Notre région, c’est la Gascogne !

 
 

Lombez et Samatan dans les années 70

Un reportage d’Antenne 2

vendredi 15 septembre 2017, par Vincent P.

L’accent, les trognes, une vie qui semble bon-enfant, et sans trop de mélancolie, plus simple qu’aujourd’hui (même si nous la savons traversée de rivalités, de dynamiques sociales injustes que tait ce reportage).

Tout cet univers a disparu : les années 80 seront probablement la dernière décennie où ce monde a subsisté, malgré les Trente Glorieuses. Ces visages, ces voix furent l’arrière-plan de mon enfance. Il est la base de mon "combat" gascon, mais qu’en sera-t-il dans les années qui viennent ?


Voir en ligne : Reportage sur Lombez et Samatan - Antenne 2 (1975)



Grans de sau

  • Vers 1:10 "commerçante" et vers 9:15 "arbitre", deux messieurs nés avant-Guerre nous glissent un joli "é" posttonique à la gasconne en plein propos français. Un exemple de prononciation quasi-disparue dès la génération suivante (baby-boom)...

    Il est toujours étonnant pour moi (pyrénéen) d’entendre un parler si familier si loin en plaine. Ce fut une vraie surprise vers 25 ans (quand je découvrai la notion de Gascogne) de découvrir que le "pays" allait si loin !

  • Et cette terre de rugby qui n’est pas fichue de prononcer rug-by, j’adore !
    rrud-bi, rrub-bi, rru’bi...

    ça oui c’est resté dans la génération suivante, les natifs des années 50/60.
    Lesquels ont d’autres "coquilles" qui me régalent comme :
    - le slip devient "zlip"
    - James Bond devient "jinsbonn" ou "jèmeusbonn"
    - David ? Oui, "Davit" !
    - l’impossible "pneu"...

    Et à mes co-natifs des années 80/90, que restent-ils de ces belles inaptitudes phonologiques ?
    - le gaz reste le gas
    - un difficile "pneu"
    - ... ?

  • Le r roulé semble général, on l’entend chez un notable. Je ne sais plus si le prof entraineur de rugby, qui est jeune, le roule aussi.
    J’ai remarqué la prononciation clairement "Murèt" (et non "Murét") ce qui confirme agréablement notre "Murèth" gascon.

    Je pense que cet univers n’a pas totalement disparu, mais qu’il est menacé. Par exemple, la boucherie ou charcuterie dont l’artisan est montré existe-t-elle encore ? L’équipe de rugby doit exister...

    On pourra vérifier ça sur place à Samatan fin novembre, puisqu’il y a une journée gasconne en préparation, le dimanche 26 novembre 2017 dans le sillage de Gasconh’à table et grâce à Savés en Gasconha et Esprit gascon sur Facebook, j’en profite pour l’annoncer. Gasconha.com y sera et c’est une occasion à saisir pour ceux qui nous reprochent d’être "virtuels" derrière nos écrans !

  • Et grâce à cette vidéo nous serons un peu plus informés sur Samatan et sa région avant d’y arriver le 26/11 !
    Ce qu’écrit Artiaque me fait penser à mon quasi grand-père adoptif,bon Béarnais né vers 1890 (eh oui !) qui me parlait des Ziyous quand il évoquait les Sioux qui m’étaient fort sympathiques(les fameux Dakota/Lakota,comme je l’appris bien plus tard ).

  • Les accents, mon Dieu ! A peu près exactement ce que j’entendais ici, à Biscarrosse, quand j’étais gamin. J’avais dix ans à l’époque du reprtage sur Lombez-Samatan.

    Le rrrubi, Sutoèss (Sud-Ouest), l’oehlip (le slip), le clup de rrrubi, tous les H prononcés, même en français (la hhhaie, la hhhaine etc...), le tuile et le vis, je suis été et bien entendu tous les R roulés, même en français.

