeunes générations, est réel mais minoritaire. Un glissement vers une sorte de jacobinisme de fait ou d’indifférence rejoignant le jacobinisme idéologique existe aussi,fait de considérations parfois bassement matérielles ou budgétaires comme celle évoquée par Tédéric.C’est un phénomène sociologique encore plus que politique.Polarisation en effet.Qu’en sortira-t-il ? Personnne aujourd’hui ne le sait.
    Da’n avant !

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 13:11, par PJM Le rejet du gascon par les descendants des Gascons,

    Merci de vos voeux encourageants !
    Il est urgent de mettre un nom - gascon, Gascogne, etc. -, sur ce qui reste de l’identité et qui se vit sur plusieurs plans, de réunir sous la même coupole gasconne ce qui concerne l’architecture, les jeux, la langue, l’agriculture... Quand ces centres d’intérêt dispersés seront ainsi reliés dans l’esprit public, un "logiciel gascon" fonctionnera et les fractures majeures sur ces questions se révéleront encore plus.
    nomen - omen.
    Les gasconistes ont certainement manqué le coche à la fin du XIXe siècle. Après il y a eu la grande guerre, puis la fin de la société traditionnelle-rurale entre 1930 et 1960. Il est temps de faire l’audit des cinquante dernières années.

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 15:54, par Jean Lafitte Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Le sentiment identitaire pouvait résulter jadis de l’attachement au patois, mot originellement sans valeur péjorative, pour désigner le "sermo patrensis" (Cicéron désignait ainsi le latin de Rome, auquel les élites préféraient le grec), la langue des pères, apprise oralement en famille, mais que l’on n’écrivait pas.
    Quand les parents ont compris que cette langue d’usage local ne permettait pas de sortir des alentours de leur village, ils ont renoncé à le transmettre à leurs enfants, notamment pour ne pas gêner l’apprentissage du français, langue de la promotion sociale.
    Ces enfants ont quand même gardé la nostalgie du parler de leurs parents et grands parents, comme des veillées au coin du feu. Cette nostalgie est le ressort de l’adhésion à des associations comme l’I.B.G. et de la fréquentation de Siros.
    Mais cette génération est celle des 80 ans ! et ceux qui ont le courage d’essayer d’apprendre ce vieux patois ne doivent pas être 500 sur l’ensemble de la Gascogne !
    Il ne reste donc que l’histoire locale pour fonder une identité. Mais là encore, qui a le courage de l’étudier, et de fonder des associations chargées de la retrouver et de l’enseigner ?
    Quant à enseigner aux enfants le patois habillé en "occitan", c’est de l’argent public jeté en l’air et, pire encore, une malhonnêteté envers les enfants eux-mêmes, car ils ne vivront jamais dans une société qui use de cette langue.

    De “patois” à “langues régionales”
    De “patois” à “langues régionales”
    Jean Lafitte
    Télécharger (456.7 kio)

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 17:59, par Gerard Saint-Gaudens Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Je pense que les composants voire les mécanismes du sentiment d’appartenance sont un peu plus compliqués et variés qu’un simple attachement au "patois" de quelque nom qu’on le nomme.Il y a des gens en Gascogne(et a fortiori en Béarn)qui sont attachés à leur identité sans avoir de rapport à la langue des pères,même de façon purement symbolique.Il s’agit aujourd’hui d’essayer de faire coincider ces diverses formes d’attachement,je pense.Et à bien des égards dans la situation actuelle un attachement à la langue (et l’apprentissage éventuel de celle-ci) peut être une conséquence de ce mécanisme de réappropriation,pas nécessairement son origine.

    Répondre à ce message

  • Le 8 janvier 2018 à 19:00, par Artiaque Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    "dans la situation actuelle un attachement à la langue (et l’apprentissage éventuel de celle-ci) peut être une conséquence de ce mécanisme de réappropriation,pas nécessairement son origine"

    Phrase à recopier en rouge, souligner, encadrer.

    Répondre à ce message

  • Le 13 janvier 2018 à 02:19, par Bouquier Francesc Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Patois "on ne l’écrivait pas".
    Là est bien le problème car, dit plus clairement, c’est, c’était la langue des analphabètes.
    La promotion et le progrès passe par l’alphabétisation et celle ci s’est faite en Français. Posez vous la question pourquoi ? et de quel droit ?
    Pourquoi n’a t elle pas continué à se faire en "roman" comme au moyen âge ?
    C’est ainsi que la langue romane de nos textes médiévaux littéraires et administratifs (Gascon, Occitan, écrits à l’orthographe normée) a été insensiblement rétrogradée en patois, langue des attardés et des exclus du progrés.

    Répondre à ce message

  • Le 20 janvier 2018 à 14:19, par Tederic MERGER Le rejet des meubles solides par les descendants des Gascons

    Le forumeur (horumaire / hourumaÿre !) Salies64 a été pris par Vincent en exemple de la nouvelle indifférence générationnelle envers la vieille langue.

