Lòcs (toponymie, paysage...) de Coimères

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Le Tin


 

 
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Jean Haut

[Je ne sais pas pourquoi Dàvid avait proposé "Jan Nàut" comme forme normalisée.
Cassini écrit un lieu Jeanas (en fait ce doit être "Joanas" écrit aujourd’hui Joinas) et un autre "Le Haut".
Tederic M.]


 

 
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Berthoumilot
Bertomilòt

en graphie alibertine :

Bertomiu

Bertomiu Bertomiva / Barthélémi

Prononcer "Bertoumïou" (où "ïou" est une diphtongue), et pour le féminin, "Bertoumibe" ou "Bertoumiwe" ou encore "Bertoumiwo"...

Bertomilòt

Diminutif de Barthélémy.


 

 
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Gat Nègre
Gat Nègre

en graphie alibertine :

Gat Nègre

negre, negue / noir

Prononcer "négré" avec l’accent tonique sur "né".

variantes :
negue ou néguer (celui-ci étant une variante orthographique du précédent).
En "parler noir" landais (parlar negue), "negue" se prononce "neugue".

guà, guat, gat, vuà ?, vuat ? / gué

La forme guat a aussi existé, il en existe des traces dans la toponymie (ex : Le Moulin du Gouat à Habas (40) sur l’Arrigan).
[Vincent.P]

La rivière du Gat mort porte aussi le "t" final, mais a perdu le "u".
[Tederic]

"« goua », comme « gué » vient de ‘vadum’ ;
phonétiquement, à la française :
wadum > wadu > wad > gwad > gwat > gwa ; en français, … gwat > gat > gué
comme pratum […] prat > pré.
Mais le français a aussi le toponyme « Gois » dans le « passage du Gois » entre le continent et l’ile de Noirmoutier.
Le -d final se maintient en dérivation ; on a le patronyme Gouazé, où le -d- intervocalique passe à -z-
comme dans videre > védë > vésë etc. [...]
Mais en finale absolue, le -d devient muet, comme dans pedem > pè. Mais pas partout, car de même qu’en Aspe on dit « lou pèt » pour "le pied", Palay atteste des formes « ga, goà, goàt, goàu et goè ». Je ne saurais les localiser et l’ALG n’a pas de carte "gué’."
[Dr Y. Lafitte]

"pourrait provenir du francique wad qui a une signification moins spécialisée que vadum, car il peut désigner des cours d’eau, des mares.
Le mot wad est conservé en néerlandais.
Le francique wat e le latin vadum se ressemblent, et ont évidemment une étymologie indo-européenne commune."
[Gérard Loison]

dérivé :
guadet (prononcer "gwadétt")


 

 
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Pehau
Pehau

en graphie alibertine :

Pehau
Prononcer "Pehàw". Difficile de choisir entre "Pé Hau" (au pied du hêtre) et (...)

haur / forgeron

Attention, le "r" final ne se prononce pas en général en graphie occitane normalisée.
Prononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.

hauressa (prononcer "hoouresso") : hauresse, femme de forgeron [Fauché, dialecte gascon de Tonneins] ?
En toponymie, on peut envisager des confusions entre hauresse, fauresse et (a)horest (forêt...). ahorest = forêt

hau, hai, hac / hêtre, forêt destinée à l'affouage

Prononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.
Autres formes gasconnes :
hai (prononcer "haÿ")
hac (moins répandu ; écrit éventuellement "hag", notamment en graphie fébusienne ; plus proche de la racine latine fagusprononcer "hac" ; )
havoth, havora (prononcer "habouth, haboure" - le premier est masculin, l’autre féminin)
"haboure sf. Hêtre (fagus sylvatica). V. habout. Syn. hag, hau, hay." [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

havoret (prononcer "habourét")
diminutif (mais surtout collectif : bois de hêtres) : haget et aussi haveda (prononcer "hawéde", "hawédo"...) : Bois planté de hêtre
"Se trouve dans les Pyrénées (forêt d’Iraty...), quelques localités reliques en Chalosse, Lot et Garonne…
Arbre pouvant atteindre 40 à 50 m, et vivre jusqu’à 500 ans.
Fruit : la faine, appréciée par les porcs ; on en tirait également de l’huile alimentaire.
Distillé à sec, le bois fournit la créosote.
Bois d’œuvre recherché (menuiserie, chaises…)"
[Gilles Granereau]

Le hau/hai a été important dans la Gascogne d’hier, si on en juge par le nombre des noms de lieu (et donc de personne) qui contiennent ce mot.

