Notre région, c’est la Gascogne !


 
Navèth nom !

 

C’est quoi cette réflexion ?

Vincent.P

dimanche 21 août 2011, par Vincent P.

www.sudouest.fr—un-parrain-du-milieu


"De toutes les personnalités qu’il a vues défiler à Hestiv’Òc, Marcel Amont est celui qui l’a le plus impressionné par son aisance… à l’oral.
Didier Fois, fondateur du festival, est lui-même passé par ses fourches caudines :
« Quand il a fait son premier discours, il parlait un occitan salisien de la rue, du patois quoi.
Je le lui ai dit, pas sur le ton de la critique mais du conseil, ajoutant que s’il avait besoin d’un coup de main, j’étais là. Et comme c’est un mec intelligent… » "


Il semble que l’article de "Sud-Ouest" a déformé les dires de Pierre Salles.
Lire ce qui est dit à ce sujet dans le courant de ce "hiu de discussion" (pardon Renaud !-)) long et intéressant.
[Tederic M.]



Grans de sau

  • C’est toujours dangereux d’utiliser le mot "patois", surtout d’une manière dépréciative, et même si c’est pour promouvoir une langue plus "blosa" (pure).
    De toute façon, les gasconophones salisiens (sauf Didier Fois) ne vont pas se recycler, et ils risquent au contraire d’être confirmés dans leur "vergonha" (honte de parler "patois").
    Il faudrait au contraire développer leur "fiertat" par rapport à la langue (même bourrée de francismes) qu’ils tiennent de leurs aînés.
    Dans un contexte festif, une langue trop académique risque aussi d’être incomprise par ceux qu’on devrait chouchouter : les dernières générations de locuteurs passifs ou actifs.

  • Qu’est ce de l’occitan du Béarn ?
    Vous allez me répondre du Béarnais… et le Béarnais ?... du Gascon !
    Pourquoi ne pas appeler un chat un chat !
    Moi lecteur lambda quand je lis l’article je remarque une seule chose :
    On ne parle que d’occitan par-ci d’occitan par-là surtout quand un enfant de la Bigorre est à l’honneur et quand l’article veut citer un parler local on parle de "patois", cela ne vous rappelle pas quelque chose ?
    De vieilles méthodes… d’une centaine d’années …
    Amis Gascons, vous ne voulez peut être pas que le Gascon devienne de "l’occitan de Gascogne" et passe dans la conscience collective pour un patois occitan ?
    Juste une remarque en passant…

    Réponse de Gasconha.com :
    Même si on accepte que le gascon est une partie de la famille occitane, il n’y a aucune raison de nommer la partie par le tout.

    Aperem un gat un gat, e lo gascon gascon !
    Une chose qui n’est pas nommée cesse peu à peu d’exister.


  • Le patois ou ’parler’ est la forme locale d’une langue vivante dans la société traditionnelle- rurale.
    Les ’patois’ ont été scolairement condamnés, mais les langues correspondantes l’ont été aussi, non en raison de leur infériorité, mais pour d’autres raisons.
    ’Patois’ ou langues dites ’régionales’ ont eu droit à la même politique de la langue.

    Mais qui organise cet évitement SYSTEMATIQUE de l’adjectif ’gascon’ ? Et ce marquage médiatique ’occitan ? Ca finit par se voir.

  • Quan entèni a díder "occitan de Gasconha", qu’entèni "personne de petite taille" o atau...
    Après que s’estonan digun ne sabi pas çò qu’es l’occitan ; o meilèu que s’estonan lo monde que credin qu’es ua mesclanha de lengas, quauquarren de diferent deu parlar de casa... Dit atau que’n pareish estar totun...

    E puishque parlam de patoès, v’ic prègui Tederic M, deishatz de barrejar francés e gascon (euh pardon, occitan-gascon) ! Bon que’m diratz que hètz çò que vòletz, mes bon entà jo, botar mots de gascon au bèth miei d’ua frasa francesa (pas nhac o patac o moquira, mes mots desconeishuts deu franchiman de basa) qu’es atau parièr de totjamei en.hicar mots d’anglés en francés. Qu’es border-line qué !