    J’ai ensuite dit, en supposant que c’était le même, que Salies64 disait souvent des choses qui me plaisaient. En voici un exemple tout frais à propos de la "fuite en avant consumériste" ; ici il s’agit de la consommation de meubles de mauvaise qualité portée par les grandes chaînes commerciales, alors que des meubles de meilleure qualité produits avant sont vendus pour pas cher dans le circuit d’occasion, si on n’en hérite pas tout bonnement.
    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/01/20/le-projet-d-alinea-a-lons-est-mort-et-enterre,2263153.php
    Dans ce forum de "La Rép", qui porte sur un projet de grande surface par une chaîne du meuble, à Lons (Béarn), Blonde64 intervient ensuite pour apporter de l’eau au moulin de Salies64 (l’étiquette 64 se porte mieux que "Béarn" ou "Gascogne" !).

    Je pense que ces questions de modèle de consommation et de distribution commerciale sont vitales pour la Gascogne : l’idée est de favoriser des bassins locaux de production-consommation-recyclage, éventuellement fédérés sur une région, la nôtre bien entendu !

    J’en ai déjà parlé dans d’autres hius : Les chaînes de la mobilité (sur les boulangeries-pâtisseries)

    Répondre à ce message

  • Le 17 novembre 2024 à 11:36, par Danièl Langue gasconne

    [Adiu Danièl !
    Qu’èi desplaçat ací lo ton gran de sau : los grans de sau ne pòden pas demorar au baish d’ua rubrica (lo ton qu’èra sus la rubrica "Lenga"), n’i auré tròp !
    Tederic lo webmèste]
    Oui, c’est éminemment regrettable mais, à part le Val d’Aran, c’est un fait indéniable que de nos jours la Gascogne parle français. Elle a quasiment perdu sa langue, le gascon, dites-vous. C’est un euphémisme. Même en Béarn, pourtant haut lieu de l’occitanisme dans les années 70-80 du siècle passé, la langue ne résonne plus dans les campagnes. Un jacobinisme intransigeant autant que borné a fait son travail de sape et de rouleau-compresseur, d’autant plus facilement qu’il n’y a pas eu de résistance de la part de locuteurs incapables pour la plupart de donner un nom à leur langue et à leur peuple. L’histoire des langues est inséparable de celle des peuples qui les parlent : c’est celle du pot de terre contre le pot de fer. Il serait futile de se focaliser sur le cas du gascon. Il en va de même partout dans le monde. Et le jacobinisme n’est qu’une variante parmi d’autres de ce grand mal aux causes multiples qui affecte tant de petits peuples de par le monde qui, plus ou moins contraints, abandonnent leur langue en l’espace d’une ou deux générations.
    Voici un peu de lecture qui pourrait intéresser quiconque se poserait des questions sur la mort des langues :
    https://www.axl.cefan.ulaval.ca/Langues/2vital_mortdeslangues.htm

    Répondre à ce message

  • Le 18 novembre 2024 à 20:28, par Danièl Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Adiu Tederic !
    Grandmercé d’àuger desplaçat ací mon grun de sau de gèir.
    Vèni de tornar lugir çò qu’escrivèt ací lo Trufandèc au mes de genèir de 2018 e qu’èra aus antipòdas de mon punt de vista pessimista mès tabé realista sus la situacion catastrofica dau gascon. Fòrça es de constatar que les causas se son pas arrenjadas dempui.
    Erosament damòran de conservatòris de la lenga coma, entre autes, gasconha.com qu’avós l’idèia geniala de crear mantuns ans a. O tabé los 17 tòmas daus "Recueils des idiomes de la région gasconne" numerizats et botats en linha per l’"Université Bordeaux-Montaigne" e que fòrman un patrimòni culturau e espirituau d’una valor inestimabla per los que, coma jo, son nostalgics d’una diversitat digna d’aqueth nom qu’existèva autescòps e qu’un mondialisme allucinat a fenit per tuvar, e qu’avèva res a véser damb la "diversitat" factiça qu’òm nos vòu impausar anuit.

