Notre région, c’est la Gascogne !


(Suite d’un débat commencé dans les ligams de Gasconha.com, à propos du contenu du site des chanteurs bigourdans "Eths Micalets")

Défense d’Eths Micalets

dimanche 16 octobre 2005, par Don Limpio

Salut à tous !

Je vois que la discussion est animée sur ce forum.... c’est bien.

Je connais un peu les Micalets et je pense qu’ils n’ont pas la prétention de parler un "gascon" de qualité exceptionnelle ni de respecter les graphies et les prononciations de tel ou tel coin.

Mais je suis choqué par certains discours qui sont tenus par certains...
En effet que cherchent-ils à faire ?
Tout simplement conserver un patrimoine culturel par l’intermédiaire du chant.

Txatti, si tu a déjà écouté les Micalets (et c’est apparemment le cas à la vue des critiques que tu formules) tu t’es surement aperçu que dans leur répertoire on trouve des chants de toutes régions de l’Occitanie...
Je pense que cela dénote chez eux une certaine ouverture d’esprit.

Ensuite, si la simple vue d’une croix occitane te fait vomir, que ressens-tu lorsque tu vois les guerres dans le monde, la misère dans nos propre villes...
Allez, laisse les discours extrémistes à des gens qui en ont plus les moyens que toi, et surtout moins intelligents que la moyenne...

A beth lèu



Grans de sau

  • Aths Miquelets : si vous n’êtes pas du Lavedan, pourquoi avoir choisi un tel nom ?

    Est-ce si compliqué que d’appeler un chat un chat , la Gascogne la Gascogne, le gascon le gascon et justement ne pas tout compliquer avec l’Occitanie qui n’a rien à y voir ?

    Le public s’y reconnaîtrait mieux et trouverait cela moins fastidieux et surtout beaucoup moins connoté, croyez-moi !

    Ath Yoye : qui a des positions extrèmes ? Ce sont tout de même les Occitanistes qui introduisent leur idéologie d’extrème-gauche dans le régionalisme et non pas les Gascons, et encore moins moi.

    Ath ERic : d’on ven aqueth cliché qu’i a sonqu’es occitanistes tà tribalhar pera lenga e ’ra cultura ?

    Dab eth aute cliché que hòra d’ua union n’i a cap de sauvament (federacion que disetz mes qu’enteni colonialisme) qu’avetz nac aute argument a balhar.

    Començam dab ua union dera Gasconha : qu’i a plan pro tribalh davant de pensar ar’estrangér...

    • Bien Txatti, définitivement je trouve très bien que des gens, comme toi, connaissent et conservent les fondements de notre culture.

      Le problème avec la plupart des scientifiques, c’est que leur discours est incompréhensible du plus grand nombre et il en devient rébarbatif.
      Tout le contraire de ce que les jeunes ont besoin, t’en rends-tu compte ?

      Je le répète, si tu veux oeuvrer pour notre culture, commence par la rendre attractive.

      Les Micalets, par la chanson, ont les armes pour le faire.

      Laisse leur donc le soin d’éveiller la curiosité des gens de Paris, d’Alsace ou de Nouvelle-Calédonie qui ne savent même pas que l’Occitanie existe.

      Fais leur confiance, si tu les connais un peu, ils ne perdront pas une occasion d’expliquer ce qu’est la Bigorre en suivant.

      Il en va de même pour les propres jeunes de Bigorre ou Occitanie qui se cherchent des repères, et vont les chercher au pays Basque BEAUCOUP PLUS ATTRACTIF !

      Le premier travail est donc de leur faire prendre conscience que chez eux aussi il existe une particularité.

      Que préfères-tu pour un jeune bigourdan, qu’il se sente Basque ou Occitan ?

      Et oui pourtant on en est là !
      J’en rencontre beaucoup. Les discours fastidieux ne les intéressent pas, mais le chant est un véhicule particulièrement fort quand on voit que les jeunes de Bigorre connaissent plus Egoak que leurs propres chants.

      D’une soirée, s’ils doivent se souvenir de quelque chose, ce sera des chants polyphoniques de chez eux ; et non comment la Bigorre devint les Hautes-Pyrénées.

      S’ils ont accroché, ils voudront s’y reconnaître et en savoir plus, c’est le cheminement pour acquérir la conscience.

      Pour ce qui est de la croix occitane, même chose, c’est un signe fédérateur de toute l’Occitanie, et tu dois bien reconnaître que c’est celui qui est le plus reconnaissable tant au niveau culturel que géographique pour le novice, celui-la même qui cherche en en savoir plus.

      C’est ce qu’on appelle UN REPERE au propre comme au figuré.

