Notre région, c’est la Gascogne !


Lòcs

Albret néracais

Armagnac

Gascogne médiane

Francescas

Rue

Rue Maubec

Il y en a des rues Maubec en Gascogne ! Une à Bayonne, une à Bordeaux, une à Langon, une à Toulouse rive gauche, ... et donc une à Francescas !

prepausat per Vincent P. ;

 

Queyran

Rive droite gasconne

Marmandais

Marmande

Loustalot

Loustalot

Dans la zone commerciale du Perilley, à l’ouest de la ville sur la route de La Réole, un magasin au nom bien gascon !

http://loustalot-chasse-peche.com/

prepausat per Vincent P. ;
En "normalizat" :

Lostalòt + L'Ostalòt

ostau / maison

Se rencontre souvent dans les noms de lieu, écrit à la française : Loustau, Loustaou...
diminutifs : ostalòt, ostalet...

Villa L’Oustaou (Le Moulleau)


 

Grande Lande / Lanegran

Pays negue

Landes de Gascogne

Ygos-Saint-Saturnin

Arosse

Arosse

Le quartier n’est plus connu, à tout le moins sur les cartes, que sous le nom de "La Chapelle", mais un panneau sur place indique le véritable nom : "Notre-Dame d’Arosse".

C’est très net, le véritable nom du lieu, c’est Arosse, et on ne saurait se tromper : c’est un toponyme basco-aquitain en -osse assez net. Faute d’attestation ancienne à ma disposition, il m’est impossible de dire si le toponyme est parent des toponymes béarnais Arros, avec -rr-.

En prenant un peu de hauteur géographique, on voit qu’autour d’Ygos, lui-même un toponyme basco-aquitain en -os, il y a toute une série de micro-toponymes d’allure bascoïde : "Le Tuc d’Auros", "La Lande de Manos", "Arriet", "Carritz", "Larriaque", ... Sans compter ceux qui ont probablement disparu.

Que dire de plus en l’état ?

- Il y a tout un débat, que nous menons avec Philippe Lartigue, sur la manière de graphier le suffixe -osse en alibertin. Je suis pour ma part partisan de -òssa, Philippe lui entend restituer une forme -òce, qui me semble un peu bizarre.

En effet, je crois que la restitution des étymons, en soi une obsession un peu pénible de la graphie alibertine, ne doit pas aller jusqu’à coller aux étymons basques, étant établi que notre suffixe basco-aquitain est parent de la suffixation basque -o(t)z : ç est alors là pour le rappeler.

Quant à la finale, nous ne saurons jamais vraiment si la forme -osse est une forme féminisée passée dans un moule latin ou pas : l’existence de Burosse en Béarn, doublet de Buros (vraisemblablement sur le basque buru "sommet"), tend à me faire préférer -òssa, dans la mesure où la finale est prononcée comme une féminine (l’on sait que le gascon de l’ouest ne différencie pas -e de -a final).

C’est un débat que nous pourrons avoir plus amplement par la suite. Je reste partisan de la simplicité.

- La chapelle en soi est émouvante, très landaise dans sa simplicité et son utilisation du bois, le tout dans un environnement aux belles maisons landaises isolées. Et puis, bam, juste en face, voici ce que l’on trouve : pauvre Gascogne !

prepausat per Vincent P. ;

 

Alava / Araba

Condado de Treviño

Uzquiano

Uzquiano

Pourquoi proposer un tel lieu ? C’est qu’il est intéressant, à plus d’un titre, pour des éléments de comparaison, et la découverte des pays "vascons" du Sud, dans une optique d’ouverture.

Uzquiano est une localité de la municipalité dite "Condado de Treviño" :

- On remarquera que l’Espagne a procédé sans souci à des fusions de communes : Uzquiano, noyau urbain très différencié, relève pourtant d’un plus vaste ensemble municipal. Il ne semble pas que cela ait jamais posé problème, et en tout état de cause, les municipalités ainsi formées semblent cohérentes : souvent une vallée, une entité historique différenciée. L’on est loin de l’éparpillement communal français, hérité du maillage des paroisses.

- Avec une autre municipalité, la municipalité de "Condado de Treviño" constitue une enclave historique castillane en Alava, l’une des trois provinces basques de la communauté autonome, la plus méridionale, et la seule située sur le versant méditerranéen.

L’enclave, dite de Treviño, est d’ailleurs réclamée par le nationalisme basque : il est intéressant de constater que ces questions territoriales sont primordiales côté espagnol, quand côté français, somme toute, tous les découpages sont possibles, par décision arbitraire de l’État central. En Espagne, on s’écharpe sur deux municipalités, en France, une collectivité locale a 30 ans d’espérance de vie avant redécoupage.

La situation de cette enclave, pour dire la vérité, ne diffère pas notablement du reste de l’Alava, outre que seules des raisons assez obscures de droit féodal expliquent le rattachement à Burgos : la langue basque, qui marque nettement la toponymie des lieux, s’est toutefois perdue au fil des siècles. Il semble acquis que déjà au XVIème siècle, l’on ne parlait plus basque sur place.

Carte sur la perte du basque en Alava

Pour dire la réalité, aussi bien d’un point de vue sociologique, notamment politique, que culturel, les "Basques" d’Alava se distinguent des autres Basques. Allez-vous promener à Vitoria, qui est une ville vraiment super, vous verrez les patronymes alavais un peu partout : ils constituent ce que l’on appelle les patronymes composés, une survivance d’un ancien système patronymique de l’Espagne septentrionale.

