Mots basques venguts de l’occitan gascon

- Tederic MERGER

Vos commentaires

  • Le 6 juin 2013 à 22:26, par Lou Trufandèc Un estudi brac... mes deus bons

    Hèra, hèra interessent !

    Se quauqu’un, dab drin (o mei) de coneixenças en gascon, e ’s vòu hicar au basco, que ’m pensi que vau miélher apréner lo beròi dialècte "Xiberotarra" / Souletin. En lòc de l’euskara batua.

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  • Le 7 juin 2013 à 09:30, par Vincent P. Le souletin plus proche du gascon ?

    Il est vrai que le souletin est incontestablement le dialecte basque le plus intimement lié aux populations gasconophones, du fait de l’influence du gascon du Béarn, encore que via le BAB, le gascon était également au contact du labourdin le plus pur.

    Très probablement également que certaines caractéristiques du souletin étaient partagées par l’ancien dialecte basque pyrénéen.

    Je trouve assez clairement, à l’oreille, que le souletin (ainsi que les dialectes mixains) est le plus mélodieux des dialectes basques.

    Seulement, il n’est pas possible de trouver de méthode de basque souletin. Et de toute façon, ce dialecte est condamné : la Soule perd à grande vitesse l’usage du basque, les nouvelles générations apprennent le batua. C’est ainsi.

    Pour ce qui est de la musique, le souletin est également le dialecte basque le plus mélodieux selon moi.

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  • Le 18 août 2017 à 14:24, par P. Dibon Le souletin survivra

    Il existe une méthode d’apprentissage du dialecte souletin sur Internet : zuberrotar.free.fr.

    En ce qui concerne la survie du dialecte, je ne serai pas si pessimiste Que Vincent P..

    Les jeunes enfants scolarisés en école catholique bilingue (Alçay-Alçabéhéty et Mauléon-Licharre) ou en ikastola immersive (Alos-Sibas et Chéraute) aprennent seulement le souletin.
    C’est au collège que le basque unifié est enseigné (Mauléon pour le confessionnel, Larceveau pour l’ikastola).

    L’enseignement public bilingue est moins exigeant, et il arrive parfois que les professeurs ne connaissent pas le souletin. Ils enseignent alors un mélange de navarro-labourdin et de basque unifié.

    L’enseignement du basque aux adultes (AEK) propose des cours à l’année (Mauléon) en souletin, ainsi que des stages courts durant les vacances scolaires (Menditte), aussi en souletin.

    Rappelons que d’après la dernière enquête sociolinguistique réalisée en 2016, 49.5 % des habitants de Soule et Basse-Navarre sont bascophones (52.1 % en 2011), 13.7 % sont quant à eux bilingues réceptifs (14.1 % en 2011).

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  • Le 17 juin 2024 à 12:07, par Lucho Mots basques venguts de l’occitan gascon

    Bonjour, 7 ans après cette conversation, j’y reviens avec la question inverse. Y-a-t-il des mots basques dans le gascon ? Et si oui quels sont ils et ou pouvons nous trouver des articles qui en parlent ?

    Merci !

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  • Le 18 juin 2024 à 08:17, par Philippe Lartigue Mots basques venguts de l’occitan gascon

    J’ai un exemple dans le parler de Biscarrosse et alentours.

    Xarracoa/Sharracoa (gourde souple), de Xahako/Xarako

    Peut-être apporté par les bergers basques, ou bien d’importation récente du fait de la mode de ce type de gourdes. Mais c’est dans l’ALG, donc déjà employé dans les années 1950 et toujours aujourd’hui par les plus anciens.
    On dit aussi cujon en gascon mais là c’est une gourde faite avec une courge évidée et percée d’un trou au sommet.

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  • Le 18 juin 2024 à 09:23, par GSG Mots basques venguts de l’occitan gascon

    Des mots basques à proprement parler sans doute pas beaucoup, sauf dans le parler bayonnais (voir "Parlam", éditions Jakin ou le manuel de gascon maritime et du Bas Adour de feu Pierre Rectoran).
    Mais des mots "proto-basques", sans doute à foison.