    Il y a encore 25 ans, un voisin né en 1905 qui me disait, sans rien exagérer :

    "J’ai fallu piquer ce pin à cause du chat écureuil qui me faisait tomber les pignes et m’a coupé un tuile du toit. Je suis été bien embêté".

    Le tot en me roulant les R comme des galets au gave.

    Et la fameuse blague de la gare : "Ici Lombez, ici Lombez, cinq minutes d’arrêt !"

  • Il paraît que j’ai un accent quand je parle en français, moi je ne sais pas. Mais je sais qu’il est beaucoup moins fort que quand j’étais gamin, dans les années 1970, où nous étions encore majoritairement des petits Landais à l’école. Ma mère m’a même raconté qu’avant que j’aille à l’école je roulais les R comme les vieux avec lesquels je passais tout mon temps puisque mes parents travaillaient. Mon grand-père, né en 1892, me gardait avec lui des journées entières et me racontait ses anecdotes de la guerre de 14-18.
    Aujourd’hui, comme j’évolue dans un milieu, privé et professionnel, où les autochtones gascons sont de moins en moins nombreux, on me le dit parfois. Ma fille, par contre, quand elle parle le français, n’a pratiquement aucun accent, sauf le O de rose, seul truc qui la trahit à Paris.
    Je reconnais que je dis gas pour gaz mais je dois en faire d’autres dont je ne me rends pas compte.
    J’ai un enregistrement de mon arrière grand-mère (née en 1883) qui parle avec mon parrain (né en 1927) et ma grand-tante (née en 1894). Les accents des deux femmes, qui parlent parfois gascon dans la conversation, sont choses totalement disparues aujourd’hui.
    Renaud doit me renvoyer des cassettes qu’il a numérisées, je les enverrai à Tederic pour qu’il les mette en ligne.

  • "Aïe, je me suis coupé la jambe !"

    Tu n’as pas hhhonte !

    Je vous embrasse à tous.

    La rééducation a commencé par les présentateurs de la télé régionale, insipides et comme sortis de la cellophane. Ruine de tous les accents au profit de la norme scolaire avec son non-r, ses liaisons abusives qui sont le pédantisme du pauvre, etc. "La France" a changé de musique(s).

    Et maintenant Morsan, Morsan...

  • Cela serait intéressant de comparer l’accent actuel des habitants de Lombez Samatan avec celui des années 70.

    Et aussi de comparer les modes de production du foie gras...

    Cr

  • Je profite de se lien pour faire un peu de promotion sur la journée Gasconne du 26 Novembre lors de l’événement " Gasconh à table " 2017 à Samatan -Gers .
    Avec le soutient de " Savés en Gasconha " , de la mairie de Samatan qui nous prête pour l’occasion une salle de conférence , et la participation d’Esprit Gascon,
    Nous aurons l’occasion de mettre la Gascogne à l’honneur et de parler de notre identité Gasconne.Nous débattrons avec les conférenciers , mais également entre nous , pour renouer des liens , se rassembler , trouver des solutions pour remettre notre pays Gascon en avant , et lutter contre les appellations Sud-Ouest-chocolatine-Occitane et New-Aquitan .Retrouver et renforcer nos liens avec la Vasconie .
    Utiliser notre histoire , notre culture , nos drapeaux pour réaffirmer nos frontières , lutter contre le démantèlement de la Gascogne et sont effacement progressif , mais pas inéluctable .

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  • R roulé, on pourrait dire L roulé, chatoyant, le R vraiment apical (du bout de la langue), celui de mes grands parents de Villeneuve-sur-Lot comme celui du Languedoc, éloigné du R rocailleux des gaves ou de l’autre côté des Pyrénées.
    Les occitanistes qu’on entend sur les médias n’ont jamais cette pllllononciation.

  • mon accent de Chalosse, je pense l’avoir bien gardé, ici à Toulouse
    quant au z final, désolé, je ne peux toujours pas, moi c’est gas, Orthès, et surement plein d’autres




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