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Grand Bazadais

Cazats

Mussotte / Mussòta

En "normalizat" :

Mussòta
Mussotte se retrouve comme nom de lieu dans le Langonnais-Bazadais-Marmandais.

(Bazadais)

Le petit "mus", le petit museau, le petit visage.
[David]

Le dictionnaire Robert cite le verbe "musser" attesté au XIIè s.et dérivé du latin muciare = cacher.
"se musser" avait autrefois le sens de se cacher mais aussi celui de se faufiler dans un passage étroit, dans une foule.
On trouve assez fréquemment en toponymie le terme "musse" signalant la présence d’un passage étroit en forêt ou un rétrécissement rocheux (défilé).
"Mussotte" pourrait être un diminutif de "musse" et se tradurait alors par "petit passage" aménagé dans la broussaille pour pénétrer dans la forêt.
[Claude Margueritat]

Claude, une remarque générale :
La plupart des microtoponymes du Bazadais s’expliquent par le gascon.
Le recours au Robert est en général moins indiqué pour eux que le recours, par exemple, au "Vigneau".
Même si, dans certains cas (où des mots gascons et français sont semblables), le Robert peut marcher.
Je ne sais pas si on est dans ce cas ici.
[Tederic]




Grans de sau

  • Je privilégierai l’hypothèse d’un diminutif de "mus" (museau, visage), terme très répandu dans le coin ; on dit de quelqu’un qu’il a "un mus de lèbe", un bec de lièvre.

  • Bonjour,
    Je reviens sur mon hypothèse car, si je conserve un doute sur sa pertinence, je n’ai non plus pu me convaincre de la pertinence d’une explication par "mus" d’où "mussotte" = petit museau.
    Soit dit en passant j’adhère tout à fait aux observations de Tederic quant à la prudence qui s’impose si l’on cherche à expliquer le gascon par le français mais, en l’occurrence, j’observe :
    1°) que de "mus" ont dérivé :
    "musecar" = museler selon F.Arnaudin ; "museque" = muselière selon B.Vigneau ; "musar" = muser selon L.Alibert (pas gascon mais occitan tout de même).
    L’occitan-gascon n’a jamais jugé utile de doubler le "s" dans tous les mots qui dérivent de "mus". Alors pourquoi l’aurait-il fait pour "mussotte / musset / musseau / musse" autant de micro-toponymes ?
    2°) que ces noms de locs sont nombreux non seulement en Gascogne mais aussi en Charentes, Vendée et jusqu’en Touraine. Alors sont-ils gascons ? N’y aurait-il pas une incursion du français en Gascogne ? Car je doute d’une part qu’en Touraine on analyse "musset / mussotte" à partir du gascon et d’autre part que ces mêmes noms de locs aient une étymologie différente selon leur situation géographique.
    3°) Vu le nombre de locs ainsi nommés, je trouve que cela fait beaucoup de "petits museaux" (surtout au pays des "grandes gueules" que sont les gascons ... Aie Aie Aie va y avoir des retours d’agulhon).
    Plus sérieusement, ces noms de locs ne cherchaient-ils pas définir toutes ces habitations isolées, perdues dans les bois, les landes, les vallées encaissées, difficiles d’accès et qui donnaient l’impression de se cacher ? D’où l’explication par le vieux français "musser" qui traduit autant le fait de se cacher que l’accès difficile ...


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