Notre région, c’est la Gascogne !


 

 

Georges dou Cadet et la langue

"le patois gascon" contre l’occitan

mercredi 6 septembre 2017, par Tederic Merger

D’abord, relire cette déclaration choc, écrite au soir de sa vie :
L’objectif dé ma bito : Magnifià la Gascougno, é soun Patouès Gascoun.
Pour Georges, le couple Gascogne - "patois gascon" est indissociable :
La léngo parlado dou Gascoun, « la léngo Mayrano » qu’éy lou Patouès Gascoun.
Georges dou Cadet (1933-2016) : un gascon entreprenant et patriote

Georges dou Cadet et le triangle gascon

Georges dou Cadet et le Béret gascon

Il se dit aou servici dous Gascous, qué bon countinua à parla lou Patouès Gascoun (au service des gascons qui veulent continuer à parler le Patois).

Son attachement au gascon est tellement fort qu’il confie à ses lecteurs que l’histoire de la vie de sa famille est [n’est que ?] un fil conducteur pour transmettre ce patois :
Enta vous transmété aquét patouès qu’ém serbichi d’un hiou counductou : la bito d’uo famillo diguén lou haout Astarac 32170 éntaous vinto cin prumès chapitrés, é diguén l’Astarac 32300 pèr la suito.

J’insiste :
L’histoire qu’il nous raconte est pourtant intéressante en elle-même - elle montre la mutation de l’Astarac rural : passage à l’agriculture industrielle, irruption du machinisme dans tous les domaines de la vie - même les fêtes du Foyer rural en sont transformées en soirées discothèque !
Eh bien, Georges nous dit qu’il la raconte d’abord pour transmettre son "patois gascon" !

L’usage permanent chez lui du mot "patois" (en opposition avec "l’occitan") montre qu’avec les occitanistes, ça n’a pas marché !
Qué poudét imagina las discussious qu’èy subit pous « puristos » gascoun occitan.
Incompréhension totale de sa part :
l’occitan éy uo léngo éscriouto é parlado én occitanio (l’occitan est une langue écrite et parlée en Occitanie - donc pas en Gascogne !-))
La Gascougno parlo lou patouès Gascoun, qué vario séloun las régious, més nous s’écriou pas.
"Le patois gascon varie selon les régions et ne s’écrit pas..." On retrouve ici un cliché assez banal chez les gascons de la génération de Georges.

"le patois gascon ne s’écrit pas"

Mais Georges l’écrit sénsé téngué counpté de nado orthographo, m’éntéréssan sulomén aou phrazat, én soulignan l’éntounaçiou !
Bravo à lui, d’ailleurs de mettre en gras dans chaque mot la partie du mot qui a l’accent tonique ! on voit là qu’il avait repéré un point crucial de la langue et de sa transmission ; l’impossibilité pour la graphie française de rendre l’accent tonique gascon nécessitait cet artifice.

Bravo à lui aussi, pour nous rappeler que le gascon roule les r (Georges les roulait même en français !) :
Lou Gascoun rounlo lous R, coumo lous arrious rounlon lous callaous én traouèssan la Bigorro.

Georges écrit en franco-phonétique. Son souci n’est pas de suivre une norme établie, mais de bidouiller avec l’orthographe du français pour rendre à l’écrit son langage parlé gascon, et se faire comprendre de sa cible : les locuteurs naturels de sa génération et de son pays.

C’est parfois plus que bizarre : perturbant (mais peut-être moins que la graphie alibertine dite "occitane" pour le gascon de base) !
Par exemple quand il rend par ai le gascon è :
Qué bous baou hai uo counfèso ; n’aymi pas la corrida (pourquoi pas pour transcrire ce qui est l’infinitif du verbe faire (hèr en graphie alibertine ?).
ço qui éstat haiyt (haiyt pour hèit !!!)
Mais même ce ai problématique, il ne le suit pas toujours :
Moun amic Jacques Tujague néscut à 1 Km de nousto [Mirando], a hèyt un lexiqué Gascoun-Françés couratjous et rémarquablé, qué bous conseilli dé lou pratiquà. »
Ne cercatz pas tròp de coëréncia !
Les mauvaises coupures pullulent :
q’aou pas mélanga duos caouzos (quelle horreur, cette mauvaise coupure "q’aou" alors que "caou" faisait l’affaire ! et "mélanga" "ne le fait pas" : si on applique la règle française, la lecture n’est certainement pas ce qu’attendait Georges, qui pourtant écrit "Ageanço" !)

Georges faisait parfois des expériences graphiques. Une bonne idée qui apparait dans une de ses chroniques mais qu’il n’a guère suivie, l’usage du w :
Uo bordo léwgèro pèrmétéwo dé stouka quawqué fourratgé, loutja quawquos bèstios én traitomén, é un burèw coumun, dé réunious é dé trabail.

