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Béarn sans Vic-Bilh ni Ossau

Angous

Angous

Angous

64190 - lat. 43.29999923706055 / long. -0.8166670203208923
 

Punts vesins :
(distance ≤ 16km)

  • Arrast-Larrebieu / Ürrüstoi-Larrabile

  • Lichos
    Lichos

  • Sus

  • Charre
    Charre

  • Grans de sau

    • Euskaltzaindia relève pour ce village béarnais un nom basque qui serait "Angastue".
      Cette forme pose un vrai problème : d’une part, elle n’est pas analysable en l’état, on ne reconnait aucune formation basque classique.
      D’autre part, dans l’hypothèse où il s’agirait de l’étymon, on ne voit pas quelles règles phonétiques gasconnes expliquent le passage d’Angastu(e) à Angous, d’autant plus que le village est attesté Angos/Anguos depuis 1385 (il fait donc partie d’une série aquitaine, le passage de -os à -ous étant classique dans les zones basques : cf Bunus qui est Bunoz en 1439).
      Enfin, cette forme semble éclipser une autre forme basque pour ce village qui est Angoz(e), et qui s’inscrit alors parfaitement dans une série homonymique connue : Angos à Navailles-Angos (64), Angos à Luz-Saint-Sauveur (65), Angos dans les coteaux de Bigorre (65), Angosse à Poueyferré (65), Angüés dans la province de Huesca (Dangosse à Agen devant être un lieu-dit qui tire son nom d’un habitant).

      A mon avis, la forme Angastue est née du croisement entre le village d’Angous et le château de Mongaston non loin sur la commune de Charre.

      Au demeurant, éliminer cette forme secondaire basque ne donne pas les clés de l’étymon.
      Un terme perdu par le basque ? Il existe des lieux-dits Angou dans les Landes méridionales et en Couserans.
      Quel étymon ?

      Il y a également la possibilité qu’il s’agisse in fine de termes issus du latin angustum qui donne les termes relevés par Rohlfs : angòs, angoùs ’gorge’, ’passage étroit’.
      Cela pourrait alors expliquer en partie le nom basque.
      Mais cela ne colle pas du tout avec les attestations anciennes : Anguos pour Angous.
      Et cela ne correspond pas véritablement aux divers sites, qui n’ont rien de passages étroits ou de gorges.

    • Restent des explications autres par le basque : il semble bien que de nombreux toponymes en -gos/gosse doivent s’interpréter via le basque goitz(a)=à l’est.
      Exemple : Barcus, du basque ibargoitz (vallée à l’est).
      Seulement, on en revient à une discussion plus complexe encore : l’identification de la racine *a(i)n. Existe-t-il une racine oronymique ain ?

      Remarquons que sur le territoire communal d’Angüés, on trouve non loin du bourg "Anca Mayor". Le mot espagnol pour "hanche" ou autre chose ?

      buscon.rae.es

      Dans l’hypothèse qu’il existerait véritablement un oronyme, Angos et autres dérivés pourraient être des "Poeydavant" au fond.
      Tous ces lieux sont en effet en hauteur mais on est toujours à l’Est de quelque chose.
      Dans Barcus, il semble que la précision géographique concerne la Soule : Barcus, c’est le territoire communal des vallées de l’Est de la Soule. Il faut creuser encore.

    • En 1385, la toponymie est mixte à Angous.
      Sont gascons : La Fiite dit Calhau, Bonehont, (deu) Soler, Domec, Caufepe, Davant-Sentz, (deu) Portau, Casemayor, L’Abadie, La Barrere, La Borde, Forcade, Serviele (?).

      Sont basques : Goeyhenche, Alharitz, Saratsague.

    • Le terme "angosto" existe en espagnol et a fourni de nombreux toponymes, parmi lesquels un en Alava et un autre dans la province de Burgos.
      Le sens de défilé est évident pour l’Angosto alavais, moins pour celui de Burgos.

      www.ign.es

      Cela ne permet pas de résoudre le problème de Angüés car u(m) final en aragonais ne tombe pas (on aurait comme en espagnol angosto) et de toute manière, la diphtongaison en espagnol ne touche que les o ouverts (restés tels quels gallo-roman méridional), pas les o médians (devenus "ou" en gallo-roman méridional).
      Donc Angüés a pour étymon le basque Angoz.

      La forme basque possible Angastu (issue de angustum) pour Angous suppose une assimilation vocalique (probablement par confusion avec Mongaston) et surtout un emprunt tardif, car dans les emprunts directs au latin, le basque interprète le s latin via la fricative z. On aurait anguztu.

      Au vu de tous ces éléments, on peut peut-être admettre qu’Angous se détache de la série précitée et admet une explication romane (ce qui n’aurait rien de surprenant non plus, d’autant plus que le terme gascon tiré du latin semble faire la preuve des liens entre les dialectes romans de Gascogne et ceux d’Ibérie).
      Certains auteurs identifient d’ailleurs la route qui mène de Moncayolle à Angous à la "carreira cava" du Cartulaire de Dax entre Soule et Béarn.
      Angous traduirait donc cette notion de défilé entre la vallée du gave d’Oloron et la vallée du Saison.

    • Je pense aussi que le château de Mongaston a influencé indirectement le nom basque d’Angous.

      Les quelques formes relevées en basque sont d’ailleurs relativement récentes :
      - Angastua (Lhande, 1926)
      - Angastue (Etxaide, 1961)
      - Angose (Diharce Iratzeder, 1961)
      - Angastue (Dassance, 1966)
      - Angoze (Grosclaude, 1991)

      L’académie Basque Euskaltzaindia reconnaît aujourd’hui le nom Angastue .

      Il existe le terme basque angi (ou angio), qui désigne un "pré, lieu de pâturage" (Azkue) ou un "enclos couvert de broussaille qui sert pour le bétail" (Iturzaeta) ou encore "pas, lieu étroit (Harriet). Éventuellement ?

    • S.Palay nous indique :
      angoù (L.) ; angous (B.) ;sm. Lieu marécageux.V.augà, grabe, Angous, Angosse.
      Donc peut-être pas gorge ou passage étroit...


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