/ pied

En plus de la signification "pied = partie du corps humain", apparait souvent dans les noms de lieu pour désigner le bas (ou même le commencement ?) d’un élément du paysage.

Pèir, Pèr Pèira / Peÿ / Pierre

Pèir Berland defenot la libertat de Bordèu !

Dérivés :

Dérivés ou variantes [Alis-Aiguillon] : Peyre Peyroton Peychot

Futurs parents amoureux de Bordeaux et de sa région, vous souhaitez que votre fils s’attache lui aussi à ce pays et défende ses couleurs...
Appelez-le Pey ou Pèir* !
C’est "Pierre" en gascon de la région de Bordeaux.
C’est le prénom de Pey Berland, homme d’Etat, homme du peuple, homme de coeur et homme de religion, qui a défendu la liberté de Bordeaux contre le roi de France.

*"Pèir" est la graphie occitane normalisée de "Pey".
Il s’agit d’un seul et unique prénom qui se prononce " Pèÿ ".

La forme "Pey" est plus connue, et attestée officiellement. Vous n’aurez aucune difficulté à la faire enregistrer par l’Etat Civil : sinon, il devrait suffire d’invoquer Pey Berland et les multiples "Saint Pey" de la région...

La forme graphique Pèir, plus moderne et audacieuse, est moins évidente à prononcer pour la majorité des gens.
Il vous faudra donc faire, si vous la choisissez, l’effort pédagogique pour qu’ils ne prononcent pas "Pèrr"...

Pèir est la version nord-gasconne (en gros, département de la Gironde nord du département des Landes) de "Pèr" (ne pas prononcer le "r") qu’on trouve dans le reste de la Gascogne (voir les multiples "Saint Pé...").

A noter pour finir : le gascon permet une forme féminine différente du masculin, "Pèira", à prononcer entre "Pèïre" et "Pèïro". Profitons-en ?-)


 

 
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La Bourdette
La Bordèta

en graphie alibertine :

Labordeta + (la) Bordeta
Prononcer "Labourdéte", "Labourdéto"...

bòrda / ferme, métairie, grange

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu"), bordilar (attesté dans "Siedlung und Landschaft (...)" p. 328)
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalèr métayer, « habitant d’un hameau, d’un bourdalà » [Palay]
bordalat (hameau)
bordèra : regroupement de bòrdas ?
bordar (prononcer "bourdà") :
« bourdà sm. Ferme, borde avec tout ce qu’elle contient et comporte- : bétail et cheptel mort. En Lav. emplacement d’une borde tombée en ruines. » [Palay]
« Bourdar Bordar (vers le pays basque) métairie »[Lespy]

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Larroque
L'arròca

en graphie alibertine :

Larròca + L'Arròca + La Ròca
Prononcer entre "Larroque" et "Larròco".

arròc, ròc / roc, rocher

En gascon, on a plutôt arròc
arròca (prononcer "arroque") : roche


 

 
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La Motte
La Mòta

en graphie alibertine :

Lamòta + (la) Mòta
Prononcer entre "Lamòte" et "Lamòto".

mòta / mothe

Prononcer entre "mote" et "moto".

Mot désignant au Moyen Age un tertre, parfois artificiel, sur lequel on bâtissait une forteresse.
Ce mot, présent aussi hors Gascogne, semble avoir disparu en gascon depuis longtemps, peut-être depuis qu’on ne construit plus de forteresse dessus ?
Michel Grosclaude donne à ce mot une origine pré-indoeuropéenne "archaïque". Le gascon n’a donc fait que l’adopter.

Une "sala", une motte : ne serions-nous pas sur un ancien domaine féodal, surtout que Roquetaillade est tout proche ?


 

 
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Caillou Sec
Cailhaù Sèc

en graphie alibertine :

Calhau Sèc

calhau / caillou

Prononcer "caillaou".

Exemple de S. Palay dans son dictionnaire :
"Non trobaré pas calhau au Gave" :
Il ne trouverait pas de caillou au Gave. (se dit pour une personne peu dégourdie).
Au sens figuré, calhau = personne têtue
Dérivé :
calhavós (prononcer "caillabous") : caillouteux ; qualifie des ruisseaux ou rivières en pays de Confluent de Lot et Garonne et plus au nord ; donc pas spécifiquement ni exclusivement gascon.

a hum de calhau : à toute vitesse


 

 
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