      Pour le reste, je crois que le site des Micalets est suffisamment fourni en blasons de Bigorre et que l’information sur la Bigorre, bien que simpliste, est suffisamment présente et correcte pour renseigner son visiteur.

      Enfin, oui, tu fais preuve d’extrémisme, ton discours est violent et tu n’apportes que des critiques.

      De plus je n’ai pas eu le temps d’aller voir, mais on m’a dit que tu tirais sur tout le monde dans les débats.

      Je ne sais pas ce qui, personnellement, te fait agir comme ça, c’est dommage, tu n’arriveras à rien dans ce sens.

      Je te demande de considérer l’opinion des autres, les gens qui défendent leur culture en Occitanie ont besoin de ton savoir.

    • Je ne comprends pas le raisonnement de Yoye ... ni au sujet de la méfiance vis-à-vis des Basques, ni sur la croix occitane ... Ca n’a pas de sens.

      NB : @Txatti : Je crois que l’occitanisme politique des années 2000 est plus un mouvement centriste, euro-régionaliste que d’extrême-gauche. Il est bien loin le temps du Larzac ...

    • Non son pas "clichés" mes hèits...atau qu’ei e que poish compréner que’t hèssi mau (mes qu’ac regreti).

      Quauques exèmples :

      Qui a creat e hè foncionar las Calandretas ?

      Qui a creat e hè foncionar Ràdio Pais ?

      Qui a creat e hè foncionar La Setmana ?

      Qui a creat e hè foncionar Plumalhon e Papagai ?

      Qui hè viver la musica e la dansa nostas ?

      etc, etc...

      Hèra de causas e son enqüèra a har e que t’avem besonh tot parièr...

      Pausa lo ton calam enmaliciat e hè quauquarren de positiu.

    • Vincent,
      Que se soit clair, aucune méfiance vis-a-vis des Basques.
      Très bien qu’ils aient réussi à faire reconnaitre leur identité, dommage pour le moyen... Ca me fait juste de la peine qu’un jeune de famille bigourdanne se dise basque, seulement parce que le frère de la tante de sa grand-mere était Basques et qu’il ne sait pas qu’il peut être fier d’être bigourdan, qu’il a une culture. Chez nous le phénomene passe avec les basques parce qu’on est dans le sud-ouest, la réalité est celle-là.
      Si la Corse était en bas à gauche de la carte, il se dirait corse...

    • A l’attention d’ Eric Rey :

      Pourquoi m’avoir pris en ligne de mire, je me demande ?

      Ma "plume" ne fait que remarquer certaines évidences, qui font mal lorsqu’elle relève des faits avérés prouvés qui vont à l’encontre d’un certain occitanisme aveugle.

      ET NON ! il n’y a pas QUE les occitanistes qui fassent des "choses" sur le terrain.

      Et à ce propos, les occitanistes ne les font souvent que pour eux-mêmes, et ainsi ce sont toujours les mêmes que l’on voit sur scène et dans les salles, en réunions comme intervenants, comme usagers etc.

      De telle sorte que cela crée artificiellement du nombre, un petit nombre, tout compte fait, de gens qui sont toujours les mêmes.

      - les calandretas ? Les parents qui scolarisent leurs enfants en calendreta ne le font-ils pas surtout pour la pédagogie alternative ?

      - la musique et la danse : non il n’y a pas "que" vous, j’en suis navré.

      Ce n’est pas parce que quelqu’un aime chanter en gascon qu’il est occitaniste.

      D’ailleurs, comment se définit un "occitaniste" ? A partir de quel stade rejetes-TU, l’autre ?

      Je m’adresse à toi qui m’a interpellé et non pas à l’ensemble, somme toute fort hétérogène, des "occitanistes".

      Quel est le plus important des deux sentiments : se sentir Gascon, ou occitan ?

    • Me concernant, je répondrai que le plus important c’est de me sentir de mon village puis de ma vallée ou de mon petit coin que je connais par coeur, puis de mon cher Béarn puis de ma Gasconha adorée et enfin d’Occitania tant aimada...

      Fièrement Béarnais, je me suis régalé à chanter avec les Micalets en Gascon dans les rues de Laruns en Vallée d’Ossau... comme je me suis régalé à Carcassonne avec mes copains de Montpellier et de Toulouse... comme je me régalerai dans les vallées occitanes côté italien l’année prochaine...

      C’est incroyable le nombre de messages, de fils de discussion, de quantité d’énergie dépensée par deux minorités qui s’affrontent :

      d’un côté, ceux que j’appellerais les "pro-gascons", qui défendent farouchement leur gasconité (très bien !) tout en niant l’évidence d’une civilisation et d’une langue occitane sur ces memes terres gascones, et de l’autre côté, ceux qui sont appelés "occitanistes" dans ces fils de discussion, qui prônent l’uniformisation et le centralisme toulousain et nient fermement les particularités gascones.

