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Armagnac & Condomois

Gascogne médiane

Montréal

Le Moulin de Cibat / Lo Molin de Cibat / Lou Moulïn de Cibat

En "normalizat" :

Cibat, Sibat
Cibat, Sibat... Nos scribes ont hésité ! Les attestations (il peut y avoir (...)

1) La mairie de Montréal lance un appel pour trouver un nom au lac naturel qui va succéder à l’ancien lac de baignade.
Finie la baignade !

2) Notre réflexe a été de chercher si ce lieu n’avait pas déjà un nom.
Justement, il y a, tout à côté, ce Moulin de Cibat.

3) Mais que veut dire "Cibat" ?
Pas de réponse définitive pour l’instant, mais ces extraits de documents anciens montrent que le nom est très ancien :

- Comptes consulaires de Montréal en Condomois (1458-1498) :
« a causa deu molin de Cibat »
- Bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire & scientifique du Gers :
« Ces moulins étaient nombreux. Ils existent encore aujourd’hui sur la rivière de l’Auloue, et portent le nom de "Cavaignan", du "Pont", de "Campanes", de "Joulin", de "Nogué", de "Moussegne", de "Cibat". »

Cibat (peut-être Sibat) pourrait être un nom de personne, un nom médiéval, par exemple une abbréviation de Assivat (mais à Montréal, ce dernier aurait plutôt été prononcé "Siouat", qui d’ailleurs existe à Viella).

4) Une visite sur place s’imposait, pour trouver un nom enraciné à proposer à la municipalité de Montréal pour le nouvel étang.
Merci au mèste, qui a magnifiquement restauré et adapté ce moulin en ruine, et à son fils, de m’y avoir gentiment accueilli !*
Le père y habite depuis 40 ans, et a même connu une dame qui y avait habité précédemment (une meunière ?).
Il sait que le t final de "Cibat" se prononce ! Plus exactement, il applique à Cibat la règle, encore connue par les "anciens nouveaux arrivants" en Gascogne, que "ici, toutes les lettres ce prononcent". Bravo ! Autre chose qui peut nous faire plaisir, à nous qui aimons la fidélité aux langues de nos aïeux : cet alsacien parle alsacien dans ce moulin qui a longtemps entendu parler gascon !

5) "Cibat" désigne aussi des parcelles qui ne sont pas exactement sur le lieu du moulin.
Donc, l’étang qu’on cherche à nommer est tout simplement l’étang des Barthes de Cibat ! Pourquoi chercher plus loin ? le mot barthe est connu à Montréal, et la municipalité l’utilise ("le site était connu comme une zone humide avec ses barthes et ses prairies humides") ; il est aussi utilisé ailleurs en Gascogne : par exemple les barthes de l’Adour. barta
En gascon : L’Estanh de las Bartas de Cibat (graphie alibertine) / L’Estagn de las Bartos de Cibat)

* On peut encore voir les anciennes meules.
Mais selon les maîtres du moulin, le débit de l’Auzoue (ou du bief, ou des deux ?) ne serait plus suffisant maintenant pour actionner les meules.
La même matinée, j’ai entendu une remarque similaire sur le débit du ruisseau voisin "Larluzent"...

prepausat per Tederic Merger



Grans de sau

  • Je valide parfaitement la démonstration, "L’étang des Barthes de Cibat" me semble parfait, ancré dans l’histoire des lieux, et très gascon.

    Je propose que nous écrivions un petit texte à destination des autorités municipales, pour mettre en avant le caractère authentique de l’appellation, d’ici la date-limite.


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