La "Route de François Mauriac"

- Tederic MERGER

La route de Latresne à Saint Macaire par le web.
Cette route touristique passe par Béguey, "Veguèir" en graphie occitane normalisée. C’est un nom gascon tot cagat, qui veut dire aussi "coq", en même temps probablement que "viguier".
Mais la "Route de François Mauriac", qui ignore la toponymie gasconne, se contente de donner l’origine latine "vicarius", plus lointaine...
(Saint-Maixant)
Château de Malagar

Vos commentaires

  • Le 10 juillet 2005 à 01:32, par Unitat dens la diversitat

    Mès perqué nos cau tostemps léger los tieus messatges tan pècs ?

    Réponse de Gasconha.com :
    E be pr’amor que i a un chic de libertat d’expression sus aqueste sit !
    N’exageratz pas, totun ! Qu’aconselhi de demorar cortés !
    Tederic

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  • Le 11 septembre 2006 à 16:31, par Halip Lartiga

    E poderenn estar lo medix pire, Unitat dens la diversitat e Anti Replegament Identitari.
    Que’vs torni senhalar qu’a participat au murtri de Gascon Fanfaron.

    Réponse de Gasconha.com :
    Be’n cau parlar a la polícia !

    Auta causa : lo "Mès perqué nos cau tostemps léger los tieus messatges tan pècs ?" ne se raportava pas a La "Route de François Mauriac". N’i a pas nada rason...
    Qu’i deu i aver ua error d’atribucion de gran.


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  • Le 5 mai 2010 à 19:32, par gasconnette des pins

    Pas grand chose à dire ! sinon à constater.. ! je lis... l’absence de propos vraiment étayés, par de vraies lectures ! (votre route ...est longue les petits loups).. une chose..est sure.l’oeuvre et le fond, de Mauriac, en est une autre ! je ne peux pas laisser dire n’importe quoi !
    Mauriac saisissait, dans le vif argent, comme dans la pénombre des vieilles maisons.. le sens, le sentiment, comme le ressentiment, la souffrance, comme...les contradictions ..de son éducation... et l’âme , des Gascons !... je maintiens,qu’elle s’y trouve à jamais.... et sans condition..
    à vos Mémoires intérieures ! pour nous contredire !..!
    à mes amis, jeunes et vieux de Gascogne, et qui se reconnaitront !
    au nom de tous les miens ! et ...des autres.
    cordialement..
    Gasconnette !

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  • Le 5 mai 2010 à 22:52, par Liloye

    Je confirme ! Monsieur François Mauriac est bien des nôtres... tant pour ce qu’il écrivit, que pour tout le reste... de ses engagements... personnels,littéraires, poêtiques, que sais-je encore !
    Je vais lire Mr Chaumeix.. attentivement, le Mauriacien contrevenant... il est tard et d’emblée, j’ai reporté à plus tard...mais Chaumeix...eix c’est Auvergnat !!!et c’est pire !
    pas de blague..et.si c’est ça ! ça ne m’étonne pas !
    sourire !
    je vous suis Téderic !

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  • Le 2 septembre 2010 à 00:09, par des pins de la lande

    Il semblerait que Mauriac, ne fasse pas recette... (sur place !) la culture non plus ! ça me fiche un peu la trouille ! ....au cap !...tous au cap !....
    avec mes respects !
    Lilas des pins

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  • Le 21 novembre 2012 à 23:09, par Gérard S-G

    Entre "los tieus messatges tan pecs" dont on ne voit guère à qui ils s’adressent, un "Gascon fanfaron " plusieurs fois évoqué mais qui est, comme "M.Chaumeix" (qui est-ce ?) l’arlésienne de ce fil déjà ancien, on s’y perd mais la question de base, implicite, garde toute sa validité : en quoi l’oeuvre de Mauriac est-elle, entre autres clés de signification, l’expression de la gasconité des personnages, d’une culture propre, même banalisée sous le vêtement presque purement francophone ?
    Réfléchissons-y, amis gascons et ...lisons ou relisons Mauriac pour trouver des éléments de réponse !

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  • Le 21 novembre 2012 à 23:45, par Tederic M.

    Les messages de ce fil étaient plutôt délirants, et tu fais bien, Gérard, de tenter un rebond !