      Donc messieurs et dames les lecteurs, ne vous laissez pas abuser ! Vous êtes les bienvenus si vous voulez vous réapproprier votre culture et sachez que la majorité des Occitans (ça y est le mot est lâché, sortez les assistants respiratoires pour les "gronhecs") est heureuse de son particularisme (gascon, languedocien,...) et ravie d’appartenir à un ensemble plus vaste ayant une culture et une langue commune ! (et oui, aucune langue n’est homogène, nous parlons tous notre dialecte)

      Quel bonheur d’échanger nos particularités...

      Messieurs et dames, venez redécouvrir votre culture et votre langue : c’est un trésor fabuleux ! ... et ne vous inquiétez pas : ceux qui dépensent autant d’énergie à s’entre-tuer sur des bêtises et des débats dépassés y consacrent tout leur temps et vous ne les croiserez certainement pas au bar du coin chanter comme les Micalets !

      A bèth lèu e longa vita aths Micalets qui hen un hèra beroi tribalh en Bigòrra !

      Visca Bigorra, Gasconha e Occitania !

      Peio

      PS : ... et puis arrêtons de taper sur les profs d’occitan... j’en connais une bonne dizaine (majoritairement des jeunes) qui s’adaptent continuellement aux parlers locaux au gré de leurs mutations et n’occultent en aucun cas les particularités de chaque endroit (ils s’y appuient même dessus pour la réalisation de leurs cours !)

    • Bon alors moi je vais mettre les pieds dans le plat....

      Je suis un gascon d’origine béarnaise natif de toulouse et vivant à bordeaux....

      Youpi, je me définis comme occitan et j’en suis fier ! Fier de mon patrimoine et de ma langue, de sa culture et fier de tous ceux qui oeuvrent pour leur diffusion et leur conservation...

      Merci les Micalets !!!

      Je les ai découverts dans un petit CD offert par la revue Pyrénées.. Encore merci les Micalets !

      J’ai aimé à plus d’un titre :
      d’abord, ils chantent juste et bien et ça "sonne" juste tant au niveau de l’interprétation que de celui de la musique.

      Chapeau messieurs (bon, j’avoue, je suis chanteur et chef de choeur professionnel et suis sensible à ça) d’autant que tous les groupes "occitans" n’ont pas la même qualité ou justesse !

      - je ne comprends pas trop le débat en fait... Ce qu’ils font est bien... et je ne comprends pas pourquoi on leur tape dessus, sachant le bien qu’ils font à ceux qui les écoutent et le bien qu’ils font pour notre patrimoine ou plutôt nos patrimoines !

      On peut pinailler pendant des heures... sur des tas de choses, mais la musique, la langue et le message qu’ils portent est vrai... et c’est l’essentiel !

      Sinon on entre dans un débat de puriste (quelle langue et codifiée depuis quand au fait, et dans quel contexte socio-culturel, politique....) qui n’a vraiment pas de raisons d’être !!!

      Je suis toulousain et fier de l’être, mais je suis contre toute uniformisation...

      Au fait, ceux qui veulent uniformiser et donc réduire sont malheureusement ceux qui pronaient la liberté naguère...

      Notre langue et notre culture sont diverses même si on peut les regrouper sous le même vocable d’"occitan".

      Et elles sont en perpétuelle mutation, vue qu’elles sont vivantes !

      Que vivent ces différences, c’est là la clef de la vie de notre patrimoine occitan...

      Sinon on finira comme certains musicologues qui sont très pointus dans le bouquin mais qui, quand on leur pose une question ou qu’on les met devant des chanteurs... ne savent rien faire !!!

      Ou encore, on peut pinailler sur le vrai latin aussi (celui de César, de Cicéron ou de Tertullien ???).

      Que vivent nos différences.

      C’est à ce prix que l’homme restera vivant et libre.

      Et puis au fait, qui oserait encore dire qu’un tarnais de Carmaux parle comme un aveyronnais de Camarès ?

      Heureux de faire partie de cette identité occitane plurielle, je redis encore un grand merci aux Micalets...

      Ils m’ont permis de dire ce que je pense d’un débat obsolète...

    • Si le débat est obsolète, pourquoi y prendre part, Jean-Philippe ?

      Vous vous définissez vous-même « gascon d’origine béarnaise natif de Toulouse et vivant à Bordeaux ».

