en graphie alibertine :
(lo) Sauboar ? Sauvoar ?

seuva, sauva / forêt

Prononcer respectivement entre "séwbe" et "séwbo" ; entre "sàwbe" et "sàwbo", (...)

Prononcer "Saoubouà".

Gasconha.com l’a longtemps rattaché à seuva (forêt).
Autre racine possible, et peut-être plus satisfaisante : sable ; dans ce cas, c’est Saubon et non Sauvon, et ce serait l’équivalent de sablon, après des transformations courantes en gascon [Bénédicte Boyrie-Fénié (Toponymie de Pissos)].

Variante(s) graphique(s) :

Sauboua

Sauboy

Saubois


 


 

Grans de sau

  • J’avais pensé que le mot signifiait bois de sureau...

    Réponse de Gasconha.com :
    En gascon, "sureau" se dit "saüc" (origine latine "sambuc..."). Il ne semble pas possible que des mots en "saub" dérivent de "saüc".

    L’explication de "sauboua/sauboire/saubouère" par "sablonnière" est certainement fausse également.

    "sauboua/sauboire/saubouère" étant typiquement gascon, il faut l’expliquer par le gascon.

    "sauboua" et "saubouère" sont deux mots distincts qui ont une partie commune.
    Dans "sauboua", on reconnait les mots en "ar" (avec le "r" muet) comme pinhadar, carpiar, branar, augar...
    Très fréquent pour désigner des lieux couverts d’un certains type d’arbre ou de végétation.
    Dans "saubouère", la terminaison est différente : on peut le rapprocher de "tachouère" (taishoèra - endroit où il y a des "taishons" (blaireaux)), loubère (louvière)...

    "saubouère" est probablement formé sur "saubon" (en fait "sauvon", mais en gascon, le "v" se prononce "b", et le "o" se prononce "ou").
    Et le gascon fait normalement tomber le "n" entre deux voyelles : sauvonèra -> sauvoèra ; sauvonar -> sauvoar.

    Les noms de lieu "Saubon" et "Saubons" existent, repectivement au Pian sur Garonne et à Landiras (33).
    Ce sont très probablement des dérivés de "saube" ("sauva", variante de "seuva", venant du latin silva=forêt).
    D’autres dérivés existent comme nom de lieu, formés avec d’autres suffixes : Saubole (sauvòla), Saubot (sauvòt), Saubotte (sauvòta).


  • Cette hypothèse "sauvon" est intéressante, je n’y avais pas pensé. Je pensais plutôt à sablonar > *sabloar > *salboar > sauboar. Cependant, à part brocar, a-t-on des noms en -ar dont la racine est elle-même une formation végétale ?

  • Ta question, Gaby, est pointue.
    J’ai cherché dans la toponymie à partir de synonymes de seuva (bòsc, ahorest...)
    Pour ahorest, arren...
    Pour bòsc, je ne trouve pas non plus de "boscar", mais peut-être est-il sous-jacent aux Bouscaret, Bouscarot, Bouscaras... qui existent en Gascogne ou plus généralement en domaine d’oc...
    Voir aussi "tastar" qui serait un collectif formé sur un collectif (tasta)...

  • Entre-temps, j’ai trouvé "brocar", "brosterar/brostelar" aussi. Et un lieu "le Bouchourra" je ne sais plus où.

  • Le suffixe -on est probablement diminutif ; on peut imaginer de tous petits bois.
    Un collectif (sauboar) peut alors désigner un ensemble plus grand, une zone parsemée de petits bois.


Un gran de sau ?

(identification facultative)

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