Apellidos compuestos alaveses

On retrouve donc un patronyme castillan, avec la marque de filiation -ez (génitif latin -is) suivi d’un toponyme, souvent de langue basque, qui indique l’origine. Les Alavais s’appellent donc López de Arechavaleta, Pérez de Landazábal, Álvarez de Amézaga, ... C’est très curieux, et passionnant de métissage.

Dans tous les cas, le basque était en ces lieux une langue morte, et la récupération du basque, en Alava comme dans l’enclave de Treviño, est proprement stupéfiante.

Pour compliquer la situation, notons que l’enclave, et de manière générale l’Alava, sont constituées de terres qui ont pu relever de différents évêchés, dont le siège pouvait se trouver en des terres manifestement pas bascophones (mais qui purent l’être aux premiers siècles), ce qui est assez similaire à la situation côté français avant le Concordat :

Carte de l’évêché de Calahorra

La situation était encore plus étrange à l’époque romaine : clairement, l’Alava, et l’enclave de Treviño, était peuplés par trois peuples, d’où le toponyme Trifinium "trois limites", qui deviendra Treviño.

Carte des peuples antiques au Pays Basque espagnol

La toponymie en pays autrigon marque nettement l’influence celte : Uxama, la Osma moderne, signifie "la plus élévée" en langue celtique. Mais il en va de même chez les Vardules : Segontia ou Tullonium ont une nette apparence indo-européenne.

Ainsi, il semble clair que les lieux ont été soumis à des pénétrations indo-européennes fortes, à tout le moins la vallée de l’Èbre. Pourtant, il est également net que le basque a été la langue de communication du peuple jusqu’au XVIème siècle. Est-ce que le basque, après une période de retrait vers les montagnes, aurait connu une phase d’expansion dans une plaine, d’abord celtisée, puis romanisée ? Faut-il postuler un bilinguisme, voire trilinguisme, généralisé ?

La toponymie d’Uzquiano montre bien les marques de la langue basque :

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Cette question n’est pas sans éléments de comparaison avec ce que nous savons de terres, manifestement celtisées comme le Bordelais ou le Condomois, en tout cas de terres, pourtant aujourd’hui - ou disons, hier - de langue gasconne (donc une langue romane sur substrat aquitain). Présence de populations aquitaines dominées par des Celtes en faible nombre ? Dynamisme du roman gascon au Xème siècle ?

Comme on le voit, les questions qui se posent au sud des Pyrénées peuvent nous aider à appréhender certaines énigmes historiques du versant nord.

Revenons à Uzquiano toutefois.

En basque, Uzquiano se dit Uzkio. Comment sait-on le nom basque de la commune alors que le basque est éteint depuis le XVIème siècle ? C’est une reconstruction via la microtoponymie : on trouve dans la localité voisine d’Imiruri le lieu-dit Uzquiaurra au XVIIème siècle, manifestement Uzkio + aurre "à côté de Uzkio".

De toute façon, cela est conforme à la phonétique générale du basque : le -n- intervocalique, tout comme en gascon, chute.

uzkiano > *uzkiao > uzkio

La base est donc bien Uzquiano, et c’est elle, conservée par la forme officielle castillane, qu’il convient d’expliquer. L’attestation Fusquiano de 1257 donne la solution : il s’agit d’un toponyme latin en -anum sur une base qui doit être Fuscius. Autrement dit, le domaine de Fuscius.

F- initial, comme en gascon, va devenir H- (Huçquiano en 1551) puis le phonème du h aspiré initial va se perdre en castillan. En basque, la répugnance pour f initial a plutôt tendance à donner p- ou b- : on a donc un phénomène plutôt de roman castillan.

En revanche, le maintien du groupe -sci- est plutôt un phénomène basque, là où le roman procède par assimilation : l’on aurait en castillan quelque chose comme Ujano, via une étape Uxano (le son "x" s’est perdu en castillan).

En catalan, le domaine de Fuscius donne la localité de Foixà. En Quercy, l’on a Foissac (46), avec le suffixe -acum plutôt que -anum. C’est le Foissy (21) de Bourgogne. Il me semble que l’équivalent gascon, qui doit être Houchac, explique le toponyme de ce nom à Miradoux (32).

Bref, Uzquiano est un toponyme latin formé dans un contexte de métissage castillano-basque : un vrai syncrétisme ! En gascon, l’on aurait probablement quelque chose comme Houchan.

Mais pourquoi ai-je eu envie de proposer Uzquiano plutôt qu’une autre localité alavaise ? Car la sensation qui fut la mienne, en avril dernier, en traversant le village, fut celle d’un enchantement : toute une symphonie de maisons vasconnes !

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prepausat per Vincent P. ;

 

Grande Lande / Lanegran

Pays negue

Landes de Gascogne

Belhade

Croix

Croix et pans de bois

Malheureusement, je ne trouve nulle part sur le net le nom de cette maison, près de la fontaine Sainte-Anne, au bourg de Belhade ! Dommage, un nom gascon, c’est toujours mieux : si un autochtone passe et peut nous éclairer ...

Dans tous les cas, rendons hommage au printemps achevé, il fut particulièrement (trop ?) agréable en 2017. Les beaux paysages reviendront en septembre : d’ici là, ciel lourd, mousson, orages !

prepausat per Vincent P. ;

 

Lomagne

Pessoulens

Les

Les Communs

Le territoire gascon, comme ailleurs en France, est parsemé de toponymes de la sorte, qui désignaient des lieux qui sous l’ancien droit local, étaient "communs" aux habitants, pour divers usages, probablement pour le bétail.

En soi, le lieu-dit a peu d’importance, c’est surtout la beauté des lieux qui m’a transporté et a nécessité d’immortaliser le moment !

prepausat per Vincent P. ;

 

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