  • A PJM :
    Qui organise l’évitement de l’adjectif "gascon" ?
    L’occitanisme jacobin, qui prédomine à l’heure actuelle.
    Il n’y a probablement pas de consigne explicite, mais ça ne fait plus partie du politiquement correct occitaniste d’utiliser "gascon" pour ce qui ressort de l’espace gascon entre "mar, Garona e montanha" (pardon Renaud !-)).
    Notez bien qu’ils pourront utiliser l’adjectif "gascon" pour l’appliquer à une Gascogne tronquée (en gros, département du Gers, et éventuellement département des Landes).
    A ce degré de réduction, la Gascogne devient inoffensive.
    Un exemple d’énumération qui tue (la Gascogne) :
    "occitan toulousain", "occitan pyrénéen", "occitan gascon"...
    Une fois qu’on lui a retiré les Pyrénées et le pays toulousain (partiellemment gascon), on peut mentionner la Gascogne... (exemple tiré du programme d’un festival de chant qui s’est déroulé récemment à Tarbes, il s’agissait de caractériser les groupes participants).

  • Si le snobisme va jusqu’à refuser d’employer des mots gascons dans une phrase en français pour rendre la langue gasconne un peu audible, c’est à désespérer du sens tactique de certains militants.

    Pour ce qui est de la réflexion qui initie ce fil de grans de sau, j’aimerais savoir s’il s’agissait de dire que Monsieur Fois parlait un "occitan" trop francisé (mais alors pour quelle raison l’allusion salisienne ? On y parle moins bien ? Au passage, cela fait bien 50 ans qu’il n’y a plus de parler de la rue à Salies) ou d’un rejet des spécificités du gascon du Béarn occidental par un néo-locuteur peu au fait de la réalité gasconne (je crois avoir compris qu’il interprète le vocalisme atone du béarnais salisien comme une francisation mais je suis peut-être médisant).
    En tout cas, un Tisné appréciera de voir le gascon de Salies ainsi traité !

  • Sui pas guaire "snob" mossur, mes emplegar mots gascon qu’an perfectament las soas arreviradas en francés, que tròbi aquò un chic "patoès"...
    Shens voler estar maishant o atacar qui que sia... Suivez mon espiar...

  • Parce qu’on peut se permettre en l’état actuel de la langue de ne pas céder à donner au public ce qu’il veut (le veut-il ?), un peu de couleur locale, quand bien même celle-ci serait "patoisante" ?
    Ce n’est pas du snobisme pour tout dire, c’est une absence totale de réflexion basée sur la réalité statistique, et c’est un manque de stratégie assez pénible.

    Pour que le public ait accès à quelques mots de gascon qu’il prononcera dans un accent convenable, je suis prêt à tous les travestissements.
    Mais bon, comment discuter de ces choses-là avec des personnes qui se figurent que le gascon serait encore la langue vernaculaire d’une petite majorité ?
    Continuons ainsi, à écrire dans une graphie qui n’est lue d’aucun locuteur naturel, en parlant de sujets qui n’intéressent que les purs francophones.

  • Qu’ès de non suportar gojat...
    Que m’estimi mèi non pas arrespóner pr’amor qu’ès d’un gloriosau e d’ua pretencion... A t’escotar qu’am lo sentit qu’ès tu, que coneishes tot, que hèi las causas de qui cau. Pr’amor los autes, solide, n’an pas comprés arren.
    Sonque sus aquera istoèra, que tròbi qu’escríver, e disi plan escríver, mots atau qu’an las soas arreviradas quasi literaus en francés, n’es pas ua bona causa...
    Que hèi desbrombar qu’am nosatis ua gramatica, ua sintaxa, e pas sonque mots...
    Mes qu’arrespècti lo qui hèi aquò, e n’es pas sonqu’a arremarca.

    Jo que hèçi tostemps l’esfòrt de parlar gascon, dab los qui saben, e d’autes que sèi estar interessats. E’m pensi que hèçi avançar mei las causas que d’escríver "vertats" nharosas sus un forum.
    E puish entà ensenhar lo pèc (puishqu’es aquò que vòs har ça’m par) que’t caleré tirar aqueth tesic d’escríver pleiteis boharòcs d’erudit de seconda zòna.
    Pro. Respon e argumenta coma t’agrada adara, que me’n trufi.
    En fèit lo sordeish qu’es dab aquiths piros n’i a pas nat debís de possible...

