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Peio & Maïté

Vincent.P

mardi 10 août 2010, par Vincent P.

J’ai entendu en Béarn régulièrement pour "Pierre" la forme hypocoristique "Peyo".
Ceux qui en usent la disent béarnaise, cela ne me semble pas possible.
Certes, sur "Pey" qui aurait perdu son r final dans les esprits, c’est possible mais je n’ai pas connaissance d’un tel suffixe -o en gascon.
Pelhic est une forme gasconne médiévale sur Peir également mais dans ce cas elle est correctement suffixée.

J’ai également remarqué la forte proportion de Maïté en Béarn (et probablement ailleurs, comme dans les Landes). Une tante est ainsi nommée Maïté dans ma famille alors que son véritable prénom est Marie-Thérèse. Là encore, influence basque moderne ?



Grans de sau

  • Ce sont deux bons exemples de "basqueries" qui symbolisent "l’esprit sud-ouest", qui englobe basques et gascons, mais toujours en donnant le dessus au basque.

    Je l’ai déjà dit : dans l’emblématique Immortèla de Nadau, chanté par des chorales gasconnes/béarnaises, "Peio" tend à remplacer "Peiròt", je l’ai entendu de mes propres oreilles par des chanteurs d’une chorale béarnaise, et aussi dans des enregistrements sur deezer.com, sauf erreur.
    Aller jusqu’à modifier les paroles d’une chanson en gascon pour y mettre du basque, c’est fort, et en plus ça n’a probablement pas été volontaire !
    Il y a un passage facilité de "Peiròt" à "Peio" du fait que, en opposition frontale avec le génie gascon, le "t" final des diminutifs tend à ne plus être prononcé dans les noms propres d’origine gasconne.

    Dans le complexe actuel, je subodore que "Peio" fait branché, et que "Peiròt" fait plouc, ce qui condamne ce dernier à mort.
    Quand on recommencera à nommer des jeunes Pierre ""Peiròt" en prononçant le "t" final, on pourra dire que la Gascogne renait.
    Il n’est pas sûr que ça arrive un jour, mais il faut se battre pour ça !

    Quant à "Maïté", il y a bien sûr une confusion entre un diminutif de "Marie-Thérèse" (Marie-Thé) et le basque "maite, maitea" (aimé, chéri etc.).
    Joli mélange, mais c’est, je pense, du français mis à la sauce basquaise par des gascons qui oublient le gascon.

    Dans le village de ma mère, il y avait une ou des "Marichote". Je ne sais pas comment l’écrire. Ce devait être une version familière ou affectueuse de "Marie".
    Je remarque que ce n’était pas "Maÿchote" !




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