Couserans Pyrénées

Audressein


 
en graphie alibertine :

Audressenh
Prononcer "Aoudressegn"

L’un des innombrables toponymes couseranais en -ein. Je renvoie à mes précédentes analyses sur ce suffixe. Le toponyme reste complètement obscur.

Petite impression au passage : comment se fait-il que le Couserans se retrouve lié au Pays de Foix dans un même département ? Franchement ? C’est tellement aberrant.
Ces pays n’ont strictement rien à voir, le Couserans est typiquement ouest-pyrénéen, on se croirait parfois en Soule.


 

 

Lòcs (lieux-dits = toponymie, paysage...) de Audressein :


 

 

 

Grans de sau

  • L’anthroponyme d’origine germanique Audricus (à savoir Oderic), qui aurait alors connu une version secondaire Audricius, pourrait convenir et la série des toponymes couseranais serait parallèle de celle des toponymes commingeois en -vielle tous formés sur des anthroponymes germaniques.
    Il s’agirait donc de fondations médiévales (on sait que parallèlement le suffixe -ac s’est maintenu très tardivement, peut-être jusqu’au VIIème siècle).

    La question est alors de savoir si dans cette optique, la suffixation par -ein traduisait un maintien du basque en Couserans. On sait qu’au XIème siècle, les Aranais - donc des Commingeois - sont encore dits Basques.

    Je suis évidemment demandeur de toute explication purement descriptive via des racines basco-aquitaines. Il est clair que l’on peut imaginer des bases comme aldarr.

  • Aujourd’hui, j’ai la conviction que les toponymes en -ein de Gascogne sont les pendants des toponymes en -ain de Navarre, en -én d’Aragon (qui sont en -ain dans les attestations anciennes), qu’ils sont tirés du latin -ani (d’où la mouillure, tandis que -anum donne -an), que le suffixe a été utilisé très tardivement pour former des lieux-dits sur des bases presque toujours anthroponymiques.

    Toute la question est de savoir si l’usage dudit suffixe signifiait que l’on parlait basque dans ces régions lors de la formation des toponymes.
    Il faudrait comparer la carte de la distribution des toponymes en -an et celle en -ein, mais les toponymes basques en -ano (réduits en -ao en basque avec chute du n intervocalique) ou -iano (les anthroponymes latins finissaient en -ius, d’où -ianum, réduit à -io en basque) font la preuve que les deux couches coexistent, l’une est peut-être plus vieille que l’autre.

    Dans tous les cas, il faut désormais chercher vers les bases anthroponymiques. Par exemple, Uchentein me semble bien s’expliquer par le nom médiéval Uciand, j’avais déjà proposé l’explication.

    Uciand + ain (avec mouillure du groupe ci et hypercorrection gasconne de nd en nt, lorsque le gascon a perdu son consonantisme basque).


Un gran de sau ?

(identification facultative)

  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document