Gabardan Landes de Gascogne

Arx

- Tederic Merger


 

Laluby / L'Aluvi / L'Alùbi

en graphie alibertine :

L'Aluvi
Prononcer "L’Alùbi"

Arx - détail de la grange de Laluby

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Grans de sau

  • Vincent a signalé "la Luvy" (Cassini) ici.
    L’IGN donne "Labuly" qui est manifestement faux.
    Et sur les lieux, c’est marqué "Laluby", en particulier sur la curieuse grange de 1949.

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    Arx - détail de la grange de Laluby

    Le cadastre napoléonien donne aussi "Laluby", mais aussi "Luby" un peu plus loin !
    L’IGN donne des "Lalubie" à Samatan, Tachoires, Moncorneil-Grazan (tous en "32").
    Il donne aussi des "Lalubin" à Argenton et Anzex et ("Lalubins" à Grezet-Cavagnan) tous du côté de Casteljaloux).
    Je pense pour "Lalubie" à une variante graphique de "Lalubin", sachant que ce dernier se prononce "Lalubïn" (avec cependant le "n" prononcé dans ce parçan, ce qui me gêne un peu pour sa disparition dans la graphie "y").
    Pour "Lalubins" à Grezet-Cavagnan, je vois chez Cassini quelque chose comme "La Livie", ce qui confirme la parenté de tout ça.

    J’avais aussi pensé à un "aluvi" par analogie au "diluvi" qu’on peut distinguer dans Delube.
    Autre direction de recherche : le lac de l’Uby à Cazaubon.
    Une autre encore : le "Luby" de Luby-Betmont

    Bref, encore un bel objet de recherche !

  • Mon vieil informateur, voisin de "Laluby" me dit que le patois, ce n’est pas du gascon.

     brigue ? [pas du tout ?], dis-je
     brigue ! confirme-t-il
    Le gascon, c’est... [je m’attends à tout] ... mélangé avec du basque...
     pourtant, ici on est en Gascogne ! dis-je (mais je ne fissure pas sa conviction, brigue !)

    Il parle parfois patois avec un vieux de Lubbon.
    Autrefois, ici, tout le monde le parlait... mais on était puni à l’école...
    Mais maintenant, ils ne sont que trois anciens à être d’ici ; le reste : des gens d’ailleurs, des allemands, des anglais... ; ils achètent des maisons, ils font du trafic...

    Durant la conversation, je vais à plusieurs reprises m’exprimer en gascon, en espérant qu’il embraye dans cette langue ; en vain ! Parfois, dans mes rencontres avec des vieux locuteurs, ça a pu marcher... mais là, brigue !

    Bon, venons-en à "Laluby" : Comment prononce-t-il ? c’est à dire : où met-il l’accent tonique ? Je ne sais pas s’il comprend ma question (que je ne formule pas comme ça, bien sûr), mais il vaut mieux que non : comme ça, il ne va pas modifier sa prononciation habituelle...
    Sur les 5 ou 6 fois qu’il prononce "Laluby" (je tends l’oreille !), une seule fois il met l’accent sur "by" et les autres fois sur "lu". Je suis renforcé dans ma conviction que c’est "L’Aluvi"* ; c’est quelqu’un qui ne cherche aucunement à prononcer à la gasconne, alors s’il le fait, c’est du solide !
    Il me dit même qu’il s’est opposé à un propriétaire (ou quelque chose comme ça) de Laluby qui voulait l’écrire "La lubie" ! Il sait que Laluby n’est pas une lubie... Ce sera le point positif de notre entretien.

    Quand on se quitte, il me dit : "Continuez à parler gascon !"
    E’s trufo de jou, ou qué ?

    * Dans "L’Aluvi", je vois "luvi" qu’on trouve aussi dans le gascon "diluvi" : l’idée de l’abondance de l’EAU. Et ça tombe bien, parce que dans cette zone entre Baudignan et Arx, il y a de l’eau qui affleure en plusieurs endroits, pour former des arrius qui se réunissent dans le ruisseau de Launet, qui à son tour rejoint le ruisseau de Gueyze.
    Il y a plusieurs noms de lieux voisins qui ont trait à l’eau : La Houn, L’Arribau (Larribeau) dont l’habitante m’a parlé de l’humidité du terrain, et aussi, je pense, "Mouchic" (que j’analyse en "terrain mou"). La carte de Cassini donne aussi, tout près, un "Le Luby".

  • Laluby aneit.
    Ua beroia borda !

  • Que hè plaser de la véser bien... (que cerqui lo mot) adobada (pintrada de nau e tot acò) !

  • Pour Luby-Betmont (65). (Luby-Betmont)
    Luby

    La prononciation est bien [’lube] avec accent fort sur le LU.
    Grosclaude et Le Nail (dict topon. du 65) ne savent pas définir l’origine de ce toponyme. La forme la plus ancienne est Lube (1285), donc homonyme du village béarnais Cosledaa-Lube dont le nom en 1154 est Luber. Il pense donc que si la forme primitive de Luby est Luber, cela implique que Lubret (village 65 à côté de Luby) est le diminutif de Lube.
    Mais tous cela n’explique en rien le toponyme qui reste obscur.
    Remarque : Ua ludia [’ludio] ou ua lubia est un petit charriot pour transporter une charrue en montagne de Bigorre... mais il n’y a aucun rapport je pense avec Laluby !


Un gran de sau ?

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