Le rendez-vous manqué avec les occitanistes

A "Chichan" (Seissan) :
Aquét billatgé a tabén uo Académio d’Occitan Gascoun : noblo fourmaçioun ! Y soy anat, é n’oun soy pas récounégut dabé moun patouès. Moun méstié d’Agronomo m’a pèrmés péndén vinto cinq’ans dé fréquantà lous paysans dou Gérs é dé las Haoutos Pyrénéos, é qué bous podi affirmà qué dé Lèctouro 32700, à Lourdo 65100, é dé L’Isle Jourdain 32600, à Lannemezan 65300, n’èy jamés énténut parlà qué lou Patouès Gascoun.
Qui lou dé nostos raçinos, lou qué mous an apprés nostés paréns é grands paréns « la Lénguo Mayrano », é crézéts mé, lou bieil payzan qué soy démourat, sab qué quant on planto un béroy arbré, qué caou qué y aoujo dé bounos raçinos.

Non aux plaques de rue en occitan !

Més qu’an béy aquét mèmo journal m’appréngué qué Awch capitalo dé la Gascougno, ba doublà pannèws dé las plaços én Occitan, quén démori ‘éstabournit’. La plaço Denfert Rochereau s’appèréré (plaça deu marcat deus chivaus), jou awri traduit (plaço dou marcat dous chibaws). La ruo Gambetta én (carrèra dé l’éntendénçia) awri traduit (carrèro dé l’énténdénço). D’abord n’at awri jamés proupawzat.

Commentaire :
Pour Georges, "plaça deu marcat deus chivaus", c’est de l’occitan, et "plaço dou marcat dous chibaws", c’est du gascon !
Il se trompe, nous le savons : ces mots sont strictement identiques, mais écrits dans deux codes graphiques différents.
Mais nous aurions tort de nous moquer : cette confusion, la grande majorité des gascons la font. Georges dou Cadet est représentatif de la population gasconne qui ne reconnait pas sa langue quand elle la voit écrite en graphie alibertine-occitane.

Mais en plus, l’intérêt même des plaques bilingues, si chères aux occitanistes dans leur volonté de rendre la langue visible, Georges ne le comprend pas : « D’abord n’at awri jamés proupawzat »
Là, la divergence est encore plus profonde : c’est sans doute l’idée récurrente que le gascon n’est pas digne d’être écrit, et surtout pas sur des plaques officielles. Au fond, seul le français l’est... Georges a pourtant fréquenté le Val d’Aran et savait que celui-ci était de langue gasconne : n’y a-t-il pas vu les plaques en gascon ? N’ac saberam pas jamei !

Pour lui, les occitanistes veulent remplacer la langue des anciens en Gascogne par une autre langue, l’occitan, et ça le révolte :
L’aoutou a voulut rélétà én Françés-Patouès Gascoun, soulo lénguo parlado én Gascougno pous ancièns : La lénguo Mayrano « la lénguo maternèlo ». Coumprénguérat soun désespouèr quant bé qué bon rémplaça én Gascougno, pèr l’énseignomént dé la lénguo occitano, pèrqué ?. égalomén marqua las plaços d’Aouch capitalo dé la Gascougno én occitan, aoun ban !

Entre Georges et les occitanistes, il y avait un monde de différence, un fossé infranchissable.
Quel dommage ! Georges avait les racines et la connaissance du terrain, les occitanistes une connaissance académique, que Georges respectait vaguement mais n’assimilait pas. Les deux auraient dû se féconder et produire des arbrés béroys.
Nous n’avons pas fini d’en tirer les leçons.



