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Armagnac & Adour

Gascogne médiane

Riscle

Riscle

Riscle

En "normalizat" :

Arriscla
Prononcer "Arrisclo"

32400 - lat. 43.66669845581055 / long. -0.08333300054073334
 

[Photo de Vincent.P]

Révélation très intéressante (appuyée par des attestations médiévales) dans la revue "Vasconia" 2009 : "Riscle" serait à l’origine "Era iscla" (L’île), ce qui montrerait que l’article gascon "eth/era", maintenant considéré comme pyrénéen, descendait jadis beaucoup plus bas.
L’auteur de l’article présente "lo/la" comme une forme tardive en Gascogne.
On aurait donc ici un exemple de plus de cette Gascogne qui s’est peu à peu dégasconnisée par sa façade garonnaise...


Punts vesins :
(distance ≤ 16km)

  • Maulichères
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5727897g (...)

  • Tarsac

  • Caumont

  • Sarragachies
    Sarragachies
    [Vincent.P] Wikipedia indique "Sarragaishias (...)

  • Grans de sau

    • Vraiment très intéressant car l’article pyrénéen est l’article gascon par excellence parce qu’il relie le gascon aux choix opérés en espagnol (accentuation de illum sur la syllabe initiale contrairement au français et à l’oc médian, ce qui donne el en espagnol, et ero/era en ancien aragonais maintenu à Bielsa : ro barrango=la rivière, ra fuande=la fontaine).

      Il est possible de penser que son usage a été généralisé au moins en Sud-Gascogne mais toujours tu à l’écrit comme aujourd’hui encore les Gascons pyrénéens s’appellent Labarthe, Lassalle ou Laborde.
      D’où la difficulté de dater sa disparition.

      Je me demande parfois si l’article landais féminin prononcé "leuh" alors même qu’aucun indice ne laisse entendre qu’en gascon noir un "a" non tonique ne se prononce pas autrement que "a" ne serait pas un résidu d’un "era" croisé avec "la" (ce n’est pas tout à fait le même timbre).
      Qu’en pense Philippe ?

      La Gascogne a aussi connu les héritiers du latin ipse (es/sa) que l’on retrouve dans des patronymes (Sacaze, Sarroque, ...) et dans des toponymes (Espoey, Sabaig, ...), qui est la seule forme connue des cartulaires bigourdans (Zabarta, Zartiga, Zalobera, ...). Forme qui rattache l’ancien gascon au catalan et au sarde.

    • Une recherche très fouillée sur les noms de lieux de l’IGN, par Géoportail, permettrait peut-être de retrouver d’autre cas d’article eth/era cachés.

      Dans les noms de commune du Gers, je n’en ai pas trouvé d’autre, mais je n’ai cherché que sur les noms commençant par "r".
      Les microtoponymes, eux, sont peut-être le plus souvent postérieurs à ce passage hypothétique au lo/la.
      Voir les noms de rivière ou ruisseau commençant par "r", par "er", "et", "t"... ?

    • C’est assez douteux, quand on voit que le Labastide des Hautes-Pyrénées, dit Era Bastida localement, n’est jamais attesté ainsi. Il faut chercher tout de même.

      Maintenant, élément de doute : Riscle est attesté Arriscla. Tardivement cependant.
      La signification d’île sous-entend également que la ville a été fondée sur une île, ou proche d’une île, de l’Adour. Comblée probablement. Les petits ruisseaux qui parsèment la ville en sont-ils une trace ?

      Réponse de Gasconha.com :
      Je reproduirai bientôt ici le passage de l’article concernant cette question.
      [Tederic]


    • NB : En fait non, ça ne peut pas expliquer l’article landais car era est toujours prononcé avec a (position proclitique).

    • Je m’étais trop avancé en parlant d’attestations médiévales.
      Il s’agit plutôt d’une affirmation de Louis Helbé, l’auteur de l’article sur "Era lenga de nosta", page 19 de la revue "Vasconia", n°9 :
      "l’étymologie de la ville de Riscle se déchiffre facilement quand on connait le gascon : Era Iscla, c’est-à-dire l’Ile, en référence au système antique de défense de la cité entourée d’eau".

      Donc, prudence !
      On aimerait avoir des preuves et indices supplémentaires, même si l’explication de Louis Helbé parait vraisemblable.

    • Bonjour,

      Pour l’article landais, je ne pense pas qu’il s’agisse d’un croisement. Par contre, le A non tonique se prononce bien souvent E.
      Que cantarà/cantera, lavadeir/lawedeuy, barrascar/barresca, amassar/amessar etc...

    • Un reste possible d’une prononciation distincte du a non-tonique comme en catalan occidental ?

    • Sur www.saintblancard.com/landkaart1/riscle.htm, je trouve ceci :
      "Riscle dont l’étymologie « risclo » signifie rangée de pierres disposées dans le fleuve pour attirer le poisson dans une nasse"

    • Riscle est un mot gascon, dialecte du Gers, qui signifie « caisse de moulin à meule ».
      Un peu plus d’explications sur mon blog : vousvoyezletopo.blog.lemonde.fr
      à l’article Des moulins (quatrième partie)
      Mes sources : Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, tome II (1991) et Dictionnaire gascon-français : dialecte du Gers, de Justin Cénac-Moncaut (1863)

    • Bien qu’il y ait doute sur l’étymon, il me semble que l’on peut "ressusciter" la forme Arriscla comme nom gascon de la ville, dans la mesure où les textes anciens sont clairs sur la présence du ar- prosthétique (Arriscla/Arriscle).

    • Exemple de texte ancien qui atteste "Arriscla" ou "Ariscla" :

      Comptes consulaires de la ville de Riscle de 1441 à 1507 (largement en gascon, donnent donc une image du gascon officiel de cette époque dans ce parçan)

      Je change en ce sens la fiche de Riscle [commune].


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