    Amistats.
    Danièl

    Répondre à ce message

  • Le 19 novembre 2024 à 20:18, par Tederic MERGER Passion entà las lengas perdudas o en dangèr

    Adiu Danièl !
    Qu’acabi juste de modifiar lo ton "grun" de sau precedent entà botar lo ligam entaus 17 tòmas daus "Recueils des idiomes de la région gasconne" (que’s agís deu colectatge de la Parabòla de "l’enfant prodigue" peu lingüista Edouard Bourciez).
    Justament, parlant de lingüistas passionats e atristats per la perta de las lengas ancianas, que vòli mentàver Andres Kristol, dont legissi adara lo libe "Histoire linguistique de la Suisse romande" que m’a prestat lo noste amic Vincent P..
    La Soissa romanda qu’abandonèt tanben los sons patoès (la majoritat èran deu grope francoprovençau, a miei camin énter l’òc e l’òil, si cau simplifiar).
    Ací que parla Andres Kristol deu vilatge de Charmey, dens las Alpas deu canton de Fribourg, dont un eminent (socio-)lingüista, Louis Gauchat, avè estudiat la lenga :

    « Le village de Charmey en 1900 et sa population de locutrices et de locuteurs encore entièrement patoisante (mais bien sûr scolarisée en français) restent ainsi inscrits dans l’histoire de l’humanité et de la recherche linguistique internationale. Les politiques et les idéologies linguistiques saugrenues, en Suisse romande et en France, qui condamnaient à terme les parlers vernaculaires du monde francophone, qui tenaient les langues dialectales pour des « patois corrompus », des idiomes de moindre - ou d’aucune - valeur, ne se rendaient pas compte des richesses qu’elles faisaient ainsi disparaitre. »

    Curieusement - et Andres Kristol esquisse des explications - les dialectes n’ont pas été éliminés de la sorte en Suisse alémanique.
    Du côté romand, ce n’est pas l’Etat jacobin français qui était à l’œuvre, mais le prestige mondial du français a dû jouer un rôle premier dans l’effacement d’une belle mosaïque de parlers (comme il y en avait partout dans le monde !).

    Répondre à ce message

    • Le 20 novembre 2024 à 21:27, par Tederic MERGER Andres Kristol

      Un complément sur le linguiste suisse Andres Kristol :
      Il a aussi étudié à Toulouse, et je vois qu’il s’est penché sur la Gascogne :
      « Kristol, A., & Wüest, J. (1993). Aqueras montanhas. Etudes de linguistique occitane : le Couserans (Gascogne pyrénéenne). »
      « Kristol, A., & Wüest, J. (1985). Drin de tot : travaux de sociolinguistique et de dialectologie béarnaises. Berne, New York »
      « Kristol, A. (1977). Toponymie du Languedoc et de la Gascogne (Paris 1975) - Jacques Lemoine. Vox Romanica(36) »
      Andres Kristol à l’Université de Neuchâtel

      Vous pouvez l’écouter sur le site de la RTS (Radio Télévision Suisse). Il parle parfaitement français, alors qu’il est d’origine alémanique.
      Il remarque d’ailleurs que ce sont les romands eux-mêmes qui semblent s’intéresser le moins aux parlers romands ; ça rejoint le titre du présent fil "Le rejet du gascon par les descendants des Gascons" !

      Répondre à ce message

  • Le 19 novembre 2024 à 22:28, par J-Cristian Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Ce qu’il aurait fallu, c’est une académie de la langue gasconne sur le modèle de l’académie de la langue basque : L’Académie royale de la langue basque - Euskaltzaindia, fondée en 1919, est l’institution académique officielle qui se consacre à la protection de la langue basque. Son rôle consiste à effectuer des travaux de recherche, fixer les règles grammaticales de la langue basque, promouvoir son usage et veiller à ses droits linguistiques.

    Il aurait suffit de remplacer basque par gascon. Cette académie aurait dû représenter les différents pays gascons.
    C’est trop tard.

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre 2024 à 09:32, par Danièl Le rejet du gascon par les descendants des Gascons

    Mercí, Tederic d’áuger pensat a botar lo ligam de l’Universitat Bordèu Montanh, çò qu’avèvi aublidat de hèser. Aqueth collectage estot hèit a un moment ont lo gascon e los autes "patoès" d’òc, dejà bien francizats, rajèvan de sos darrèirs hucs. Maugrat les grafias totas pus "originalas" les unas que les autas, aqueras parabòlas son autant de fotografias daus parlars locaus de la fin dau sècle 19au e qu’èran enquèra coneixuts e praticats dens de petitas vilas coma Marmanda o Tonens per lo "petit" puple.

    A perpaus dau libe d’Andres Kristol qu’as l’oportunitat de lugir, botas lo dit sus una realitat que joguèt au segur dens la desaparicion dau romand en Soïssa : lo prestigi de la lenga francesa. En França, un jacobinisme bornat que la Soïssa n’a jamèi coneixut, hasot rampèu a la lenga de prestigi qu’èra la dau rei e de la cort e qu’èra devenguda a partir de la Revolucion lenga unica de la nacion. Dobla punicion en França per los patoès d’òc e d’oïl : lo pòt de fèr tustèt lo pòt de tèrra damb una fòrça tarribla e l’esbrigalhèt de faiçon irremediabla.

    Répondre à ce message


Un gran de sau ?

(connexion facultative)
[Se connecter]
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

Dans la même rubrique :