en graphie alibertine :
Diusavòu

Après avoir proposé sur Gasconha.com "D’Isabèu" pendant des années, je me rallie à l’explication de J. Tosti/Geneanet donnée pour Duisabo, Duisabou, Duisabau, Duizabeau, Dizabo, Dizabeau....
C’est donc probablement "Diu ac vòu" (Dieu le veut). L’insertion d’un s/z serait à creuser. Trace de l’ancien "s" de "Deus" pérennisée pour faciliter la prononciation ?
On peut penser à la série des Dieuzeide qui a aussi l’insertion du s/z et parfois l’inversion du "iu" en "ui".

La graphie normalisée alibertine Diusavòu colle le mieux à cette explication.

.

Variante(s) graphique(s) :

Dizabo

Dizabeau

Disabeau

Duisabo

Duisabou

Duisabau

Duizabeau


 


 

Grans de sau

  • Je m’autorise une petite remarque (ça m’intéresse car un cousin s’appelle ainsi)...
    Si l’hypothèse est juste, c’est plus justement "diu s’ac vou" pour "dieu le veut", "diu ac vou" me semblant être la tournure du français traduite mot-à-mot en gascon.
    Dès lors il n’y a pas à creuser pour "l’insertion d’un s/z", elle est d’origine ;)

  • L’hypothèse généralement avancée pour ces expressions religieuses médiévales, figées, c’est un maintien de l’ancien cas sujet du latin, bref du nominatif deus, tandis que diu, sans s, est tiré, comme la plupart des mots des langues romanes, de l’accusatif, ici deu(m), qui deviendra le cas régime des langues romanes, avant la simplification par la suppression du cas sujet.

  • Je suis revenu aux différents avatars de "Diusavòu" par le biais d’une recherche sur Duizidou qui est béarnais et pourrait sembler de la même veine.
    Que ne pensatz ?


Un gran de sau ?

(identification facultative)

  • [Se connecter]
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document