Grans de sau

  • J’ai " manqué " Georges de peu ...lorsque j’ai pris connaissance de son blog , il nous avait quitté pour le paradis des Gascons ...
    Quel dommage ! Quel regret ! ...
    Car , je me reconnais dans Georges Pérès , et je ne suis pas le seul ...
    Comme lui , nous n’avons pas cette " culture " de l’Occitanie , toutes ces références qui demeure pour nous étrangère à notre identité , notre culture , que nous percevons comme envahissante et destructrice pour la Gascogne . Une culture " importé " , méprisante pour nos anciens qui ont vécus la double humiliation .
    Celle de la France qui dans leurs enfances les " punissaient " d’utiliser leurs langues maternelles ...
    Celles des " professeurs " et autres militants Occitants , méprisant face à ce " patois " Gascon qui change tout les 50 Km , (ce qui n’a jamais arrêtés les Gascons de se comprendre entre eux ...)
    Tu parle de rendez-vous manqué ...mais qui l’a manqué ? A qui la faute ? Qui continue dans les mêmes erreurs ...
    Se militantisme forcené , ignorant de notre histoire ! Oui ignorant ! de notre culture , de notre volonté Gasconne !
    Laminant tout , faisant table rase du passé à la manière des Maoïstes de la première heure ...nous inculquant LEUR graphie ,LEUR histoire , LEUR drapeau ...
    En face des Gascons , en ordres dispersés (une fois de plus , faible par leur faible identité ) , mais qui sentent que leurs valeurs Gasconnes sont attaquées ...
    Bien sûr , nous aurons droit à l’habituelle avalanche de posts , où on nous expliquera notre erreur . Nous n’avons rien compris à l’Occitanie , à se grand mouvement de fraternité , aux calendreta si bénéfique et magnifique où des gens admirables s’épuise à transmettre l’Occitant ( éventuellement Gascon ) .
    Le drapeau : là aussi nous n’avons rien compris : ce que nous prenions pour une croix avec des pamplemousses est la bannière des pays du Sud , ne pas la mettre revient à trahir cet esprit ...et puis les Gascons n’ont pas de drapeau ...
    La graphie = admirable , rien ne peut exister en dehors d’elle ...
    Etc,etc ,etc ...
    Oui le rendez vous est manqué , car des le début ce n’était pas pour la Gascogne , c’était pour l’Occitanie . L’Occitanie ne défend que les intérêts de L’Occitanie .
    Gascon , tu peut être militant Occitant , comme tu peut être syndiqué ,pratiquer une religion ,ou avoir ta carte dans n’importe quel parti ou association de sport ,de chasse ...Mais c’est pas pour cela que toute la Gascogne doit te suivre ..., ton voisin n’a pas forcément les mêmes valeurs , et vouloir les imposer ne fait pas partis de l’Esprit Gascon .

    Nous nous reconnaissons dans les maladresses de Georges , dans ses références , et surtout dans son patriotisme Gascon , dans notre identité de Gascon .

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    • Adiu Pierre !
      Oui, il y a eu un rendez-vous manqué aussi entre nous (qui promouvons la Gascogne) et Georges dou Cadet.
      Pour ma part, j’ai connu son existence très tardivement (après 2010), je pense que c’était par son blog, où j’avais écrit quelques commentaires sans qu’il y ait de réponse de sa part. Je ne sais pas s’il les a lus, et non plus s’il a connu Gasconha.com.
      Pour revenir au premier rendez-vous manqué, dont je parle dans mon article, entre les occitanistes et Georges dou Cadet, à qui la faute ? demandes-tu. Je pense que la faute est des deux côtés :
      - les occitanistes, polarisés sur "leur" graphie et sur leur dogme d’une langue une mais diverse, l’occitan, et d’une Occitanie elle aussi diverse mais une, voyaient rouge quand quelqu’un défendait les "patois", sans les mettre sous le drapeau occitan, et sans les écrire en graphie "occitane" (moi je dis "alibertine"). Ils voyaient rouge s’ils entendaient quelqu’un dire comme Georges "le patois ne s’écrit pas", tellement pour eux écrire "la langue", c’est lui donner la dignité, tout le reste en découlant. Le mot même de "patois" est un chiffon rouge pour les occitanistes, et je le comprends, parce qu’il contient à lui seul une affirmation d’infériorité. Et comme ils ont vu rouge, ils ont dédaigné un amoureux de la langue et de son pays.
      - Georges, de son côté, n’a pas approfondi le sujet de la langue (alors qu’il était bon autodidacte dans d’autres domaines) ; de ce fait, il a dit des bizarreries comme "l’occitan est une langue, le gascon est un patois", rejoignant curieusement les plus extrémistes et intolérants des occitanistes, qui disent à peu près ça. A ce sujet, je rappelle que l’occitan, même si on le réduit à un synonyme de "languedocien", n’est pas unifié, et qu’il est autant que le gascon une mosaïque de parlers (pour ma part, je ne dis pas "patois").

