Notre région, c’est la Gascogne !


Rive droite gasconne

Gascogne médiane

Marmandais

Virazeil

La Gazelle / La Gasèra / La Gazère

En "normalizat" :

La Gasèra
Prononcer "La Gazère"

guà / gué

La forme guat a aussi existé, il en existe des traces dans la toponymie (ex : Le Moulin du Gouat à Habas (40) sur l’Arrigan).
[Vincent.P]

La rivière du Gat mort porte aussi le "t" final, mais a perdu le "u".
[Tederic]

"« goua », comme « gué » vient de ‘vadum’ ;
phonétiquement, à la française :
wadum > wadu > wad > gwad > gwat > gwa ; en français, … gwat > gat > gué
comme pratum […] prat > pré.
Mais le français a aussi le toponyme « Gois » dans le « passage du Gois » entre le continent et l’ile de Noirmoutier.
Le -d final se maintient en dérivation ; on a le patronyme Gouazé, où le -d- intervocalique passe à -z-
comme dans videre > védë > vésë etc. [...]
Mais en finale absolue, le -d devient muet, comme dans pedem > pè. Mais
pas partout, car de même qu’en Aspe on dit « lou pèt » pour "le pied",
Palay atteste des formes « ga, goà, goàt, goàu et goè ». Je ne saurais
les localiser et l’ALG n’a pas de carte "gué’."
[Dr Y. Lafitte]

"pourrait provenir du
francique wad qui a une signification moins spécialisée que vadum, car il peut désigner des cours d’eau, des mares.
Le mot wad est
conservé en néerlandais.
Le
francique wat e le latin vadum se ressemblent, et ont évidemment une
étymologie indo-européenne commune."
[Gérard Loison]

Rien à voir bien sûr avec l’animal africain.
gasèra serait un dérivé de guat ; ça correspond à la situation sur le Trec.

Un quai de gare qui doit être un reste de la voie ferrée Angoulême-Marmande (« encore un formidable tracé totalement abandonné ») :

 
 
En haut de la Gazère, une vieille borde, qui semble avoir le balet et le plan général de la vasconne garonnaise, mais a un pan de toit plus guyennais :

prepausat per Tederic Merger



Grans de sau

  • Je suis presque sûr que c’est le féminin de Gazeau, un mode de formation des toponymes habituel dans une région proche de la Petite Gavacherie. Donc la Gasèla en alibertin.

  • J’ai oublié de dire que dans mon choix de "La Gasèra", j’ai été guidé par la carte d’état major du 19e et le cadastre napoléonien qui écrivent respectivement "Lagazère" et "Lagazere". Cassini écrit "Gazelle".

    En passant, je découvre dans le cadastre napoléonien à Virazeil le lieu Lassardinayre, que je mets en relation avec les lòcs Sardina, Shardina...
    Et encore un "Bouillon froid"... Gaby, je crois que ça fait référence à une culture, mais je ne sais plus.

    Qu’i passarí la vita, sus aqueras cartas ! quan n’i vau pas dessùs a bicicleta...

  • La carte d’état major est truffée de coquilles, mais c’est vrai que le cadastre est plus fiable. Cela dit, on peut supposer que le l a été compris comme un r roulé.

    Bouillon froid : je n’en ai jamais entendu parler. Ca ne serait pas à rapprocher de Soupetard ou Tartifume ? Une maison abandonnée, peut-être ? Ou un chafre quelconque ?

  • La Gazelle était considée comme étant la limite entre les parlers gascons et guyennais (Denise Laffargue, Mme Bertin)


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