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Léognan

La Louvière / La Lobèra / La Loubère

En "normalizat" :

La Lobèra + Lalobèra
Prononcer "Laloubère", "Laloubèro"...

lop / loup

masculin : prononcer "loup" en faisant entendre le "p" final.
féminin : loba (prononcer "loube" ou "loubo")

lobèra (prononcer "loubère") : lieu des loups (voir le dictionaire de Vincent Foix) [Max Loubère]

Un nom français pour un château du XVIIIè siècle classé monument historique.
Faut-il restituer "la Lovèra" ?
Les anciennes cartes nous le diraient
[David Escarpit]

Ce serait "La Lobèra", où on reconnait (normalement...) le nom "Loubère" si courant per noste.
[Tederic]




Grans de sau

  • C’est bien La Lovèira, après vérification sur les cartes de Cassini et Belleyme.
    Palay nous apprend que "lovèra" désigne les "environs, lieux circonvoisins d’une commune ou d’un lieu-dit" ce qui semble convenir pour le présent cas, celui d’une propriété féodale aux limites communales de Léognan et de Cadaujac.

    Réponse de Gasconha.com :
    Rien à voir, alors, avec les loups ?
    [Tederic]

  • Il semble selon Grosclaude que Palay a inventé ce mot en généralisant le cas de Laloubère dans la banlieue de Tarbes.
    En tout état de cause, on ne trouve nulle part ce terme de "lobera", ni dans les textes médiévaux, ni dans les dictionnaires de référence.
    Et quel en serait l’étymon ? Il y a tellement de "La Louverie" en France.
    Maintenant, je ne suis pas spécialiste du comportement animal, les loups sont-ils sédentaires ? Ou est-ce un nom générique pour la forêt ?

  • Je ne vois pas pourquoi Palay aurait inventé quoi que ce soit, ni pourquoi le cas du Laloubère
    bigourdan ne pourrait pas être transposé.
    Je ne pense pas que le mot ait rapport avec le loup, animal errant se déplaçant en meutes, car on trouve des toponymes construits sur ce même éthymon dans des endroits où il est peu probable qu’il y ait eu des loups (marécages, par exemple).
    Peut-être y a-t-il une assimilation intellectuelle entre un espace isolé, forestier, et la présence "occulte" du loup, animal symbolique de notre imaginaire ?
    Ou bien tout simplement faut-il chercher du côté d’un autre éthymon ? Je n’ai pas la réponse. Mais je pressens le faux-ami.

  • Il me semble qu’il y a eu toute une école qui a minimisé - à tort - l’importance du monde animal dans les toponymes.
    Ce biais était la conséquence d’une vision trop moderne, qui ne prenait pas en compte l’importance du milieu naturel à l’époque de formation des lieux-dits.
    L’argument de poids en faveur d’un retour des hypothèses animales vient de la toponymie basque qui sans abuser, fait état de formations parfois même assez originales : Ascombéguy, attesté "Ol de Tasson" dans les textes gascons, est littéralement "Oeil de Blaireau", autrement dit une tannière, soit l’équivalent des Tachouères gascons ("Tessonière" en français).
    Il y a tellement de "louvière" en France que ne pas y voir tout simplement un lieu fréquenté des loups, même par métonymie (une forêt), est tiré par les cheveux.

  • Sur ce qui est dit plus haut : un toponyme bordelais ou bazadais ne peut pas être issu d’un terme béarnais... il faut vérifier qu’il existe ici !


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