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vendredi 29 avril 2005

gueitar

français : regarder

Prononcer "gueÿtà".

voir aussi :

espiar / regarder

Prononcer "espià".
On pensera au verbe français "épier".




Grans de sau

  • Cela se prononce plutôt GOUEYTA voire GOUAYTA.

  • Nous, en Lot-et-Garonne (Tonneins, Caubeyres), on prononce [GueIte], très marqué sur le I.

  • A Léujats, disem "la houeyte".
    Pour les chasseurs, un "houeyt" est un affût pour tirer la grive, la "houeyte" est le poste de surveillance de la palombière.

  • que diden oueyta ("weuyta") en Haute Lane

  • tanben "arreguèitar", har lo guèit

  • "Guette cette maison, guette celui-là, ..." entendu à Bordeaux un jour où j’ai du ramener deux vieilles dames bordelaises à leur domicile.

  • En Val de Garonne, gaitar/gueitar (gaytà/gueytà) signifient "regarder". La prononciation guéÏtà dont parle Julien, je ne l’ai jamais entendue dans la bouche des derniers locuteurs naturels. Pour moi c’est probablement une influence du français comme dans le mot baina (bayne) prononcé fautivement baïne. De même que la prononciation authentiquement gasconne de la Baïse est également bayze et non pas baïse.

  • Tederic,
    Sans vouloir polémiquer à propos de ce qui est de nos jours quelque chose de très anecdotique, la prononciation que décrit Julien n’est pas du tout celle que je connais pour l’avoir entendue jadis dans la bouche de locuteurs natifs qui seraient aujourd’hui plus que centenaires. Julien dit bien que l’accent tonique est bien marqué sur le ï, ce qui est tout à fait le contraire de ce que j’ai pu entendre. A Marmande, on ne prononçait pas ga-ï-te mais gay-te avec l’accent tonique sur le a de la diphtongue ay . L’ami Bernat, s’il me lit, pourra certainement confirmer mes dires.

  • "gaytà" ou "gueytà", en marmandais ?

  • La Marmandaise Denise Laffargue disait " gueytà " ...

  • Gaby, tu as raison de me poser la question. Je vais être un peu plus précis.
    C’est vrai qu’il m’est arrivé d’entendre assez souvent gay, mais aussi et peut-être encore plus souvent, c’était guéy, car l’accent tonique ne portant pas alors sur la diphtongue ai, cette dernière se prononçait généralement éy. Mais ce n’était pas une règle générale. Par exemple, pairin et mairia se prononçaient respectivement payrin et mayriye et non pas péyrin et méyriye.
    Par contre, pour en revenir au verbe gaitar, lorsque l’accent tonique tombait sur la diphtongue ai, c’était toujours prononcé ay : gaita (gayte), gáitam (gayten), gáitatz (gaytets), gaitan (gayten).

  • Denise Laffargue donne "guèitar" pour le verbe guetter,

    pour regarder elle donne " espiar ", "espii" je regarde.

    et "gaitar", pour regarder, du côté de Clairac ... si j’ai bien compris.

  • Un de mes vieux parents marmandais consulté me dit : Les verbes "guaeita" ou "espia" étaient utilisés indifféremment.
    On disait "guaeite lou" ou "espille lou".

  • Je pense aussi que dans bien des coins les deux mots étaient employés à peu près indifféremment.
    Un mot "scie" maintenu dans ma famille au moins dans mon enfance ,dit aux enfants qui ne se tenaient pas droit :
    Ten te drèit(a), lo monsur te guèita ...(il était supposé regarder plutôt que guetter !)

  • Au lieu de guetter, je dirais "surveiller". On dit, dans les Landes, "goaitar lo bestiar" => la parabole de l’enfant prodigue "per anar goaitar los asos e los buus".

    "Uèitar (goèitar) : uniquement utilisé en Comminges (du moins, celui que j’ai pratiqué) pour dire "regarder". "Espiar" n’y est pas connu.

  • Mercí Danièl pr’aquestas précisions. Veses, aurí pensat que "ai" en pausicion atòna se seré prononciat "èi" pus soent. Mès adara qu’ec dises, ’quò’s vrai que los drivats de "pair", "mair", "frair"... gàrdan "ai" (pairastre, mairastra)

    Per no’n tornar a l’aspècte semantic, fau díser que çangèva redde sivant les régions. Pr’exemple, en bordalés / garonés occidentau :
    gueitar : regarder
    pistar : surveiller (j’ai déjà entendu ça : "piste tes mails" ! et pas qu’une fois)
    guinhar : épier

    Per contra, en vasadés :
    espiar : regarder
    (g)oeitar : guetter ? (a verificar)

    De tota faiçon la carta de reparticion es dens l’ALG.

  • Effectivement on dit « guaitar » ou « güeitar » [wayta, wéyta] pour garder les vaches, dans le 32 et le 40 (moitié sud) ;
    Le sens germanique et étymologique de guetter, appliqué ici à la surveillance du troupeau, ne se trouve conservé qu’en Gascogne :
    cartodialect.imag.fr/cartoDialect/seadragon.jsp ?carte=CarteALF0626&width=4880&height=5904

    J’ai supposé que l’oreille d’oïl de l’enquêteur de l’ALF ne savait pas entendre le -éy- spécifiquement gascon, et a donc écrit -èy- .

  • Il y a une imprécision pile dans la zone d’origine : vers Langon/La Réole, la limite suit la Garonne ( le pays macarien disait gueitar)

    D’ailleurs, un certain nombre d’isoglosses lexicales et de conjugaison passaient par la Garonne, sauf dans la ville de Langon qui subissait forcément l’influence du Bordelais voisin.
    Par exemple :
    auger/aver
    sui/soi
    encara/enqüèra
    falèva/faliva
    riu/arriu


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