Du gnac Jacques Hazera

Bonjour,

Enfant, j’ai toujours entendu chez moi parler "DU gnac", au masculin.
Maintenant, tout le monde parle "DE LA gnaque".
N’y a-t-il pas là, à votre avis, une "parisianisation" de ce mot gascon ?
Note : dans le dictionnaire de Félix Arnaudin, on trouve bien "gnac" au masculin (exemple : Un gnac de pan = Un petit morceau de pain)

Merci de me donner votre avis sur cette grave question. nhac = morsure

Grans de sau

  • A mon avis, c’est bien une "parisianisation", agaçante comme toujours.
    Cela avait déjà été relevé ici en 2005.
    Aurons-nous assez de gnac* pour la repousser ?

    * gnac = nhac en graphie alibertine

  • Merci Tédéric,

    Je ne savais pas qu’il y avait déjà eu des avis à ce sujet sur Gasconha. Je viens de mettre un mot sur mon propre blog :
    www.pijouls.com/—sylviculture/pin-maritime—lou-nhac

    Amitiés

  • Dinc a las annadas 90,lo nhac qu’es damorat masculin pr’amor sonque los gascons l’emplegavan.
    Qu’es lo Pierre Salviac comentaire de rugby qui l’a popularizat com : LA GNAQUE.
    Gent de La Rochelle, coneishe pas guaire arren au gascon.
    E l’Albaladejo qui sap lo gascon eth, ne l’a pas corregit james.
    E que m’an esmaliciat de’us audir sei pas quant d’annadas dab : La Gnaque

  • Alors, voilà un mot de plus qui bien qu’ayant un sens nouveau est un GASCONISME de plus dans la langue française.
    Aujourd’hui à Pau, les affiches de la Section Paloise sont marquées en grand du verbe HONHA !

  • Le passage d’un genre à l’autre n’est pas rare en gascon non plus ... Gnac ou gnaque, cela reste assez typé, même si in fine, c’est une onomatopée, non ?

  • Chis, lo Pèir !
    Je crois qu’on tient le fin mot de l’histoire :
    Pierre Salviac avait dû entendre des expressions comme "manque de gnac", où le genre du mot n’était pas évident, surtout pour un "oïlitan" qui ne prononce pas les "e" finaux non toniques.
    Il s’est donc trompé, et sa puissance médiatique a diffusé l’erreur.
    Les langues évoluent de la sorte, par diffusion d’erreurs, en fonction des rapports de force des différentes communautés.
    Dans le cas présent, l’erreur n’aurait pas pris si la Gascogne avait été puissante médiatiquement.
    La timidité gasconne était ici représentée par Albaladejo.

  • Il faut noter que le verbe “gnaquer” est depuis longtemps connu hors Gascogne même s’il est très peu employé. Je me souviens de l’avoir entendu chez un garçon de café charentais il y a bien 25 ans, avant que “la gnaque” ne devienne populaire.
    « – Vas-y, gnaque-le, » disait-il à un petit chien (en prononçant gnac-le, bien sûr).
    Peut-être l’avait-il appris plus au sud, mais tous les présents comprenaient ce mot.

  • Vérification faite gnacàe existe en saintongeais, avec variante gnactàe (fréquentatif, je suppose), pour “mordre d’un coup sec”.
    On retrouve un peu partout /nak/, /ɲak/ pour “mordre”, en oil comme en oc.
    https://apps.atilf.fr/lecteurFEW/index.php/page/lire/e/619

  • Tout ça est très bien mais reste que en gascon, nhac est un mot au masculin malgré les commentateurs sportifs !


Un gran de sau ?

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