  • Dans ma logique, celui qui ne répond pas n’a pas les arguments pour contredire l’interlocuteur.
    C’est très primaire comme raisonnement mais ça décrit assez bien la moyenne des comportements dans ce sens.
    Draper son incapacité à argumenter dans le refus de la supposée prétention de l’autre interlocuteur est par contre le comble de la médiocrité intellectuelle.
    Et puis, tant que nous y sommes, oui je suis un bravache, je suis bien content de ne pas être des ces émasculés occitanisés qui ont perdu tout caractère, j’ose le mot, ethnique. Je suis gascon et je fuis la mollesse. J’aime le paradoxe, les ambigüités, la vivacité, le cynisme.
    Le consensus, c’est bon pour la Finlande.

    Je pense fondamentalement, il faudra m’excuser cette arrogance, que les "autres" n’ont rien compris, non pas qu’ils soient bêtes, mais tout naturellement, ainsi qu’on le constate pour tout mouvement d’idées, ils arrivent à un âge où il faut trouver sens au combat d’une vie, fatalement dans l’orthodoxie (il y a bien quelques individus qui renient tout, ils ont le mérite d’être drolatiques).
    C’est normal, je connaitrai moi-même cela, il s’agit du conflit des générations qui est sain.
    Je méprise les enfants qui vouent un culte aux idées de papa. Ils sont à contre-sens de l’Histoire. Ils sont conservateurs en ce qu’ils refusent de discuter d’autres axiomes.
    Les Occitans ont créé toute une génération docile qui singe les événements du Larzac. En 2011, à l’heure de la globalisation financière, c’est sordide et triste.

    Pour ce qui est du débat sur la qualité des interventions, il est probable que les tiennes soient meilleures, mais je crains qu’en les exprimant dans un patois mort décoré de fioritures médiévales, cela n’ait guère d’impact.
    Mais enfin, tu sembles tenir dur comme fer à cette dignité qui t’empêche de gentiment et innocemment "patoiser" en français.
    Non, ton occitan est une langue de communication mondiale, normalisée, scientifique dirait Groclaude père ! Comment à ce point s’illusionner ?

    Je n’ai qu’un conseil : plutôt que de rester dans vos salles de classe, arpentez un peu la Gascogne et les contrées voisines. Constatez par vous-même la réalité sociologique, les mutations démographiques, les changements paysagers.
    Juste pour comprendre les raisons pour lesquelles vous avez échoué. Ce sera déjà une première réussite.

  • Bon sonque aqueste còp, e après que desapareishi d’aquiras pelejadas pègas.
    Qu’èm en un monde mondializat, lo país que cambia, e qu’es parrabastat. Vertat. Mes jo que crei au concret.
    La lenga que l’entèni sovent (pr’amor que la cèrqui solide) e qu’es enqüèra aquí ; arrèis lo pseudo-caractère gascon, lo vei pas enlòc.
    Qu’èm tots diferents sustot en lo monde individualiste de uei lo jorn.
    Alavetz qu’ès capborrut, e que’n serés podut estar autanplan estossis finlandés.
    Après : blablabla occitanistes... Jo ne’n sui pas briga. Qu’èi aprés lo gascon de jo-medish e après dab los locutors naturaus, alavetz dèisha un chic de pensar qu’autanlèu, ne s’aduven pas dab tu, que son occitanistogauchistes.
    Lo mon gascon qu’es en efèit ua lenga mondializada (au mensh gasconisada) e n’èi pas nada vergonha en empruntar un mot ací o aquí pr’amor aquiths mot que’us èi entenut a díser. A notar n’emplegui pas jamei lo tèrme "occitan" mes tostemps gascon mes bon...
    Enfin, que t’aconselharí de devarar un chic de la toa auto e de t’abaishar a parlar dab lo monde deu país, tu que dises tostemps digun ne sap parlar.
    La situacion ne n’es pas mensh catastrofica mes qu’i a enqüèra un hèish de locutors, donc un sarròt de causas a har entà sauvar la lenga e donc l’identitat.

    N’arribi pas a compréner com un òmi com tu singui tant maishant de cap a la lenga, mes singui tan nau tà çò de l’identitat gascona, d’ua Gasconha saunejada..

