Gascogne toulousaine

Pins-Justaret


 
en graphie alibertine :

(los) Pins
Prononcer "(lous) Pïns"...

pin, pinh / pin

Prononcer "pi(ng)", "pign". dérivés : pinhadar (pignada), par un dérivé (...)

Justaret
Prononcer "Justarét". Attention, pour le Justaret de la commune de (...)

Nous sommes à l’extrême limite des pays gascons avant le confluent entre Garonne et Ariège. La rive droite de l’Ariège est franchement languedocienne en cet endroit mais peut-on parler de rive ?
Les coteaux de Goyrans tombent dans l’Ariège, le paysage est tout à fait distinct de la zone de confluence, vaste plaine un peu triste que l’urbanisme contemporain croit égayer en l’humanisant à outrance.

L’église communale se trouve à Pins, Justaret est à peine un hameau qui n’a jamais eu d’église.
Le nom de Pins fait état qu’en la région, -n final était prononcé vélaire ou en tout cas était prononcé (l’ALG montre qu’en Gascogne toulousaine, -n final pouvait être dental, parfois même "vélaire réalisée" comme dit l’ALG à savoir nk). Avec adjonction d’un s final, il y avait tendance en gascon cependant à supprimer ce n : le maintien à l’écrit de Pins en lieu et place de Pis est donc révélateur.

D’après Bec, Pins-Justaret connaissait les traits gascons suivants dans les années 50 : simplification de nd intervocalique, mutation de ll intervocalique, h gascon, v intervocalique prononcé w, vocalisation de l final, -arium dontn -èr. Tous ces traits débordent légèrement l’Ariège sur la carte de Bec mais sans jamais monter sur les coteaux.

La toponymie de la commune confirme son caractère gascon : La Hière, Pedenau, Le Sabla, Lespaillère, Riouas, ...


 

 

Lòcs (toponymie, paysage...) de Pins-Justaret :


 

 

 

Grans de sau


Un gran de sau ?

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