Coste gascoune Pedro

Parlait on gascon sur le littoral landais ?
Peut on considérer que la côte d’argent était "gasconne" ?

P.-S.

On parlait gascon de Biarritz jusqu’à Soulac. Donc, on peut parler de côte gasconne (còsta gascona, coste gascoune) pour tout cet intervalle.
Non seulement on peut le faire, mais on doit le faire, car ça a plus de "gueule" et de profondeur historique que l’appellation récente et touristique "côte d’argent".

Grans de sau

  • Je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne l’appellation "Côte Gasconne" qui a effectivement plus de profondeur que l’appellation "Côte d’argent".

  • Franchement, le combat est perdu d’avance, la culture basque est trop forte, concentrons-nous sur la Gasconha réelle, celle d’aujourd-hui.
    Meme si cela me met la rage de voir çà, qu’ei la vita qu’ei atau, connaissez vous INICIATIVA en Biarn, c’est trés interessant, cela vise au developement de notre culture et langue.
    Si demain c’est totalement appliqué (la plate forme a été acceptée par le conselh generau), le Biarn sera la Catalogne. :-).
    Nous faisons pression avec notre mouvement de jeune (www.hartera.org) pour que Pau signe INICIATIVA, car cela est du ressort des communautés d’agglomeration, et Pau represente 40 pourcents des bearnais.
    Je serais aussi interessé de faire une lettre à la région pour leur demander pourquoi les basques ont plus d’argent que la langue occitane/gasconne,
    sachant qu’ils sont seulement 200000 sur 3millions, sommes nous inférieurs, notre langue est elle inferieure ???
    Amistats patrioticas.
    Mon mail si vous voulez me rencontrer ou discuter=hanibal64140 @ msn.com

    Réponse de Gasconha.com :
    Une des causes de la force relative de la culture basque (qui d’ailleurs est notre amie), c’est que le mouvement occitaniste a largement échoué, et pas seulement à Bayonne et sur la coste gascoune : il a échoué partout dans ce qui était son objectif premier, la transmission de la langue.
    Et il ne se remet pas en question.

    Ton enthousiasme est sympathique, mais quand on voit à quel point, par exemple, l’occitanisme est absent des fêtes populaires de Gascogne, (en Biarn, com ei ?) alors même qu’il y a une demande d’identité régionale (qui se manifeste maladroitement par une basco-espagnolâtrie), on se dit qu’il faut une relève.

    La relève viendra d’un mouvement gascon décomplexé, qui certes ne niera pas l’appartenance de la Gascogne à l’Occitanie, mais n’aura pas peur de se dire gascon, et aussi vascon, qui ne sera pas dogmatique sur la graphie, mais proche du terrain, ambitieux, optimiste, réaliste, créatif...

    E bisqui le coste gascoune / visqui la còsta gascona !-)


  • Elle est inférieure car nous sommes des cons occitanisés.

  • On dit bien golfe de Gascogne, du moins en France.
    Alors on doit pouvoir dire côte gasconne comme on dit côte basque.

  • Enguan è viatjat per Gasconha de vacances, per interio e pera Còsta, e quan sò tornat que digui qu’e anat tara Còsta Gascona, en generau, e dempús tara còsta d’Argent en particular....arré m’a demanat explicacions se ei corrècte o non...dera madeisha manèra que quan è anat tara còsta catalana....ací arrés ditz "era còsta deth nòrd-est d’espanha"....ne es espanhòus ac díden...

  • Bien sûr que "Còsta Gascona" aurait bien plus de gueule que "Côte d’Argent" ! Mais c’est bien trop tard. Car de nos jours un mouvement gascon d’une certaine ampleur est largement aussi utopique qu’un mouvement occitan crédible. Le gascon, naguère connu sous le nom de "patois", n’est plus qu’un ectoplasme linguistique. Et ce n’est pas en prenant une attitude tolérante pour ne pas dire laxiste envers la graphie qu’on avancera dans le sens de l’ambition, de l’optimisme, du réalisme et de la créativité. A moins d’être un adepte inconditionnel de la méthode Coué. On peut toujours se faire plaisir en utilisant des rudiments du parler local des grands-parents ou des arrière-grands-parents, socialement disparu depuis des décennies, dans une graphie de convenance, personnelle, mais ça ne sera ni plus efficace ni plus sensé que le dogme de la langue occitane une et plurielle à l’image de la Sainte Trinité. A la rigueur ça peut servir d’amusette à une poignée de fadas, dont je suis. Mais de là à parler de mouvement gascon décomplexé... Faut vraiment y croire.

    • « Je suis pessimiste par l’intelligence, mais optimiste par la volonté. »
      [Cahiers de prison (1983), Lettre à son frère Carlo écrite en prison, 19 décembre 1929 de Antonio Gramsci]
      https://dicocitations.lemonde.fr/auteur/1949/Antonio_Gramsci.php

      La volonté (pas complètement déconnectée de l’intelligence, j’espère), c’est d’utiliser les restes de la langue gasconne pour donner envie d’une nouvelle Gascogne.
      Donc utiliser Coste gascoune/Còsta gascona comme un joli nom pour étiqueter une nouvelle côte gasconne idéale, qui très probablement ne reparlera jamais gascon, mais peut se souvenir qu’elle l’a parlé, et exister par d’autres faits culturels : cuisine, architecture, chant, chasse et pêche...
      Bruno a attiré notre attention sur le surf... ce ne sera pas, selon moi, évident de l’inclure dans une panoplie gasconne tant il est mondial et anglophone, mais dans la phase de remue-méninges où nous sommes, soyons inclusifs !

  • Aquò que’m bremba de la canta de Peir André Delbeau hens las annadas 1970 quan s’elaborava lo projecte de desvolopament toristic de la "Còsta d’Argent" per la MIACA (Mission d’aménagement de la côte aquitaine) :
    "Còsta d’argent,argent de còsta,damòra nòste,a nòste qu’ém !"

  • L’analyse de Daniel me semble bonne...


Un gran de sau ?

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