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11 novembre : Comment la Grande Guerre a fait du français la langue de la nation

Un article du Figaro

lundi 5 novembre 2018, par 32406465

Quand la Grande Guerre éclate, les soldats venus de toute la France ne parlent pas la même langue. Le français n’était pas encore la langue de la République ?

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Comment faisaient donc un Alsacien, un Ch’ti ou un Marseillais pour communiquer ?

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La guerre a-t-elle été un facteur d’unification de la langue ?

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Voir en ligne : http://www.lefigaro.fr/langue-franc...



Grans de sau

  • L’article est assez complet et évoque,ce qui est bien rare,la diversité linguistique considérable qui régnait en France en 1914.
    Il présente cependant deux faiblesses :
    - quand il indique que c’est pour des raisons de promotion sociale que les "poilus"* demandaient à leurs correspondants d’écrire en français il me semble oublier que c’est surtout pour que la censure militaire puisse comprendre les lettres tant reçues qu’envoyées ;
    - il fait l’impasse sur les assez nombreuses lettres ou fragments de lettres rédigés en langue locale ;ici ou là en Gascogne conférences et expositions les ont mises à leur programme.
    *poilus:il semblerait que ce furent les conscrits de chez nous qui lancèrent le mot,issu du mot gascon "pelut" (au sens de viril,dur à cuire…)

  • La popularité du "poilu" ne vint pas de la base. Ce fut une invention de journaliste désireux de fabriquer un "type" censé indigène, une sorte de réplique du Flambeau d’Edmond Rostand, à mi-chemin entre le "Gaulois" scolaire et le paysan "bien de chez nous", tout cela masquant par le cliché que les soldats, loin de se conformer au type, étaient des hommes ordinaires, dont la guerre devait révéler l’humanité sous toutes ses facettes, terriblement. La paix les a recouverts d’un habillage fallacieux, comme la terre les a avalés dans l’oubli.

    N. B. : L’Alsacien et le Mosellan ne communiquaient guère avec le Marseillais : ils se battaient pour l’Empereur et la Patrie sur le front de Smalensk.

    P. S. 1 : La guerre a créé un argot des tranchées.

    P. S. 2 : la rupture linguistique a empêché la transmission des expériences. Comme les paysans sont ordinairement pudiques sur leurs sentiments, le silence de ceux qui ont le plus souffert s’explique doublement. La parole publique, c’étaient les urbains et les politiciens, et les gens bien éduqués, sinon bien élevés.

    P. S.3 : L’inspecteur général de l’Enseignement primaire Carré, en 1889, dans une vision à la fois utilitaire et idéologique, déclare : « Est-il nécessaire que tous les petits français, même les Bretons, les Flamands, les Basques, les Arabes, etc. (sic), comprennent et sachent parler le français ? Oui, parce que leur intérêt est qu’ils puissent plus tard entretenir des relations avec les habitants du reste de la France, parce qu’ils seront soldats et que les commandements militaires se font en français, parce que les lois qui les obligent sont écrites en français. »




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