Lomagne

Mansonville

- Vincent P.


 

Grésas / Gresans

Probablement "fundos gracianos", les demeures de Gracius.

FANTOIR : Grézas


 

Grans de sau

  • Mais c’est quoi ? une église au milieu de nulle part ? une chapelle ? ua capèra xens arrés arron ?

    Réponse de Gasconha.com :
    Benlèu que i avè auta causa adarron d’autes còps.
    Que’s poderé aperar "Nòsta Dauna deus Camps" !-)
    [Tederic]

  • Non, non, b’ei ua capèra au miei d’enlòc qui susploma l’arribèra de l’Arratz : un sentir arromanic fantastic e de mau imitar qui sola Lomanha e’ns pòt procurar.

    Tà díser la vertat, tota la Lomanha qu’ei un gigant e enjauridor enlòc.

    "Los Garbèrs" a Gramont :

    flickr.com

    De Gresans, que’s ved "La Cotura" suu territòri comunau de Bardigas.

    Gasconha.com - Bardigues - La Couture

  • La Carte archéologique de la Gaule du Tarn-et-Garonne nous apprend qu’"au Grézas" (sic), les vestiges d’un établissement antique des Ier et IIème siècles ont été identifiés sur le versant du coteau (on y a trouvé un sesterce).

    Preuve de la continuité de l’habitat : un cimetière du haut Moyen-Age a été mis à jour au XIXème : une vingtaine de tombes et de nombreux objets (ceinturons, couteaux, fibule en forme de perroquet, ...). Ces objets sont conservés au Musée Ingres de Montauban : rendez-les à Lectoure ! ;)

  • Il y a un mot "Grèze" qui semble expliquer pas mal de toponymes guyennais (Grezel etc.).

  • Oui. Très probablement le mot occitan "gresa", "terrain caillouteux".
    Pour notre Grézas lomagnol, on pourrait imaginer cette base suffixée avec -às (suffixe dépréciatif), d’autant plus que cette forme existe ailleurs qu’en Gascogne : Gresas dans l’Hérault, Grand Grésas dans le Tarn, ...

    Seulement, l’existence d’un lieu-dit Grézans à Lavit en Lomagne (pas bien loin donc) et l’histoire propre du Grézas lomagnol (villa romaine, occupation médiévale, église, ...) rend plus probable l’hypothèse d’un domaine antique dans la vallée de l’Arrats. Qu’en penser ?

  • Les attestations anciennes tendent vers l’hypothèse du domaine antique : Gresan en 1265, Gresaca en 1318 puis Grezas.

    Ces formes sont d’autant plus intéressantes qu’on voit que jusqu’au Moyen-Âge, il y a eu interversion des suffixes -anum et -acum, sentis comme similaires, voire une mise au pluriel, en l’espèce de Gresan à Grésas.

  • Grésas, par une journée quelque peu triste de novembre. La beauté du site, c’est évidemment l’habitat complètement dispersé, l’absence de murs, de pavillons, bref, des stigmates des dernières décennies, au prix de maisons abandonnées.


Un gran de sau ?

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