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mardi 4 juillet 2006

gavarra

français : ajonc d'Europe

Prononcer entre "gabarre, gaouarre, gabarro, gaouarro...".
toja = "ajonc nain" segon lo diccionari de la Civada.
Que sembla que ’quera planta s’aja dat lo nom au Gavardan ("Gabardan") e a la vila de Gavarret ("Gabarret") en las Lanas.
Un pegòt de noste disó : "Que lo cuu e’t pèla e qu’i creish gavarras entà har palomèras !"
pais = Tursan, Armanhac, Gavardan (solide)
[Vincenç]

A rapprocher du basque gaparra (roncier).

dérivé :
gavarrar (prononcer "gawarrà" ou "gabarrà") : lòc plantat de gavarra

Gavarra hlorida {JPEG}

voir aussi :

toja / thuie

Prononcer entre "touje", "touye", "toujo", "touyo".
La forme tuja existe aussi.

Petit ajonc épineux autrefois beaucoup utilisé pour faire la litière du bétail et donc le sostratge, sorte de fumier.
Le tojar (prononcer entre "touyà" et "toujà") est un terrain de lande où pousse la toja.
tojet (prononcer entre "touyét" et "toujét") pourrait bien avoir le même sens.

L’équivalent français "thuie" a été trouvé chez l’écrivain gascon Pesquidoux, mais il n’est pas certain qu’il soit passé dans l’usage commun.

Un proverbe tiré de V. Lespy (proverbes du pays de Béarn - éditions Lacour) :
Non cau pas tròp usar la haus si vòlin que cope la toja.
Il ne faut pas trop user la faux si on veut qu’elle coupe la "toja".





Grans de sau

  • Super ce site en gascon...j’aimerais cependant comprendre ce qui s’y écrit :
    "Que lo cuu e’t pèla e qu’i creish gavarras entà har palomèras !"
    Merci de votre aide !
    Cordialement.

    Réponse de Gasconha.com :
    Il doit s’agir d’une apostrophe hostile et grossière : quelque chose comme "que le cul te pèle et qu’il y pousse des "gavarras" pour faire des palombières".
    Les palombières sont faites de fougères et autres végétaux disponibles, alors peut-être bien avec des ajoncs (gavarras).


  • A noste, qu’apèren aco le jaugue (ajonc d’Europe) ou le boupilhe (ajonc nain).

  • Vers 1860, l’émigré Jean Paul Dhers de Sarrecave* (canton de Boulogne s/Gesse) écrit à ses parents depuis Azul (province de Buenos Aires) :
    «  je vous remercie pour toutes ces noix, aussi pour les couteaux et surtout, pour les graines de gabarre. Envoyez-moi encore d’autres couteaux (boudouilhs), avec beaucoup de graine de gabarres, toute celle que vous pourrez..  »
    Mais que compte donc faire Jean Paul Dhers de ces graines de gabarres ? En gascon, la ga(w)are, c’est l’ajonc que l’on mélange le moins possible au « soustré », litière composite, « pelée », disait-on sur les pentes stériles des « tujaguas, gestassas ou broucassas ». L’ajonc enrichit le sol en azote, mais il ne peut pour autant être utilisé dans ce but, puisque en même temps il appauvrit le sol. Il avait envahi le sud du Chili, introduit par des colons allemands à la fin du 19éme siècle dans le but de clôturer les propriétés, ses épines formant des buissons quasiment impénétrables, haies défensives qui interdisaient le passage des chevaux et par là même, l’intrusion de raids indiens.
    D’où pour notre émigré, l’utilisation supposée des graines de « gabarres » réclamées.
    * extrait de : « Les cadets de Nébouzan dans la pampa argentine » G.P. Souverville Ed. Nébouzan 2013 »


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