Lòcs (toponymie, paysage...) de Puybarban

Bazadais

Puybarban

Pérulley

en graphie alibertine :

(lo) Perulhèir, Perulhèr
Prononcer "(lou)" + respectivement "Péruilleÿ", "Péruillè", qui sont les formes (...)

perulha, perilha / poire sauvage

Prononcer "pérulye", "pérulyo"...

perulhèr (pérulyè) , perulhèir, perilhèir (pérulyeÿ, périlyeÿ- nord-gascon) : poirier sauvage

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« perilhèr (Méd.) ; perilhoè, perulhè,-lhoè sm. Poirier sauvage.  »

Comprendre "péruilley" : poirier sauvage.

prepausat per Gaby ;

 

 
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Puybarban

Néorégionale


Equilibrée et harmonieuse sans être symétrique.
Elle fait face au canal des deux Mers qu’on devine au premier plan.
A défaut peut-être d’une orientation optimale, elle doit avoir une vue sur l’arribère de Garonne en contrebas du canal.

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Puybarban

Les Capérans

en graphie alibertine :

Los / Eths Caperans
Prononcer "Lous / Eths Capéran(g)s".

capèra / chapelle

Prononcer entre "capère" et "capèro".
dérivé :
caperan : chapelain


 

 
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Puybarban

Lahumat

en graphie alibertine :

(l')Ahumat

ahumat / enfumé

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« ahumàt,-made adj. et s. – Celui, celle qui n’a plus la fraîcheur de la jeunesse ; personne peu sociable, qui sort peu de chez elle, enfumée ; jet de fumée. Sobriquet des gens d’Athas, de Marciac (G.) et de Pontiacq (P.-A.) »

« desahumàt,-ade adj. et s. – Un fat, un parvenu, quelqu’un qui est honteux d’être de modeste extraction, d’une chaumière enfumée ; en style plaisant, qui est dégagé des vapeurs de l’ivresse, qui n’a plus la tête lourde, les idées fumeuses. »

« "los ahumats" (en gascon, "les enfumés").
Sobriquets des gascons du Labourd
Surnom donné aux habitants de l’actuel quartier Saint Charles, où se trouvait à la fin du 18ème siècle une usine de laquelle sortait beaucoup de fumée. »

« M. de Ahumat, qui ne sortait jamais de peur de s’enrhumer »
Chafres de nobles de Chalosse

FANTOIR :
32343 Riguepeu AHUMATS
33346 Puybarban LAHUMAT
40181 Messanges LAHUMAT
65395 Saint-Pé-de-Bigorre RUE DES AHUMATS


 

 
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Puybarban

Montarras

en graphie alibertine :

Montarràs
Prononcer "Mountarràs".

mont / mont

Prononcer "moun", avec un "n" final qui se prononce diversement à travers la Gascogne.

arràs / ras, plein jusqu'au bord


 

 
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Puybarban

Barenne

en graphie alibertine :

(La) Barena ? Varena ?
Prononcer "Baréne", Baréno"... Semble avoir été francisé en "Varenne(s)" en (...)

baren ? varen ? / marais desséché, lande marécageuse, bas-fond interdunaire

Prononcer "barén".
La graphie alibertine varen peut-être envisagée selon l’étymologie.
La forme féminine varena, barena (baréne, barenne...) semble exister.
Une concentration de lòcs portant ce mot existe en pointe médoquine, écrits "Baren" ou "Barin".
A Carcans, les lieux désignés par "Barin" semblent exclusivement des pièces d’eau, d’après la carte d’état major du 19e siècle.
Jusqu’à quand ce mot était-il en usage ?
Origine celtique var (eau) ?
Mais les barene sont les parties marécageuses à fleur d’eau de la lagune de Venise... Si le mot est de la même famille, cela justifie la graphie avec un b, parce qu’à notre connaissance, le vénitien ne transforme pas le v en b.*

