Notre région, c’est la Gascogne !

Le Monument dit des Basques

samedi 12 novembre 2011, par Vincent P.

[actualisé en 2018 pour les liens]
Monument intéressant dans les environs de Craonne (là où est décédé d’ailleurs le frère de mon arrière-grand-père ce qui condamna ce dernier à reprendre la ferme familiale, ce qui changea sa destinée) : le Monument dit des Basques, qui en fait rend hommage aux soldats des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées.

http://www.mes-ballades.com/02/craonnelle-02160-le-monument-aux-basques-a-craonnelle-aisne-en-picardie-france.htm

https://www.chemindesdames.fr/fr/le-chemin-des-dames/visiter/les-lieux-de-memoire/les-principaux-sites/le-monument-des-basques

On ne dira jamais assez combien la saignée de 14-18 fut dommageable pour la Gascogne, pays malthusien qui y a perdu nombre de ses enfants, que la République a remplacé en important des ouvriers agricoles, d’Italie notamment.



Grans de sau

  • Bel hommage aux Gascons et Basques !
    Je conseille de lire les oeuvres remarquables (en béarnais) de Jean-Baptiste Bégarie, soldat béarnais de Pontacq mort en 1915 à l’âge de 23 ans. Et aussi le livre de Julien de Casabonne : Û souldat biarnés à la guerre (1916-1919).
    Pour leur mémoire et leur honneur.

  • A lire également : "Paysans bretons", un des rares livres qui parle des mutineries de nos poilus en 14 18 qui se sont révoltés contre cette immonde boucherie dirigée par de sinistres généraux comme Pétain...
    Des hommes de chez nous fusillés par des hommes de chez nous..
    Il a fallut près de 60 ans pour que l’on en parle...
    Pauvre FRANCE !!!

  • Il s’agit essentiellement de la 36e division d’infanterie, composée surtout des 18e, 34e et 49e RI. Ce sont les régiments gascons et basques, "vascons" par excellence.
    Je vous conseille le film de Jérôme Chibrac, "Les Der’s de la Der" (1914-1918, les Landes mobilisées).
    Au sujet de Pétain. Il n’a pas véritablement mis fin aux mutineries.
    Contrairement à ce que dit Miqueu, c’est lui qui a amélioré le sort des soldats, relèves, permissions, nourriture, arrêt des offensives stériles et meurtrières.
    C’est la raison pour laquelle il était vénéré par les anciens combattants et aussi la raison pour laquelle il jouissait d’un immense prestige en France.
    Mon grand-père et mon arrière grand-père, anciens poilus (49eRI et 35eRA) avaient un immense respect pour lui, y compris pendant l’occupation.
    Il y a eu 49 fusillés en tout.
    Un jour peut-être les Historiens français lèveront-ils le tabou des % de pertes suivant la région d’origine.
    Les basco-gascons ont été envoyés sciemment au massacre (Chemin des Dames, Craonne, plateau de Californie etc...)

  • La Gascogne et le pays basque ont dû sacrifier de gros bataillons, mais avant d’y voir une volonté des chefs de l’armée, il faut considérer que les agriculteurs en général étaient les premiers sur le front, parce que les autres étaient en moyenne plus qualifiés pour des tâches à l’arrière.
    Enfin, c’est ce que j’ai lu ou entendu...
    Et comme nos pays vascons étaient très agricoles...

  • Je ne suis pas certain que les Gascons aient subi plus de perte, ce qui est certain c’est que les massacres sur une politique du fils unique ont eu des conséquences désastreuses sur la démographie gasconne, et que la République, tout cyniquement, a alors opéré une substitution démographique dans des départements qui depuis lors, servent à fixer des populations indésirables ou marginales.
    A ce titre, le Lot-et-Garonne est vraiment le paillasson de la France républicaine.

  • D’après une étude il y a des régions dans laquelle on constate une surmortalité pendant la guerre 1914-1918.
    L’Aquitaine en fait partie et c’est la seule région pour laquelle les auteurs ne trouvent pas d’explication.
    Je me méfie quand même du découpage par région administrative.

    Article du Monde :
    Centenaire du 11-Novembre : la géographie des « morts pour la France »
    les Pays de la Loire, la Bretagne et l’Aquitaine ont été proportionnellement plus touchées. La Franche-Comté et la région Provence-Alpes - Côte d’Azur ont, au contraire, compté moins de « morts pour la France » que la structure de leur population ne pouvait le laisser attendre.

    https://www.lemonde.fr/centenaire-14-18-decryptages/article/2014/05/13/la-geographie-des-morts-pour-la-france_4415163_4366930.html

    Étude :
    Parmi les régions identifiées comme les plus touchées ne subsiste que l’Aquitaine qui présente une surmortalité encore non expliquée.

    https://www.cairn.info/revue-economique-2014-3-page-519.htm

  • Les Landais sont, en Gascogne, ceux qui ont payé le plus lourd tribut. Ceux qui s’intéressent au sujet le savaient déjà. A voir absolument un documentaire trop méconnu de Jérôme Chibrac, Les der’s de la der’. C’est un film remarquable où le mépris des officiers français francophones (car les cadres gascons ont vite été décimés) envers les Landais qui, parfois, ne comprenaient pas les ordres. est évoqué.
    On peut supposer que les "sauvages landais", tellement méprisés et humiliés tout au long du XIXème siècle, ont été traités comme les tirailleurs sénégalais, c’est à dire de la sous-humanité sans importance. L’épisode du plateau de Californie, au Chemin des Dames, où fut engagé le 34e, est très parlant. Ce n’est pas pour rien que les mutineries de 1917 sont en grande partie le fait de la 36e division d’infanterie (où étaient notamment les 34e et 49e). Tout le monde connaît l’histoire de Vincent Moulia, lequel était au 18e.

