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lundi 26 novembre 2012

crohòt

français : cratère au sommet d'une dune

Prononcer "crouhott", ou "crouott", parce que le "h" est probablement plutôt un artifice graphique qu’un vrai "h" gascon.




Grans de sau

  • 1° CROHOT seré una alteracion de CRÒT (Ò long percebut coma "OHO")

    2° Lèja-Cap-Herrèr : estrange !
    LÈIGE = milhor
    A la lemita, Lèiga e lo HerreT.

  • Etrange généralisation de ce "oho", sur-interprétation d’un o long et ouvert, pour tous les lieux-dits homonymes de la côte nord-gasconne.

    Et comment passe-t-on de cròt "creux" à crohòt, synonyme de dune ?

  • Je ne savais pas que la syllabe "ò" est longue (seulement dans "cròt" ou en général ?).
    Et ça remet en question toute ma prononciation :
    le "ò" de caminòt est long, par exemple ?
    Même pour "cròt", je n’y arrive pas : j’ai l’impression de parler allemand !

    Pour "Herret/Herrèr", je crois qu’il y a sur Gasconha.com une discussion que je n’ai pas sous les yeux.
    Il me semble que Vincent.P penchait pour "Herret". Je ne sais plus pourquoi je préconisais "Herrèr", peut-être simplement parce que je sentais mieux "herrèr" comme adjectif associé à "cap". Ou sous l’influence du "Pilat" qui est en face, et qui serait un "pilar"...

  • Je ne crois pas qu’il y ait des études de phonologie si poussées pour le gascon, mais après réflexion, non, le o ouvert tonique n’est pas plus long qu’une autre voyelle tonique.

    Du coup, je doute que crot et crohot soient le même mot.

  • On ne trouve aucun lieu-dit "Crot" sur la côte gasconne, mais on trouve des dérivés de crohot comme "Les Crohotons".

    Il me semble impossible que "crot" ait été pris pour "crohot" : ce dernier est un mot qui existe, au sens de dune, mais dont il faut déterminer alors l’étymologie.
    Il est étrange que l’on ne trouve pas "Crouhot" cependant ...

  • Il est cependant tout à fait envisageable que "crohot" soit une variante septentrionale de "crot" (mais pas une altération) mais par quel mystère de la phonétique gasconne du Médoc ce redoublement ?

  • En fait, il n’y a pas en langue néo-latine de voyelle courte ou longue : les dialectes romans ont supprimé la différence entre voyelle longue et courte au profit des timbres.

  • Il existe une tendance en gascon a prolonger les voyelles o et a quant elles sont finales ou précédent r ou n. Comme lo còr, la mar (coo, maa), si bien que l’orthographe béarnaise classique l’a utilisée (Moliets et Maa, Lannejuzaa).
    Est-ce que crohot était prononcé ainsi : croot, l’h ne servirait alors qu’a "prolonger" le o, l’orthographe française étant très mal outillée pour reproduire ces phonèmes. Le double oo en français ne trouvera qu’une langue étrangère pour le prononcer (ou ?). Le saura-t-on jamais ?

  • "Les landes de Gascogne offrent aussi des exemples remarquables de cette disposition semi-circulaire de la crête des dunes. Aux environs d’Arcachon et de la Teste, toutes les hautes cimes de la chaîne des sables ont cette apparence de volcans effondrés et se distinguent par la riche végétation d’ajoncs, de genêts et d’arbousiers qui remplit leurs cratères ou crouhots."

    http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Reclus_1865.djvu/14

  • Au cas où "cròt" serait en jeu dans "crohòt" (ou "croòt" ?), voici l’étymologie que j’ai trouvée sur GeneaNet :
    "crot, du latin crypta emprunté au grec".
    Mais comme "cròt" (qui existe aussi en langue d’oïl sous la forme "crot") est masculin, il y a peut-être une forme masculine intermédiaire entre "crypta" et cròt.
    Le mot "crohòt" a-t-il la trace d’une évolution phonétique particulière à cette partie de la Gascogne (nord-Buch et Médoc maritime), une transformation de "ot" en diphtongue "wot" ?
    En l’absence d’autres cas, c’est difficile à dire.
    Sinon, on peut penser à l’attraction entre "cròt" et un autre mot. Je pensais à "corona", ayant vu que, dans les Pyrénées, "coroau" semble pouvoir donner "croau". Mais c’est un peu tiré par les cheveux.
    En tout cas, ce mot "crohòt" est très intéressant !

  • N’aublidim pas que son los cartografes reiaus qu’an establit las cartas, e que lur aurelha n’èra pas forçadament acostumada au gascon, e que n’i’n a que podèvan parlar dialèctes d’oïl, breton etc. on la fonologia es benlèu diferenta... (?)


    — 
    cròta « crypte ; grotte ; cave ; voûte ; souterrain voûté » (Alibert), deu latin "crypta".

    D’on : cròta>cròt. (Am tanben truca/truc, tuca/tuc, palhada/palhat,...)


    — 
    "Cap Ferret" : quò’s vrai qu’èra notat "Herrer" d’autscòps. Benlèu qu’en nòrd gascon correspondré donc a "Herrèir" (a l’origina) e que la deformacion a poscut menhar a "Herret"...


    — 
    Per "Pilat" sui pas segur qu’èsti un pilar... pusque la ròca deu Pilat susten pas grand causa ;-)
    Mès un derivat de "pila" (=pilòt), coma "peirat" es un derivat de "pèira" !!!!

  • "pilar" (o "pialar" ?) e vòu diser "tas", "amas", non ?
    Que calerà verifiar dens lo "Tot en gascon" e dens lo "Palay"...

  • Au fait, trouve-t-on vraiment beaucoup "cròt" en onomastique gasconne ?
    A bisto de nas, "cròs" ne semble pas particulièrement implanté non plus en Gascogne.

  • lo "tot en gascon" de Pèir MORÀ donne :
    pilat,pialat m :
    1- amolonatge de causes o de gents
    2-duna de sable ;sin.pièla f.molon,cussa f.
    (L.) ; pialòt : pièla pichona.

    "Pilar" est défini dans le sens de piler(du grain par exemple) ou alors comme pile de pont ou colonne de soutien ou même comme "pilier de rugby" ;

  • Le Palay donne à la page 292 :
    crouhòs (G. et L.) ; sm - C. crot, "fosse, tanière".

  • Une nouvelle hypothèse me vient à l’esprit pour ’’Crohot’’ :

    cròt aurait pu donner localement *crodòt comme diminutif, ce qui aurait naturellement évolué en croòt puisque le d intervocalique a tendance à s’amuïr en gascon.


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