    Ça tombe bien, j’ai relu du Mauriac récemment.
    J’y trouve avec émotion de multiples évocations de ce qu’on appelle maintenant le "Sud-Gironde", les Graves, le Bazadais, les landes bordelaises :
    la nature (les odeurs, la chaleur, la pluie, les mouches...) et les hommes.
    Ces derniers sont souvent des bourgeois aux racines landaises, mais des figures populaires traversent la scène de temps à autre, ce qui nous vaut quelques rares paroles en gascon bordelais - Mauriac dit "patois", et on sent qu’il porte le mépris de sa classe pour la langue du peuple.
    Mais il me semble qu’il sait aussi que sa classe est fraichement émoulue de ce peuple patoisant.

    Les bourgeois terriens qui sont, dans les livres de Mauriac, en arrière-plan des mégères dominatrices et bigotes, sont plutôt bons vivants, chasseurs, libres penseurs parfois... Ils parlent patois à leurs domestiques...
    Et je suis certain qu’ils avaient l’accent gascon !

    Ces livres de Mauriac sont des photographies de la Gascogne bordelaise entre graves et landes.
    Ils ne sont pas que ça, bien sûr, mais
    j’y vois un peu la même obsession amoureuse que chez Arnaudin, pour le pays de ses origines, de son enfance et de sa jeunesse.

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  • Le 23 novembre 2012 à 09:35, par Vincent P.

    Le roman de Mauriac qui illustre à mon sens le mieux cette obsession du pays de l’enfance qui est perdu, c’est Le Sagouin.
    Ou comment le fils de l’instit, sain physiquement comme mentalement, produit des idées nouvelles de la République, l’emporte sur le fils du propriétaire terrien landais de l’ancien monde.

    L’analyse de Tederic est la bonne sinon, à mon sens, et elle reproduit le schéma de la propre famille de Mauriac : des hommes bons vivants et libre penseurs, des femmes mégères et bigotes.
    Est-ce qu’il n’y a pas quelque chose de gascon dans cette position centrale de la femme comme défenderesse des intérêts du clan ?
    En tout cas, c’est un modèle qui dans ma propre famille, fut très répandu et qui me semble plus absent des descriptions du monde paysan d’autrefois ailleurs en France.

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  • Le 23 novembre 2012 à 09:39, par Gaby

    La diferença entre Mauriac e Arnaudin es que lo prumèir èra un borgés parisian que mesprisèva lo "patoàs" quòra lo segond, gascofòne, avèva de vrai la mèma cultura que los que colectèt.
    Mès, solide, los personatges de Mauriac, eths, diven estar de purs Gascons !!

    Auta causa :

     per vosauts, l’essenciau SEMBLA pas la lenga

     per los occitanistas de basa, la lenga es l’unic sutgèit de desbat (fau véser Jornalet.com.... quòra se parla de lenga, per questions pègas, i a detzenats de comentaris ahugats, senon i a quasi res !!)
    ...... I a pas moièn de trobar un compromis ?

    =)

    Réponse de Gasconha.com :
    Aqueth compromís, Gasconha.com qu’ac cerca cada jorn !

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  • Le 23 novembre 2012 à 11:24, par Tederic M.

    Mauriac s’est coulé dans le moule parisien.
    C’était le plus normal pour un fils de bourgeois, même enraciné dans un terroir gascon bien éloigné par la langue et tout le reste de la vie des élites parisiennes.
    L’appartenance à une classe sociale favorisée ne pousse pas à la contestation de l’ordre établi (dans notre cas l’ordre français, centré à Paris), même s’il y a des exceptions.

    Il aurait fallu une offre gasconne suffisamment conservatrice pour intéresser Mauriac...
    Or il n’y a guère eu d’offre gasconne tout court.
    Il y a eu du temps de Mauriac des tentatives de "ligue du Midi" qui n’étaient donc pas proprement gasconnes, ce qui ne les disqualifie pas forcément.
    La mouvance de l’Escole Gastou Febus, avec Camelat et Simin Palay, a porté des idées conservatrices ou nostalgiques d’un ordre ancien.
    Mais Mauriac ne pouvait se reconnaître dans des discours fondés sur la langue que lui méprisait, qu’il ne maîtrisait probablement pas et appelait "patois".