      Le Béarn et Bordeaux étant terres gasconnes, pourquoi avez-vous le besoin de vous définir comme occitan ?
      Si vous êtes « contre toute uniformisation », pourquoi choisir le rouleau compresseur occitan ? (la normalisation est la base de la pensée occitaniste)

      Je vous cite encore : « Notre langue et notre culture sont diverses même si on peut les regrouper sous le même vocable d’"occitan" » : vous ôtez ce dernier mot et le remplacez par "gascon" et cela marche aussi bien, voire bien mieux car ce vocable existe depuis toujours alors que l’autre est assez récent.

      La Gascogne, sa langue (le gascon), sa culture et son histoire est plus que millénaire, osez vous en sentir fier !

      Ce ne sont pas nous autres Gascons qui voulons uniformiser ou codifier la langue, ce sont les occitanistes : c’est d’ailleurs leur credo.

      Le gascon est lui-même composé de plusieurs dialectes : du ’parlar negue’ des Landes au béarnais littéraire, de l’aranais reconnu langue officielle en passant par le bigourdan ou l’armagnacais, les variantes de la plaine ou de la montagne, maritimes ou fluviales, vous avez le choix de la diversité et de la vie sans aller chercher jusqu’aux variétés alpines ou limousines de "l’occitan" que vous auriez sans doute beaucoup de mal à comprendre dans leur forme orale originelle !

      Donc, oui, je dis après vous : « Que vivent ces différences, c’est là la clef de la vie de notre patrimoine occitan... » mais en me permettant encore une fois de remplacer "occitan" par "gascon" puisque ce terme était inconnu par celles et ceux qui vous ont transmis ce patrimoine, à savoir vos ancêtres.

      Par simple respect pour eux, par honnêteté intellectuelle, pour être fidèle à l’Histoire et parce qu’aussi peut-être cela demande plus de courage désormais, réclamez-vous GASCON !

      E un gran merci aths Micalets d’aver pres en consideracion eras arremarcas mias enta botar en linha ua traduccion un shinhau mes hidèu aras istòria, geografia e lenga nostas, eras de Gasconha, qu’avem en comun que siem de Coseran, de Comenge, de Bigòrra, d’Armanhac, de Labrit o de Biarn.

    • Aqueste debat qu’a portat sus un punt periferic, mès sensible entaus gasconistas :

      la loa referéncia a l’Occitània, e non a la Gasconha.

      En clar, se disen (o "disèvan" : benlèu qu’an cambiat, adara !) pas gascon, se disen occitans.

      Son pas los sols a nos privar d’aquesta referéncia gascona, lo problèma ei generau, e tratat aulhors sus Gasconha.com e Gasconha-debat.

  • Salut à toi que je refuse d’appeler "Don",

    je refuse qu’on qualifie d’extrème mes positions.

    En quoi défendre la langue gasconne et la Gascogne est-ce extrémiste ?

    Par contre l’occitanisme a depuis toujours un dogme d’extrème-gauche.

    Et comme on le sait, qui n’est pas d’accord avec eux se trouve immédiatement affublé de réactionnaire etc. Peu me chaut.

    Je me définis comme un homme de gauche depuis toujours, avec quelques variantes en fonction de mon histoire personnelle.

    Je n’ai de leçon à recevoir de personne en matière de démocratie.

    Quant à l’amalgame que tu fais en ce qui concerne mon dégoût de la croix toulousaine et celui de la pauvreté etc. je le laisse pour ce qu’il est : du hors-sujet.

    J’adore la croix toulousaine quand je suis place du Capitole.

    Comment réagiraient les occitanistes et d’autres si je leur imposais mes otelles commingeoises ?

    Enfin, ce n’est pas parce que je parle espagnol et que je comprends l’italien que je dis que je parle "roman" quand je parle français.

    Arrêtez de brouiller les pistes avec votre occitan, c’est la même chose.

    D’ailleurs je crois que les membres des Miqualets ont bien saisi le message, et je trouve un peu abusif le titre du fil de débat : "défense d’Eths Miqualets" (sur un plan grammatical il aurait été plus judicieux d’écrire "des Miqualets" en français

    ou "deths Miqualets" à la limite si la phrase est en gascon mais ce n’est qu’un détail).

    Je n’ai pas attaqué le groupe mais le choix des mots de leurs site et ce que ce choix pouvait signifier.

    Je répète qu’ils chantent fort bien.

    Leurs voix se mêlent merveilleusement avec à la fois de l’énergie et de la douceur :j’aime beaucoup.

    Quant au choix de leur répertoire, je trouve formidable quand ils chantent de chansons des Pyrénes ou de Bigorre et de Gascogne, après le reste...

    Quand Annie Cordy chante en français, elle reste une chanteuse belge. Quand Adamo chante en japonais il ne devient pas Japonais non plus.




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