    Que sui sovent en contact dab locutors de per mon tribalh, e que’t puish assegurar la Gasconha, saben pas çò qu’es lo monde. Mes lo gascon, que quiò puishque’n parlan.
    E s’avès vergonha ? ("argument typique d’occitaniste post—soixante huitard"...)
    Ah òc e tà acabar qu’escrives com
    un technòcrate, o au miélher un notari.
    Adiu peliu.

  • Bonjour à tous,

    Cette joute verbale entre Vincent et Renaud me fait mesurer la profondeur du problème gascon.
    Voici deux hommes intelligents, d’un très bon niveau culturel, attachés à leur langue et à leur identité, chacun à sa manière, pas prisonniers du dogme occitaniste.
    Et pourtant, quelle difficulté pour communiquer. Quelle difficulté pour trouver ne serait-ce qu’un PPCD.

    Je ne crois décidément plus en la capacité des Gascons à relever la tête.
    Entre ceux qui sont pris au piège de l’occitanisme et n’arriveront sans doute jamais à s’en libérer et ceux, gascons de toute leur âme, qui n’arriveront pas non plus à s’entendre avec leurs semblables.

    En ce qui me concerne, je pense que je vais cesser définitivement de fréquenter les lieux occitans et gascons. Tout cela est une perte de temps et un cul de sac.
    J’invite très sincèrement tous ceux qui sont tentés par l’idée vasconne à rejoindre le groupe auquel j’appartiens et où je suis le seul représentant, pour le moment, de la Vasconie citérieure.
    Les Gascons sont les bienvenus et même, dirais-je, une denrée assez recherchée. Alors peut-être à bientôt.

  • J’écris comme un préfet de Napoléon disait l’un de mes professeurs à Bordeaux, moqueur. C’est comme ça, tropisme juridique béarnais.
    Manciet, c’est peut-être très beau, mais je préfère encore lire les Fors du Béarn.

    La situation de la langue est en effet catastrophique, quelques vieillards édentés ne sont pas d’une grande utilité pour faire rêver la jeunesse, je ne vois même pas comment on peut essayer de se remonter le moral.

    Bordeaux, 1M d’habitants. Toulouse, 1M d’habitants. Au grand maximum, 0.1% de locuteurs malhabiles.
    La Gascogne est ceinturée par deux mégalopoles qui diffusent l’influence francisante, actuellement nous en sommes à la dénaturation de l’accent, dernière étape
    .
    Quelques agglos moyennes comme Bayonne, Pau, Agen, ... 1% de locuteurs ?
    Puis la vallée de la Garonne quasi perdue depuis la saignée de 14-18, siège du combat des influences contradictoires entre Toulouse et Bordeaux.

    La lande ? Un no man’s land de petits pavillons provençaux peuplés de Nordistes.
    La montagne ? En Ariège néo-pops à accent parigot, en Aspe écomusée à l’air libre pour distraire les routiers.
    Le Gers ? Colonie anglaise.
    On ne parle plus gascon sur le marché de Rabastens !

    Il est possible que l’on trouve encore un foyer de gasconophones du côté du Comminges montagnard, il faudrait les capturer pour assurer la survie de l’espèce.

    Je pense justement que si tu étais un peu plus "technocrate" dans l’âme, tu ferais ce constat sans appel. Tu te rendrais compte que sauver la langue, c’est mettre en place un réseau d’écoles, c’est former des enseignants, c’est mettre en branle une communication institutionnelle autour de l’apprentissage, ... Bref, c’est de la dépense publique, et y’a plus de fric, pas de volonté politique. C’est IMPOSSIBLE.
    L’oc est condamné à être la langue d’une secte avec ses codes, une quasi-religion comme les Hébreux dispersés en Occident par Rome. Voire une langue morte comme le latin pour des points au Bac. Tout cela colle parfaitement au tribalisme moderne.

    Il n’y a plus rien à faire autour de la langue. C’est mort. Au grand maximum, quelques mots totémiques qui ancreront une vague identité Sud-Ouest. "Festayre" par exemple. C’est tout.