    Arnaudin n’était peut-être pas issu d’un milieu si différent de celui de Mauriac. Moins riche quand même, et ça compte...
    Arnaudin n’a pas non plus articulé ses hommages à la société landaise traditionnelle sur un patriotisme gascon ou même "d’oc".
    Mais il est resté plus proche du peuple, dont, je suppose, il savait bien la langue (le gascon negue).
    Il n’a pas été tenté par une carrière parisienne, ni même bordelaise.

    Du coup, j’en arrive à Bernat Manciet, lui aussi issu de la bourgeoisie landaise, et qui a davantage inscrit l’amour de son pays natal dans un cadre gascon ou occitan.

    La classe sociale ne détermine pas tout, en plus, il y a de grosses différences entre les différentes strates de la bourgeoisie.
    L’histoire familiale, individuelle et intime joue aussi.

    L’évocation de ces figures passées m’amène aussi à me demander qui sont, dans notre Gascogne d’aujourd’hui si menacée, les Mauriac, Arnaudin, Manciet... et comment on pourrait amener tout ce monde là à l’idée gasconne !-)

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  • Le 23 novembre 2012 à 17:58, par Vincent P.

    L’appartenance à une classe sociale ne signifie pas grand chose en effet de l’intérêt porté à la culture vernaculaire.

    Au 18ème siècle, la bourgeoisie était en pointe de la francisation, du fait de ses intérêts commerciaux, quand la noblesse défendait les anciennes provinces et les lois d’autrefois.

    A contrario, au début du 20ème siècle, ce sont des bourgeois qui se sont piqués d’écrire en "patois", quand le peuple abandonnait sa culture autochtone dans la communion morbide des tranchées de 14-18.

    Tout est histoire de balancier.

    Quant à Mauriac, pour un "parisien", je trouve qu’il a quand même largement insisté dans la veine régionaliste, et c’est un miracle si ses romans ne sont pas accusés d’un tel maux d’ailleurs, alors que tous mettent en scène des gens qui s’appellent Péloueyre et possèdent des pins en des lieux-dits nommés Argélouse.

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  • Le 23 novembre 2012 à 19:44, par Lo Pèir

    Nous avons évoqué à différentes reprises avec Manciet, le cas Mauriac.
    Il ne l’aimait pas. Jalousie d’écrivains ? C’est assez fréquent, et même presque systématique.
    Toutefois ce rejet de Mauriac me semblait avoir d’autres raisons.
    Mauriac gascon, aquitain ? C’est une blague ; Il était profondément parisien, et si peu bordelais. C’était si important pour sa "carrure".

    Pour moi si on est sûr de sa qualité d’écrivain qui est grande, sa connaissance réelle de la "matière" de ses livres, je l’ai toujours ressenti comme une homme en villégiature dans ce pays, son Malagar à tout point de vue, une résidence secondaire.
    Certes il a parfaitement démonté l’âme humaine, qui est universelle.
    Son seul mérite vis à vis de notre région, est d’avoir affronté les salons parisiens en leur présentant un "décor", au risque de passer pour "régionaliste"(je crois que ça lui a été reproché).
    Nous, en tous cas, ne lui accorderons pas ce titre, dans sa noblesse. Il a été un spectateur "intéressé". Au besoin il aura été un régionaliste parisien, à sa façon, comme beaucoup d’autres parisiens.

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  • Le 23 novembre 2012 à 22:00, par Tederic M.

    En responsa au Pèir...
    Mauriac a décrit le milieu qu’il connaissait de son enfance et qui donc lui était cher.
    Ce n’est pas de sa faute s’il connaissait surtout sa classe bourgeoise en voie d’assimilation à la culture franco-parisienne.
    S’il avait connu de l’intérieur le petit peuple de la même contrée, resté sans le vouloir plus fidèle à son héritage gascon, il l’aurait décrit, et tu lui accorderais alors le titre d’écrivain "régionaliste, dans sa noblesse" ?!
    Pourtant sa démarche aurait été identique. Seuls l’objet décrit, le décor, auraient été différents.

    Je n’ai pas lu tout Mauriac, mais presque tout ce que j’ai lu est ancré dans ce même décor de landes bordelaises. Ou alors c’est à Paris, mais avec Thérèse Desqueyroux...
    Le seul que j’ai lu qui n’avait guère de héros gascons bordelais, se situait... dans une villégiature des Pyrénees gasconnes ! Là aussi, des autochtones chantent "en patois" (écrit Mauriac), mais je le reconnais, pour lui, c’est un détail qui semble sans importance.

