Notre région, c’est la Gascogne !

Lomagne

Savenès

Grande Borde

En "normalizat" :

La Granda Bòrda

bòrda / ferme, métairie

Ou grange.
Prononcer entre "bordo" et "borde" ;
Dérivés :
bordeta (prononcer "bourdette" ; petite bòrda), bordiu (ferme ou métaierie) et ses dérivés bordilèr (métayer), bordilòt (diminutif de "bordiu")
bordau ("bourdaou" indiqué comme "grange-étable" (p.40) par "Quand l’Ariège changea de siècle", de Pierre Salies aux éditions Milan/Résonances (1982))
bordalat (hameau)
bordèra : regroupement de bòrdas ?

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On peut supposer que l’article a sauté. Tiens, j’en profite pour faire une remarque d’ordre esthétique : je n’aime vraiment pas cette période de transition entre mars et avril, que la lumière est laide !

Faut-il par ailleurs restituer une forme grana, plutôt que granda ? Débat à mener ...

prepausat per Vincent P.



Grans de sau

  • Ta question, Vincent, en entraine une autre chez moi : trouve-t-on beaucoup la forme gasconne grana dans la toponymie gasconne ?
    Autant les Bordenave sont fréquents, autant les Bordegrane ou Bordegranne sont rares voire inexistants capvath la Gasconha.
    Les Borde grande et les Grande borde sont fréquents.
    Une recherche sur Geoportail IGN me donne deux "Granborde", à Gimbrède et Solomiac (32), et pas mal de Grand Borde.

    Les cartes ne nous encouragent donc pas à restituer Grana Bòrda ou Bòrda Grana.

    On peut considérer que là où on disait grana, la prononciation locale de ces lieux-dits était pourtant celle-ci. La transcription dans les cartes a pu aussi faire une substitution.
    Je pense que la forme française granda avait concurrencé très tôt la forme gasconne, avec la gradation habituelle entre les zones conservatrices et les zones moins conservatrices.

    En bref, restituer par grana me parait extrême, et surtout en Lomagne languedocianisée.
    Gran Bòrda me parait moins forcé tout en ménageant la gasconitat.
    J’aimerais trouver des Bordegran sur le modèle Lanegran, mès ne’n tròbi pas nada...

    Nous savons aussi que le gascon préférait l’usage des suffixes -et et -òt pour petit et -as pour grand, ce qui donne nos emblématiques Labourdette et Labourdasse. D’ailleurs pas strictement emblématiques de la Gascogne, puisqu’on les trouve largement en Languedoc ou Guyenne proche, et même en Aragon, il me semble...
    Je pense que Gasconha.com doit mettre en avant ces suffixes qui sont des marqueurs identitaires.
    Près de cette Grande Borde de Savenès, il y a bien "La Bordette" (et curieusement non "Bourdette") !

    Au terme de cette discussion laborieuse, j’hésite entre La Gran Bòrda et La Bordassa.

  • - le mot gran (qu’on devrait plutôt écrire grand puisque se prononçant ’’grann’’, n’est-ce pas ?) n’était-il pas épicène ? (du moins dans certaines régions)

    - Bourdasse : il me semble que le suffixe -asse a une connotation péjorative qui ne s’applique pas à tout ce qui est grand.

  • Bonsoir,

    Gaby : "le mot gran (qu’on devrait plutôt écrire grand puisque se prononçant ’’grann’’, n’est-ce pas ?) n’était-il pas épicène ? (du moins dans certaines régions)"

    (En haut béarn) :
    "Gran" est plus fréquent que "grano", clairement. Mais, comme on le place le plus souvent avant le nom, on peut confondre l’épicène avec l’apocope (comme en castillan, où grande devient gran s’il est avant le nom)... En tout cas il me vient facilement des exemples gran + nom féminin.

    Mais nom féminin + gran (voire nom masculin + gran pour le coup) c’est plus rare. Et ici tout de suite pour le basique "elle est grande" : èro key grano ou èro key gran ?... eh be je doute (on optera pour ka prabat akesto !). Soit le français m’emmêle les pinceaux, soit on dit les deux.

    Il m’en vient un d’exemple dont je suis sûr, ouï dans la bouche des vieux : les bergers qui allaient en Bordelais traversaient la lano gran, non la lano grano.
    Et l’océan, n’est-ce pas "la ma gran" ?

    @+ !

  • Bonjour Artiague,

    Vous citez, à juste titre, la lano gran . En effet, cette forme épicène semble être plus idiomatique que la lano grano . C’est également le cas en français, non seulement dans grand-mère, grand-tante, grand-messe, grand-place, mais aussi dans l’ancien terme mère-grand. L’ancien roche-fort , devenu en toponymie Rochefort , procède du même phénomène issu de la 3ème déclinaison latine.


Un gran de sau ?

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