Queyran Gascogne médiane Tonneinquais

Puch-d'Agenais

- Tederic Merger


 

Sous l’hangar du Houlet / Devath lo balet dau Holhet / Debath lou balet daou Houilhet

en graphie alibertine :

(lo) Holet
Prononcer "(lou) Houlét" en faisant entendre le t final. Diminutif de hòu, (...)

holh / fenouil

Prononcer "houil".
henolh (prononcer "hénouil") existe aussi.

Cranh las torradas*. Las calorassas tanben que hèn dòu, ja que provocan ua "montée en graine" qui lo hè inconsomable.
Pr’amor d’aquò, a noste, qu’u cau semiar en estiu (miei julhet- miei agost) e amassar en automne.
Préfère les sols riches en humus.

* torrada = gelée

hòu / fou

Prononcer "hoou" ("oou" étant une diphtongue qui n’existe pas en français).
hòla (prononcer entre "hole" et "holo") : folle
holia (prononcer entre "houlïe" et "houlïo") : folie


D’abord, merci à la Daoune et à son aide pour leur accueil.

L’IGN donne d’autres Houlet en Gascogne :
HOULET [RONDEBOEUF - 40]
HOULET [MARPAPS - 40]
HOULET [BRUCH - 47]
Mais Cassini indique "Le Houillet", et n’a pas dû l’inventer...
IGN :
HOUILLET [CAZAVET - 09]
HOUILLET [PUYMAURIN - 31]
Fauillet [commune] / Haulhet est le même nom, nos discussions nous amènent à le penser. Donc, champ de fenouil !
Les lieux "Houillet" de Cazavet et Puymaurin, et Houlet de Bruch sont très probablement de même signification.
Pour les "Houlet" de Rondeboeuf et Marpaps, c’est un peu moins sûr, parce que la disparition de la mouillure du "l" est moins normale qu’en val de Moyenne Garonne.


 

Grans de sau

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    Houlet, à Puch d’Agenais


    Comme souvent dans ce parçan, le balet (en supposant que "balet" est ici le mot d’origine pour désigner ce qui a été nommé plus tard "hangar" en français local), est placé du côté est, alors que le pignon de la maison est orienté au sud.

    Mais on trouve parfois le balet côté sud.

    Il semble y avoir eu hésitation entre deux plans différents. Mais la structure de la maison semble à peu près la même dans les deux cas.

  • le lieu est bien mais vous devriez réviser votre français : qu’es aquo "l’hangar" ??
    Plutôt "le hangar".

  • Ça m’a surpris, mais en Tonneinquais, il semble qu’on dit "l’hangar", et je crois que la dame du Houlet disait comme ça.
    J’ai donc volontairement transcrit cette prononciation.
    Chez ma grand-mère, un peu plus au sud, on disait "le hangar" pour désigner en français ce qui était nommé "emban" en gascon.
    Et je crois même que certains aspiraient le "h" à l’allemande et non à la française.

  • D’accord Tederic, si c’était volontaire et que ce soit une prononciation locale, cela change tout, je crois qu’en lisant cela mon sang n’a fait qu’un tour, sans doute parce que je vois sur le web trop d’inepties et de fautes, mais voilà, je n’ai pas tourné sept fois ma souris sur son tapis....
    Ceci dit, j’aime bien mieux le mot "emban" qui fleure bon notre Gascogne.

  • Frise (vous avez un prénom gascon (Frisa Fris) !-)), j’ai eu la même réaction que vous.
    Je mène d’ailleurs sur le web un combat pour que le "h" gascon soit respecté.

    Concernant "hangar", il faut rechercher, mais je crois que ce mot n’est pas gascon d’origine, germanique peut-être (ce qui d’ailleurs n’est pas incompatible comme le mot "borde" le montre).

    Mès rai... le gascon, sauf exceptions locales (par exemple, justement, en Tonneinquais), aspire le "h", soit à l’allemande, soit au sens français, ce qui de toute façon interdit l’élision de l’article ou de la préposition précédant le "h".
    Ainsi, on doit dire "je suis du Haget" ou "je suis de Habas" et non "je suis de l’Haget" ou "je suis d’Habas".
    Même si les gens de Habas disent peut-être "d’Habas" à notre époque où la Gascogne fout le camp...

    En gascon tonneinquais, il semblerait cependant qu’on a une disparition totale de l’aspiration, qui amenait à dire "l’ét" pour "lo hec" ("lo huec"= le feu en gascon de plus au sud).
    C’est assez troublant, surtout pour ce mot où la disparition totale de l’aspiration (qui permet l’élision) se conjugue avec la prononciation "t" du "c" final., et aussi la suppression de la diphtongue !
    Entre "lu hwek" et "l’et", il y a un monde... et pourtant "l’et" est encore gascon, c’est "lu fet" (prononciation guyennaise) qui ne l’est pas.

  • Même phénomène à Luchon et en Val d’Aran : la disparition de l’aspiration a entrainé tout un remodelage des articles.

  • idem en macarien/réolais : "qu’hasèva" ...mais "lo hilh" !

  • Pour le prénom Frise je ne sais pas, ce n’est pas très courant, sans doute, mais à une certaine époque à Bassoues il y avait vraiment beaucoup de Frix ou de Jean-Frix ; moi-même j’ai eu un grand oncle ainsi prénommé.
    Maintenant, place aux Kevin Jennifer ....

  • A Bassoues, c’est normal, Saint Fris en est le saint-patron.

  • L’amuïssement du h semble être une particularité de la vallée de la Garonne, du Val d’Aran à la région bordelaise, via Tonneins et Marmande.
    Tederic m’étonne un peu à propos de la disparition totale de cette consonne à Tonneins. A Marmande, autant que je m’en souvienne, le h était complètement amuï dans hame -> l’hame (la faim), haurèir -> lo mes d’haurèir (le mois de février), haurèst -> l’haurèst (le bois, la forêt), m’hèi (il/elle me fait), m’hasèva (il/elle me faisait), qu’hèi (qu’il/qu’elle fait), qu’hasèva (qu’il/qu’elle faisait), alors qu’il ne l’était que partiellement dans horca -> la horca , huc -> lo huc , hulha -> la hulha , humèir -> lo humèir (le tas de fumier), humada -> la humada (la fumée).

  • M’avisi còp sec de quauquarrés : lo h es amudit sonque quòra es seguit per a, e ! Interessant, aquò.


Un gran de sau ?

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