    Avait-il besoin de cet ancrage quasi-exclusif en Gascogne bordelaise pour faire carrière à Paris ? Je ne pense pas, et au contraire ça pouvait lui nuire.
    Donc, comme toi, Pèir, je reconnais au moins ce mérite à Mauriac.
    Mais ça m’empêche de le cataloguer définitivement comme "régionaliste parisien" !
    Je dirai plutôt : écrivain enraciné qui a percé à Paris, pour sa qualité littéraire, quand même.
    Il était ignorant de la Gascogne et du gascon, même si il en connaissait intimement des bribes, mais c’est son enracinement que nous pouvons apprécier.

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  • Le 24 novembre 2012 à 20:36, par Vincent P.

    De toute façon, cette "classe bourgeoise en voie d’assimilation à la culture franco-parisienne" n’en est pas moins gasconne parce qu’issue de familles gasconnes, parce que représentante d’une classe sociale de la société gasconne.

    Je retrouve précisément dans les secteurs plus bourgeois de ma famille ces personnages des romans de Mauriac.
    Oui, le français a pénétré cette classe sociale dès le 19ème siècle. Oui, ces bourgeois ont voulu s’acculturer.
    Mais oui, ces gens-là représentent aussi la Gascogne, puisque nombre d’entre nous en sont issus. Il ne faut pas faire preuve d’un naturalisme exagéré : les paysans ne sont pas les seuls détenteurs de la Gascogne.

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  • Le 25 novembre 2012 à 21:17, par Lo Pèir

    On peut habiter la Gascogne, et être d’origine allemande, anglaise, espagnole, portugaise, maghrébine... et de fait être gascon.
    La gasconité c’est une présence physique, mais aussi intellectuelle, morale politique, économique, culturelle. Mais hélas cette présence, ou mieux cette origine ne sont en rien des garanties.
    On sait très bien que l’idéologie dominante jacobine trouve complaisamment des relais dans toutes les classes sociales, mais dont les plus destructrices ont été dans la bourgeoisie, l’université, les fonctionnaires, les élus, car évidemment ils influencent la population par tous les instruments à leur disposition.
    Comment se fait-il qu’il ne se soit pas trouvé dans ces "élites", depuis la défaite de Castillon quasiment de mouvement d’idée, de mouvement politique gascon capable de soutenir les intérêts politiques, matériels, lingüistique, culturel, de notre nation ? Le vilain mot ?
    Sans doute par l’absence, la volonté, l’espoir d’un revendication nationaliste ? Hou là là ? Pour quel destin ?
    Il est plus confortable pour les peuples dominés, et leur bourgeoisie, de courber l’échine.
    Et la Gascogne est un petit peuple dominé... mais l’Euskadi...et la Catalonha aussi....

    Réponse de Gasconha.com :
    "Sans doute par l’absence, la volonté, l’espoir d’un revendication nationaliste ?" : phrase à revoir, Pèir !-)

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  • Le 4 décembre 2012 à 20:14, par Tederic M. L’essenciau, ei la lenga, o la Gasconha ?

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  • Le 10 mai 2021 à 11:38, par Tederic MERGER Retour sur François Mauriac

    Dans le droit fil... du fil de discussion qui précède, auquel nous avions réussi à donner une bonne tenue malgré des débuts erratiques :
    François Mauriac, attaché à ses racines ? sur le site de l’Escòla Gaston Febus.
    Avec une belle citation de Mauriac :

    Ce que je dois à Bordeaux et à la lande, ce n’est pas l’âme tourmentée de mes personnages, qui est de tous les temps et de tous les pays. Ce que je dois à notre Guyenne, c’est son atmosphère, dont j’ai été pénétré dès l’enfance. Cet éternel orage qui rôde dans mes livres, ces lueurs d’incendie à leur horizon, voilà ce que ma terre m’a donné.

    Les citations de Mauriac dans l’article en lien mentionnent "Sud-Ouest" et "Guyenne", pas "Gascogne"...

    Je renouvelle ma question de 2012 : qui sont les Mauriac, Arnaudin, Manciet d’aujourd’hui ? (ces rôles ne sont guère cumulables !)