* Jean Franville nous apprend que, au contraire, l’ancien vénitien transformait le v en b. Cela simplifie les choses en confirmant l’étymologie celtique var et conduirait à choisir la graphie varen.
https://warewenna.wordpress.com/annexes-2/a-nouveaux-elements-2/un-element-primordial-le-betacisme/

Apparait sur le Cadastre napoléonien, TA de 1848 : "à Barenne"

prepausat per Tederic Merger ;

 

 
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Puybarban

Coucut

en graphie alibertine :

(lo) Cocut
Prononcer "(lou) Coucut". Pourquoi tant de lieux en Gascogne y font-ils (...)

cocut / coucou

L’oiseau. Prononcer "coucut".
Le mot apparait dans de nombreux noms de lieux :
"Cantecoucut" e tot aqu&ograve...

Mais "cocut" veut dire aussi "jonquille" [JF Laterrade]

cocuth / coucou, cocu, narcisse des prés, jonquille

Palay :
Multidiccionari francés-occitan

« coucùt sm. – Coucou ; cocu, narcisse des prés, ou jonquille »

En français, "coqueluchon" est un des noms vernaculaires donnés à certains types de primevère. Ce mot pourrait venir du latin cucullus. Or ce dernier pourrait avoir donné le gascon cocuth, par la règle de transformation du ll latin en th. La forme des fleurs serait en cause.


 

 
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Puybarban

courreges

en graphie alibertine :

(las) Correjas
Prononcer "Courréjes", "Courréyos", "Courréjos", "Courréyes"... toujours avec (...)

correja / courroie

Prononcer entre "courrèje" et " courrèjo".
Utilisé aussi pour désigner un champ en forme de bande allongée, une culture en terrasse...
D’où sa fréquence comme nom de famille (les noms de famille sont souvent issus de noms de lieux).
dérivé :
correjòla : correja avec le suffixe -òla qui doit être collectif


 

 
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Puybarban

labarthe

en graphie alibertine :

Labarta + (la) Barta
Prononcer entre "(la) Barte" et "(la) Barto".

barta / barthe

Zone humide auprès d’une rivière.
"barta" est un mot prélatin.
Difficile d’affirmer si "barda" (voir les lieux qui s’appellent "Labarde") est une variante de "barta".
Si oui, on pourrait déduire à la fois "barda" et "barta" de bard ou bart qui veut dire "boue" ou "limon".

barta existe aussi en languedocien, mais avec un sens différent de forêt broussailleuse. Difficile de dire si les mots "barta" et languedocien et gascon ont une même origine.


 

 
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Puybarban

Le hay

en graphie alibertine :

Lo Hai
Prononcer "Lou Haÿ".

hau, hai, hac / hêtre, forêt destinée à l'affouage

Prononcer "haou" ou "aou" est une diphtongue.
Autres formes gasconnes :
hai (prononcer "haÿ")
hac (moins répandu ; écrit éventuellement "hag", notamment en graphie fébusienne ; plus proche de la racine latine fagusprononcer "hac" ; )
havoth, havora (prononcer "habouth, haboure" - le premier est masculin, l’autre féminin)
"haboure sf. Hêtre (fagus sylvatica). V. habout. Syn. hag, hau, hay." [Palay]
Multidiccionari francés-occitan

havoret (prononcer "habourét")
diminutif (mais surtout collectif : bois de hêtres) : haget et aussi haveda (prononcer "hawéde", "hawédo"...) : Bois planté de hêtre
"Se trouve dans les Pyrénées (forêt d’Iraty...), quelques localités reliques en Chalosse, Lot et Garonne…
Arbre pouvant atteindre 40 à 50 m, et vivre jusqu’à 500 ans.
Fruit : la faine, appréciée par les porcs ; on en tirait également de l’huile alimentaire.
Distillé à sec, le bois fournit la créosote.
Bois d’œuvre recherché (menuiserie, chaises…)"
[Gilles Granereau]

Le hau/hai a été important dans la Gascogne d’hier, si on en juge par le nombre des noms de lieu (et donc de personne) qui contiennent ce mot.