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    • Le 19 juin 2024 à 08:51, par Tederic MERGER En sens inverse, emprunts du gascon au basque ?

      Quand on lit l’article en lien ci-dessus, "Mots basques venguts de l’occitan gascon", il y a de quoi être impressionné par le nombre des emprunts du basque soulétin au gascon béarnais voisin.
      Le basque en général a pu aussi emprunter au moyen âge à la langue romane voisine, gasconne, qui était plus prestigieuse que le basque parce qu’elle était écrite, qu’elle était plus proche du latin, et qu’elle était la langue des puissants.

      En sens inverse, il ne pouvait guère y avoir de mouvement massif d’emprunts du gascon au basque, parce que le pays basque ne rayonnait pas largement sur la Gascogne ; c’est seulement le long de la frontière basque/gascon qu’on peut imaginer des échanges de vocabulaire dans les deux sens.

      Quant aux mots "protobasques", que GSG suppose présents "à foison" dans le vocabulaire gascon :
      il s’agirait là de mots conservés depuis l’époque d’avant la romanisation de la Gascogne, quand la langue du peuple était encore aquitaine ou aquitano-vasconne ; il doit y en avoir, mais peut-être pas tant que ça ; aucun ne me vient à l’esprit maintenant ; je me demande si le verbe médoquin lurdzer* (glisser - passé en français local) n’a pas été rapproché du basque lur (terre), mais c’est très hypothétique, et je ne sais plus d’où me vient cette bribe...
      * Palay donne "lurjà".

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  • Le 18 juin 2024 à 19:24, par Philippe Lartigue Mots basques venguts de l’occitan gascon

    Voici une série de correspondances que j’ai notées en lisant des livres en basque. J’en avais trouvé beaucoup d’autres mais j’ai égaré le fichier où je les avais consignées. Quand je lis un bouquin basque, je tombe régulièrement sur ce genre de calque linguistique, des idiomatismes littéralement identiques en basque et en gascon.

    Bat egon/bat etorri = estar ad ua (être/se mettre d’accord)
    Eroarena egin = hard deu pèc (faire le fou)
    Txitxi = chicha (graisse, viande)
    Doi-doia = tot dòi (à peine, tout juste)
    Gutxi gora behera = haut o baix (plus ou moins)
    Ehuneko hamarrak= de cènt parts les dètz (10%)
    Buru(b)a, negu(b)a= phonème intervocalique de substitution comme dans u(va)/i(v)a, lagu(v)a/lagui(v)a etc.
    Basurdea = pòrc sauvatge (sanglier)
    Lur galdua = tèrra perduda (friche)
    Nini = nina (pupille de l’oeil)
    Arivann = Orain dela urtebete (l’année dernière)
    No s’am pas pensat d’anar alà = Ez dugu hara joaterik pentsatu. (nous n’avons pas pensé y aller)
    Dus vercets deus dolorós = Bi bertse dolorusik (deux versets douloureux)
    Ez da sinestekoa = N’es pas (lo) de créder (c’est incroyable)
    Oso itzulpen ona da = Qu’es hòrt uva bona arrevirada (c’est une très bonne traduction)
    Jainkoaren gerrikoa (Baztan) = le cinta deu bon Diu (arc-en-ciel)
    Papar = parpacha (poitrine, poitrail)

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  • Le 18 juin 2024 à 19:41, par Philippe Lartigue Mots basques venguts de l’occitan gascon

    Pour les non bascophones et non gasconophones, j’ai oublié de mettre la traduction littérale en français. Dans l’ordre.

    Etre un/venir un
    Faire du fou
    Haut ou bas
    Les dix de cent
    Cochon sauvage
    Terre perdue
    Il y a maintenant un an
    Nous n’avons pas pensé d’y aller (nous ne nous avons pas pensé d’y aller)
    Deux versets des douloureux
    Ce n’est pas (le/celui) de croire
    C’est très une bonne traduction
    La ceinture de Dieu

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