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  • Le 28 décembre 2021 à 15:24, par Tederic MERGER Mauriac et la sauvagerie des landais, même les mèstes

    Je relis "Thérèse Desqueyroux".
    Voici une réflexion de Thérèse qui semble aussi celle de Mauriac, une approche "genrée" (dit-on maintenant) sur les possédants landais (les mèstes) :

    Les femmes de la lande sont très supérieures aux hommes qui, dès le collège, vivent entre eux et ne s’affinent guère ; la lande a gardé leur coeur ; ils continuent d’y demeurer en esprit ; rien n’existe pour eux que les plaisirs qu’elle leur dispense ; ce serait la trahir, la quitter un peu plus que de perdre la ressemblance avec leurs métayers, de renoncer au patois, aux manières frustes et sauvages.

    Parmi les "plaisirs de la lande", Mauriac évoque un peu plus loin le forçage du lièvre dans la lande ; la chasse, donc !

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  • Le 29 décembre 2021 à 07:15, par Tederic MERGER Le petit déjeuner de Bernard Desqueyroux

    il s’habillait vite, en paysan (à peine trempait-il sa tête dans l’eau froide). Il filait comme un chien à la cuisine, friand des restes du garde-manger ; déjeunait sur le pouce d’une carcasse, d’une tranche de confit froid, ou encore d’une grappe de raisin et d’une croûte frottée d’ail ; son seul bon repas de la journée !
    [...]
    Bientôt passeraient les palombes : il fallait s’occuper des appeaux, leur crever les yeux. A onze heures, il retrouverait Thérèse encore couchée.


    Viandards contre Végans ? Ne siam pas binaris !

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  • Le 11 avril à 18:54, par Tederic MERGER La "Route de François Mauriac"

    [attention, message long, utiliser l’ascenseur vers le bas]

    18 ans plus tard, en 2026, il semble que ni la (touristique) "Route de François Mauriac" ni sa page web n’existent plus : ce projet aura donc moins duré que Gasconha.com !

    Mais c’est maintenant la pérennité de François Mauriac qui m’inquiète. Anecdote datant de ce matin :

    J’étais dans le train vers Bordeaux. bautiran-languit-c562b.jpg?1766673113
    Beautiran / Bautiran

    À Bautiran (que je refuse d’écrire "Beautiran"), montent de nombreux jeunes avec des valises. Je devine un voyage de groupe, et me retrouve debout près de deux jeunes filles ou jeunes femmes, je dirai des gouyates.

    Elles dissertent sur la différence entre le charme et le charisme, et leurs rôles respectifs dans le déclenchement de l’amour.
    D’ailleurs, dit l’une (qui manifestement a des bases en orthographe - je n’en suis pas surpris, j’ai perçu un certain niveau...), les deux mots ont peut-être la même origine.
    Le moment est venu pour moi d’intervenir, pour dire que je ne sais pas, mais que charisme me semble venir du grec alors que charme viendrait plutôt du latin. Une vérification sur le web me donnera raison :
     mot grec kharisma, signifiant « don, faveur, grâce d’origine divine »
     le mot « charme » a pour étymologie le mot latin carmen, qui signifie chant

    En arrivant à Bordeaux, je demande la raison de ce voyage en groupe :
    (La Brède)
    La Sauque

    iels (c’est moi qui place ici le iels pour ils·elles) étaient au lycée de la Sauque (à la Brède, lycée catholique) envoyé·es par leur université parisienne.
     un séminaire ? demandé-je.
     Oui !
    L’une des deux parle de théologie, iels doivent être d’une université catholique, pensé-je.

    Croyant le terrain propice, je leur dis qu’elles ont donc séjourné dans le pays de Mauriac.
     Mauriac ? Qui c’est ?
    Bien que n’étant pas issues de la jeunesse tchouktche, elles ne le connaissent pas !
    Moi :
     un écrivain du 20e siècle ; il a écrit des romans assez sombres sur des histoires de famille, il était du coin...
    ne lisent-elles pas de romans ?
    Si, au moins l’une des deux en lit.
    J’épèle : M-a-u-r-i-a-c
    Celle qui a répondu oui pour les romans cherche immédiatement sur son smartphone, où je vois apparaitre la photo de notre écrivain bordelais (elle y trouve tout de site un détail amusant).
    Elles me remercient de leur avoir fait connaitre...

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