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lundi 3 décembre 2007

còi

français : panier, bergerie ?

Prononcer "coÿ". Attesté par "le Palay".

Attention, on trouve en toponymie un "coy" qui pourrait être un homonyme et dont le sens serait (attention, ce n’est qu’une hypothèse !) bergerie, qui serait de la famille de cujalar. cujalar




Grans de sau

  • a noste (Haute Lane) que diden un cistèt

  • En Astarac que didén : un tichtèt (prononcer le t).
    Maleureusement, je ne possède pas la graphie gasconne normalisée.

    Réponse de Gasconha.com :
    En graphie alibertine, on écrit "tistèth". Le féminin "tistèra" semble avoir donné le mot basque "txistera".

    Remarque : votre parler a donc la particularité de chuinter les "s" ("tichtet", "a nouchto"...).


  • Notre parler chuinte les s et remplace également les s finaux par des h aspirés.
    Ainsi, las mouchcos (les mouches) se dit : lah mouchcoh, le h étant fortement prononcé en finale.
    Cependant, lorsque le h de l’article est devant une voyelle, il est remplacé par le son d.
    Ainsi, las àoucos (les oies) se prononcent lad àoucoh au lieu de lah àaoucoh plus difficile à dire.

    Réponse de Gasconha.com :
    C’est très particulier !


  • Je tombe sur une remarque de TUJAGUE 03/12/2007,concernant l’emploi de H aspiré au lieu de S. Moi aussi je prononce EHCOLE, TUHQUE (souche) Ehclatar, etc. Excepté pour les mots commençant par ES suivis d’un T : Estudiar, estupar, etc.De même pour l’article Les que je prononce LEH devant un mot commençant par une consonne. S’agit-t-il d’un particularisme ? (Haute Chalosse ?

  • Ce sont là des tendances articulatives prises en compte et relevées par l’ALG, concentrées en Chalosse et Tursan.

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    Réalisation du s intérieur devant des consonnes (ALG)
  • Merci à Vincent P. pour les cartes dont j’ai cru comprendre l’essentiel des abréviations...

  • Curieuse particularité, d’où peut-elle bien venir ? Pareillement les Andalous ont fortement tendance à prononcer h les s ou z castillans ...

  • L’originalité ici, c’est la prononciation du s devant occlusive sourde (k, p, t). Il y a deux pôles comme ça en Gascogne, un petit dans les Landes, vers Pomarez dans le sud des Landes et l’autre ds le nord de la Bigorre, vers Rabastens. Le trait bigourdan est encore plus "extrême" dans la réalisation du phénomène. Toutefois, ce n’est pas strict au gascon, en Languedocien, le parler de Senaillac Lauzès a été étudié pour ces mêmes particularités (s devient h aspiré).

  • Le /h/ est la plus neutre de toutes les consonnes puisqu’il se réduit au souffle. Il peut donc prendre la place d’une consonne disparue.
    En début de syllabe accentuée, il pourrait passer pour un appui du souffle. Mais ailleurs il est étrange (tuhque).

    Peut-être les marques s du pluriel latin ont-elles disparu localement avant d’être rétablies spontanément sous forme de substitut.

    Autre fait dont l’aire serait à comparer : la réalisation /ehlou/ flor "fleur".

  • Quelques mots que je prononce avec H au lieu de S : ahprut, ahcle, behpe, bihcournut, cahcan, dehcargar, dehcobrir, dihnar, ehcauton, ehpanha, ehpitau, gnahpar, gnohca, mehclagna, mohca, pahcas, pehcar, rehpect, sihclet, etc.
    Ce n’est peut-être pas académique, mais je ne saurais (je ne pourrais) faire autrement. La comparaison avec les andalous ne m’avait pas échappé, c’est tout de même aller chercher un peu loin la parenté !


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