    J’aurais honte ? Je ne peux avoir honte que de ce que je suis.
    Je ne suis pas gasconophone naturel, comme à peu près tous les intervenants ici. Ce seul constat devrait nous glacer le sang.
    Par contre, je n’ai certainement pas honte de ce que je suis, à savoir un enfant du pays. Ce sentiment est partagé par nombre de personnes mais ils ne savent pas mettre un nom sur cette fierté.
    Le seul projet raisonnable est d’y greffer le concept de Gascogne, avec son histoire, sa géographie.
    Sa langue n’est qu’un détail en plus, l’accent du SO voire le basque sont tout aussi importants.
    Jusqu’à l’an 1000 des Aquitains.
    De l’an 1000 à 2000 ce même univers parle gascon.
    Quant au futur, il sera ce que nous décidons d’en faire maintenant. C’est très ouvert. Tout peut arriver. Le plus probable reste la francisation finale toutefois, mais qui sait ?
    D’autres pistes émergent : languedocianisation via l’occitanisme, basquisation via le tropisme basque du SO, ...
    C’est ton problème mon cher Renaud, tu ne conçois pas que le futur sera irréductiblement différent du monde que tu as connu et dont tu as voulu embrasser la langue.
    Tu n’intègres pas que tout change et que si nous voulons agir sur le chemin qui sera pris, c’est maintenant qu’il faut développer l’attirail idéologique, avec des mots simples, accrocheurs, publicitaires.
    Brailler dans les fêtes du SO avec un foulard rouge est plus important que les cours du soir pour apprendre le patois de papi. C’est triste mais c’est comme ça.

  • Adishatz monde !
    En réponse à Vincent concernant l’article de Hestiv’oc et les propos écrits et rapportés par la presse au sujet de Pierre Salles et étant étonné moi même j’ai tenu a en savoir plus.
    J’ai téléphoné à Pierre qui est un ami, il chante avec moi au Pagalhos, il m’a bien précisé qu’en aucun cas il n’avait prononcé ces propos en ces termes et surtout pas le terme patois, c’est le journaliste qui a jugé bon d’écrire cela.
    Il a d’ailleurs demandé au dit journaliste de rectifier cela, ça n’a pas était fait malheureusement, qu’ei atau.
    Donc voilà la vérité et je tenais à témoigner de ce fait.
    A BETH LEU

  • Merci pour ce rectificatif, c’est très bien, j’ai un peu connu Pierre Salles (qui fut mon prof de béarnais au primaire), cela m’étonnait grandement de lui.

  • Halip, je fais la part de ton goût de la provocation, mais ne tombons pas, avec ta "Vasconie citérieure", dans un vasconisme jacobin qui refuserait de nommer la Gascogne, comme l’occitanisme jacobin le ferait avec "Occitanie occidentale" !

    La Gascogne est une grande région géographique qui peut constituer un horizon identitaire.
    Le fait qu’elle ait perdu sa langue rend la chose beaucoup plus malaisée, mais pas impossible.
    Le fait que les pro-gascons ou pro-Gascogne ne soient pas d’emblée en ordre de marche pour promouvoir la Gascogne, ce n’est pas non plus une raison de désespérer : nous sommes des êtres humains, avec chacun sa vision... une dynamique collective rencontre toujours cet obstacle !

    La Vasconie et l’Occitanie peuvent être des horizons d’appartenance supérieurs, et non exclusifs.
    Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l’intersection entre les deux.

    Soyons simples et audibles : la seule identité régionale qui peut supplanter les insatisfaisantes identités "Sud-ouest" et "Sud tout court", c’est l’identité gasconne, celle du triangle "mar-Garona-montanha" (pardon Renaud !-)).

  • "La Vasconie et l’Occitanie peuvent être des horizons d’appartenance supérieurs, et non exclusifs.
    Je vois depuis longtemps la Gascogne comme l’intersection entre les deux." dixit Tederic.
    Il m’arrive rarement d’être à 100 % d’accord avec quelqu’un mais cette fois c’est bien le cas.
    Ne serait-ce que sur le plan de la langue, on ne peut isoler la Gascogne du restant d’une Occitania linguistique, même si de nos jours cette aire s’est vue réduite à l’état de peau de chagrin.
    De même que la Gascogne ne peut être séparée du Pays basque, lequel est lié pour une bonne part à la Gascogne historique.
    Conscient de prendre mes rêves pour la réalité, je pense que l’idéal serait que, dans un contexte de grand respect patrimonial, le gascon et le basque deviennent les deux langues de culture d’une Gascogne consciente d’elle-même.
    Rêvons un peu...




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