  • Je ne connaissais pas le documentaire de Jérome Chibrac et il n’est pas en libre accès sur le net. Dommage.

  • La sépulture d’un de mes grands-oncles, Constantin F., dans un cimetière militaire. La croix de son camarade de derrière, brisée, s’incline sur la sienne. Dans ce carré, il n’y a que des morts de leurs blessures, la plupart de 1919, français, austro-hongrois, britanniques, intransportables...

    Je ne ferai aucun long commentaire. Il suffit de constater que tout autant que l’entrée en guerre, c’est le refus des nombreuses tentatives de paix qui a aggravé la situation ; que les vainqueurs de 1918 ont préparé la suivante ; que quarante petites années - 1914 à 1954 (morts de L. Béria) - soit moins d’une vie d’homme, ont suffi pour tuer l’Europe dans sa population, ses peuples, sa démographie, sa puissance et sa civilisation.

  • adishatz,
    avec un peu de retard ...
    le 27 octobre 2014 le ministère de la défense communiquait le nombre de fusillés entre 1914 et 1918 revu à la hausse soit 953 soldats.
    A BETH LEU
    MIQUEU

    P.S : on est loin du chiffre annoncé par l’ancien officier du 34 ème RI de Mont de Marsan

  • A Monsieur Arrosères.

    Vous confondez deux choses, les fusillés lors des mutineries de 1917 et le total des fusillés de la guerre. Pour les mutineries de 17, le chiffre est bien de 49 hommes. Pour la totalité de la guerre on a un chiffre de plus de 700 fusillés dont 600 pour faits de désobéissance (le reste étant du droit commun ou de l’espionnage). On ne parle ici que des militaires français puisqu’il y en a eu bien plus si on considère l’ensemble des troupes en présence (Britanniques, dont soldats de l’Empire et bien sûr ceux du camp adverse Allemands, Autrichiens etc...).
    De toute manière, le chiffre réel ne pourra jamais être connu puisque bon nombre d’exécutions sommaires ont été comptabilisées dans la rubrique "mort pour la France". Tel officier qui exécutait un soldat surpris en train de détrousser des morts ou bien qui refusait de se battre et autres motifs. Justice expéditive et totalement illégale, pratiquement jamais punie par la hiérarchie.
    Mais pour 1917, on est certain des 49 réellement exécutés pour plus de 500 condamnés à mort.
    Pétain a donc remplacé le sinistre Nivelle, lequel avait fait massacrer 200 000 hommes pendant les deux mois de son offensive. Pétain a donc mis un terme à ces offensives meurtrières et stériles et amélioré le sort des soldats, permissions, ravitaillement etc...Donc, il était vénéré par les anciens combattants qui lui vouaient une grande reconnaissance et beaucoup d’admiration. Pétain était d’ailleurs raillé par certains officiers supérieurs et hommes politiques à cause de sa volonté d’épargner la vie des soldats en ne les faisant pas tuer dans des opérations inutiles.
    Ce qu’il fit pendant l’occupation est une autre histoire et, même pendant cette période de 1940-1944, la grande majorité des anciens combattants de 14-18 lui vouaient encore un immense respect.
    De toute manière, il a été frappé d’indignité nationale et condamné à mort mais sa peine a été commuée en prison à vie par De Gaulle qui n’a pu se résoudre à faire fusiller le vainqueur de Verdun. On lit parfois qu’il aurait été le parrain de son fils Philippe, lequel aurait été prénommé ainsi en hommage au Maréchal. Mais ceci est contesté. De Gaulle a cependant laissé fusiller Raymond Brasillach dont la responsabilité était tout de même infiniment moindre que celle du vieux maréchal. Et Papon non plus n’a pas été fusillé, ni Touvier, ni Bousquet etc... Comme quoi les "élites" se tiennent bien les coudes à l’heure des châtiments et ce ne sont que les lampistes qui passent à la moulinette.
    Les anciens combattants, quant à eux, contrairement aux militaires de carrière et aux hommes politiques de la République, ne vénéraient pas tellement Pétain en tant que vainqueur mais surtout comme celui qui avait allégé leurs souffrances en les traitant plus humainement que les autres galonnés pour lesquels ils n’étaient que de la méprisable chair à canon.

  • "Il représente une haute stèle de pierre blanche, en forme de palme e de
    chez nous, au pied de laquelle se tient debout un paysan pyrénéen en costume
    de chez nous, sans aucun attribut militaire."

    Le Patriote des Pyrénées du Mercredi 3 octobre 1928.




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