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Grande Lande / Lanegran

Pays negue

Landes de Gascogne

Luglon

Luglon

Luglon

En "normalizat" :

Luc Long
Prononcer "Lugloun"

luc / forêt

Et plus exactement bois sacré.
Vient du latin "lucus" (bois, forêt). Présent dans de nombreux noms de lieu gascons (Lucmau par exemple), mais le mot semble avoir disparu de l’usage depuis longtemps, peut-être en même temps que les croyances qui lui étaient associées.
J. Tosti signale une forme féminine de "luc" : luque (luca en normalizat)

40630 - lat. 44.0818985 / long. -0.7189994
 

Punts vesins :
(distance ≤ 15km)

  • Garein
    Garein

  • Sabres
    Le gentilé traditionnel : sabringòt

  • Arengosse
    Arengosse

  • Vert
    Vert
    [Photo de Vincent.P] Il semble acquis que (...)

  • Grans de sau

    • Mèsme comentari.
      Fau totjorn respectar lo paròlis locau puslèu que non pas las etimologias (pseudò-)eruditas reconstruisudas a partir de saben pas qué, e a còps ridiculas. (ex. Sibrac per Civrac, Sent Estében per Sent Estèfe, Autelhan per Lo Telhan, Pui Isarn per Peujard.....

    • Cresi que cau sustot se preocupar de l’efèit sus la populacion de la fòrma alternativa locau.
      E s’agis de balhar ua explicacion etimologica, d’indicar la prononciacion gascona ?
      O (mei ambicious) de sajar de lançar ua fòrma qui serà vertaderament utilizada ?

      Pour "Luglon" :
      1) je ne pense pas que le degré d’urgence (degré EUSO selon Gasconha.com...) d’une forme alternative soit fort.
      2) "Luc long" ne me parait pas susceptible de rentrer dans l’usage.
      3) La forme "Liglon" est-elle encore connue localement ?
      4) toujours ce problème : pour rendre la prononciation, la graphie alibertine ne fonctionne pas dans notre contexte français. La graphie "oun" est meilleure pour ça.

    • Les noms ne sont pas reconstruits à partir de "on ne sait quoi", c’est simplement une réfection étymologique, surtout dans des zones où le gascon a perdu de sa vitalité.
      Il y a là une démarche de recherche de dignité. C’est ça qui a fait la force du mouvement occitaniste.
      Je suis vraiment étonné de voir que des occitanistes raisonnent comme des félibres, dans la recherche vaine de l’authentique paysan.

      En l’espèce, sur le cas de Civrac, je ne vois pas de reconstruction, l’étymon est certainement *severacum fundum (le domaine de Sévère), le tout est de savoir si on dit Siwrac ou Sibrac localement, je n’en sais rien.
      La question de la distinction à l’initiale entre c et s est sans fin, seule l’étymologie impose un choix plutôt que l’autre car d’un point de vue phonétique, c’est le même son (seul le gascon de Bethmale fait une distinction).

      Sent Estében pour Sent Estèfe va un peu loin dans la réfection mais il est évident qu’en bon gascon, non contaminé par des formes oïlico-limousines (ce qui est le cas en Médoc), le latin stephanum ne peut pas donner "Estèfe", c’est contraire aux grandes règles phonétiques du gascon.

      Autelhan pour Lo Telhan entend corriger une mécoupure populaire. Il y a d’autres cas qui n’ont pas été officialisés, Aucamville du côté de Toulouse est dit localement "Le Camvila".
      Les occitanistes n’entendent pas conférer une officialité à ces formes, je suis d’accord. Si un romancier veut les employer pour faire couleur locales, why not ?

      Pui Isarn pour Peujard est plus complexe encore : Peujard est clairement une forme déformée de l’ancien toponyme gascon par la proximité de la Gavacherie.
      le -rd final dans Peujard ne se justifie pas. Le "peu" initial est influencée par la forme saintongeaise (cf Peuchaud "puy chauve") mais le j est bien le passage à l’intervocalique de l’ancien yod, je suppose via une étape contractée "pujarn", le n final étant muet.
      Je pense pour ma part que "Pujarn" serait un compromis convenable entre l’évolution phonétique du toponyme et le maintien d’une allure gasconne.

      Réponse de Gasconha.com :
      Dans la saga des mécoupures, on a celle-ci (officialisée) : Levignacq (Aubiniac>Au Binhac>Lo Binhac).


    • Il est marrant que ce soit aux anti-occitanistes primaires dont je suis d’apprendre aux occitanistes les principes de l’orthographe alibertine :
      cette dernière est avant tout une graphie étymologique qui entend "ressusciter" les formes passées. En ceci, elle relève d’une pensée très française.

      Dans tous les cas, l’étymon est bien "luc long", à savoir la grande forêt.
      Le Luglon officiel n’est que la transcription du fait que c final en contact avec le l de long se sonorise (tendance naturelle de la langue) et que le -ng final est prononcé vélaire, fusionné avec le -n final simple.

      Bref, toute personne qui maîtrise le gascon local lira "Luc Long" comme il faut. Du moins, c’est le pari de l’orthographe alibertine ! Il est évident qu’en fait non.
      Heureux de voir que les occitanistes arrivent à ce genre de conclusions.
      Mais c’est presque tout qu’il faut changer alors dans la graphie ... A commencer par l’absence de distinction entre les différentes valeurs de n (dental, vélaire, ...).

      Reste la question de la voyelle de la première syllabe : oui, le u non tonique de ces composés en luc tend à passer à i (Liposthey, Ligautenx, ...).
      Faire état de cette prononciation "populaire", c’est aller à l’encontre des principes alibertins.
      Aucun problème à ce qu’on le fasse !
      La toponymie officielle oïlique a elle-même consacré de nombreuses formes populaires, alors même que les termes sont transparents.
      Les Basques préfèrent généralement aussi les formes populaires, encore qu’on constate une tendance à normaliser là aussi (par exemple, dans les cas de mouillure : Undurein en Soule est Undureñe populairement, on graphie désormais Undureine, en disant certes que de nombreux parlers mouillent "in").

    • Je me suis trompé sur Peujard d’ailleurs : au XVIème siècle, le village se nomme encore Puysarn, donc la contraction a été dans le sens suivant, ce qui est plus standard, c’est la syllabe pré-tonique qui saute :

      puÿ(i)’sarn

      Alors pour quelle raison un j ? Prononciation particulière de s en contact avec le yod ?

    • Ua question Vincent : e vinen los occitanistes (un chic l’esgau deu becut en fèit) hantar los tons maishants sauneis ?
      Non pr’amor que’n parlas plan pro ! E que’us veis pertot !
      Hèi shau que ne n’aji pas un estujat devath lo leit ! Avisa-te lo vesin ne’s sii pas un (demanda-li los sons papèrs, n’ac sabem pas jamei...)

    • Je suis un garçon sensible, beaucoup de choses viennent me hanter la nuit. Mais le contingent de profs d’espagnol à la retraite qui nourrit l’occitanisme n’est pas la principale source de mes insomnies. : )


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