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Gascogne toulousaine

Toulouse

Avenue de la Juncasse / Avienguda de la Juncassa / Abiéngudo de la Jüncasso

En "normalizat" :

La Juncassa
Prononcer "La Juncasse".

junc / jonc

dérivé :
juncar (mot masculin - prononcer "junnca"*) : jonchaie

*C’est un des nombreux mots composés avec le suffixe "ar", qui exprime l’idée de "lieu planté de ...".

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Rive droite de la Garonne, dans le quartier Soupetard, vallée de l’Hers, aux confins de Balma ... Le lieu-dit est attesté depuis le Moyen-Âge.

L’IGN montre que le terme connait une distribution plutôt gasconne et toulousaine, ce qui à mon sens tend à prouver une certaine unité entre ces deux entités.

La forme languedocienne est plutôt "joncasse", ce qui tend à prouver que sur certains traits phonétiques, le parler toulousain a suivi le gascon.

prepausat per Vincent.P



Grans de sau

  • Via l’IGN, on se rend compte que la forme en [y] s’étend donc au pays toulousain et à la vallée de l’Ariège : La Juncasse à Deyme (31), idem à Saint-Félix-de-Rieutort (09).
    On trouve Juncas à Sautel (09). L’Aude ou l’Aveyron ont de manière immuable La Joncasse.
    Seule attestation en Gascogne, à Beychac-et-Caillau, dans l’Entre-Deux-Mers, bizarrement, alors que Vayres tout près a Juncarret.

    Ce qui est clair, c’est que la forme junc est proprement gasco-toulousaine.

    Réponse de Gasconha.com :
    Il faut expliquer (pas facile d’être clair, et je m’y suis moi-même perdu) que "la forme en [y]" (selon la graphie phonétique internationale) est la forme qui s’écrit généralement en France "u" comme "junca",et non "o" comme dans "joncasse" ("o" prononcé "ou")...
    "junc" serait donc gascon, alors que "jonc" (prononcé "jounc") serait languedocien.
    La graphie phonétique internationale écrit "y" le "u" français et "u" le "ou" français ou le "o" occitan alibertin....
    [Tederic M.]


  • Rohlfs décrit ce phénomène (qui fait partie de tout une série complexe d’instabilité des voyelles romanes u et ou) : le o fermé [u] en gascon, précédé par la fricative palatale j, devient [y].

    La toponymie laisse entrevoir qu’il s’agit d’un phénomène proprement gascon, qui s’étend cependant au Toulousain immédiatement adjacent.
    C’est probablement à ce genre de faits linguistiques que le parler toulousain était dit influencé par le gascon.

    Vous pouvez constater cette parenté sur l’ALF : tout point de la Gascogne centrale étend sa tache rouge jusqu’à Donneville inclus (Gimont, Lombez, ...).

    www.dialectometry.com/frankreich


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