      Un rendez-vous réussi entre Georges et les occitanistes aurait pu donner ceci :

      - Ces derniers lui auraient expliqué qu’une graphie est un système de notation écrite, qu’on peut écrire le gascon à l’aide de plusieurs systèmes, dont le leur (qu’il préféraient bien sûr), mais pas seulement ; comprenant qu’il voulait s’adresser à un public non lettré, ils avaient la compétence pour lui conseiller une graphie franco-phonétique plus cohérente, plus stable, plus simple.
      Ils pouvaient aussi lui conseiller d’épurer partiellement sa langue des nombreux francismes de vocabulaire qu’il employait.
      Exemple pris à la volée : Georges dit "lous éluts", ce n’était pas la mer à boire pour lui d’utiliser quelque chose comme "lous esléjuts" (que ma grand-mère qui n’était pas non plus spécialiste de la langue, comprenait sans difficulté).
      Les mauvaises coupures dans son écrit sont une plaie : il écrit "la nado" pour "l’annado" (l’année) ! Faut quand même pas exagérer : ça peut semer la confusion même auprès des locuteurs naturels.
      Bref, un rendez-vous réussi aurait pu par exemple détacher du groupe occitaniste un relecteur et un metteur en écrit franco-phonétique auquel Georges aurait fait confiance.
      - Georges, lui, aurait pu faire passer l’idée que cultiver et écrire la langue ne suffit pas, qu’elle porte avec elle la fidélité à une culture traditionnelle ; qu’elle s’enracine dans des terroirs ; les occitanistes n’étaient pas fermés à ces idées, mais concrètement ils ne s’occupaient que de langue, et encore sans se soucier des interactions avec les locuteurs. Georges a créé une entreprise de promotion immobilière pour restaurer des maisons "typiques" ou construire des maisons de village, y compris en ossature-bois. Il y avait là possibilité de lier l’identité gasconne à un thème qui n’était pas la langue, mais qui pouvait s’articuler avec elle, par exemple dans le nommage des prototypes, dans la communication vers le public...

  • Pierre,il me semble qu’on ne peut pas s’arrêter là , à rejouer toujours la même scène des méchants Occitans(sans t final !) et des pauvres Gascons , perpétuellement couillonnés (pardon !) par les premiers.Rejouer à Georges contre les Occitans,etc…
    Oui l’erreur des premiers a été de croire en une « Occitanie » mythique et de tenir tout un discours et une sorte de méthode en conséquence :tout faux,en effet ! Mais quand ils voulaient par exemple une reconnaissance de la langue dans son visage écrit ,comment leur donner tort ? Cela fait partie de la vie et de l’affirmation d’une langue.Du reste ,bien que disant que le gascon ne s ‘écrit pas (pourquoi donc,mon Dieu quand son pays avait produit Pey de Garros par exemple, excusez du peu !) Georges s’acharnait à l’écrire à sa façon , façon sans avenir puisque à partir d’une orthographe purement individuelle(or on n’écrit pas que pour soi même mais pour être largement lu donc compris ).
    Tirons donc les enseignements de cette rencontre manquée en prenant de bonnes bases :
    - la Gascogne d’abord , à partir de laquelle on voit comment organiser la nécessaire collaboration avec les tenants des autres langues d’oc,langues sœurs à ne pas nier .
    - la rencontre du terrain (une réflexion s’imposant :qu’est-ce que le terrain aujourd’hui ? Certainement plus celui de Georges il y a 50 ans ) avec des enseignants ,chercheurs et autres théoriciens de tous ordres (le mot « théoricien » me coûte à écrire mais par quoi le remplacer ? « Intellectuel « est tellement mal connoté !).
    - des axes d’action à partir d’associations ad hoc , de préférence bien locales (les élus locaux ne s’intéressent qu’à ce qui est local en général) ; ce que fait (très bien je crois) Gascogne Savès avec Gascogne a taule par exemple !Mais on est bien obligé de faire avec la réalité institutionnelle telle qu’elle est ,nous n’avons pas le temps de refonder des institutions à partir de rien ,humainement et financièrement.Si le dispositif « occitan » est en fait à peu près purement gasconisant en Gascogne occidentale(il ne faut pas se laisser piéger par les étiquettes qui sont de la façade) pourquoi serait- ce impossible à réaliser en Gascogne orientale ? Plaçons nos hommes ( dont nos femmes éventuellement !) dans les dispositifs existants et changeons -les. Il y aura sans doute un peu de bagarre à ce que je comprends mais pourquoi n’y arriverait-on pas ?
    Pardon de sembler jouer ici à « yaquafauquon » ce qui n’est pas mon genre habituel … C’est pour avancer un peu bien sûr et pas une mise en cause de tout ce que tu as écrit !

  • Je suis d’accord , il faut sortir de se schéma , avancer ...
    Gasconha.Com en est un formidable outils ,un pont entre plusieurs sensibilités .
    Et à l’évidence les Gascons Occidentaux semblent plus gâtés que leurs frères de l’Est .Même si je trouve bizarre se " jeu des étiquettes " ou les Gascons s’expriment sous l’appellation et les couleurs " Occitane ".
    Maintenant , si nous voulons progresser dans la reconnaissance d’une identité Gasconne , je crois pas que nous en avons fini avec le " méchant " occitan contre le " gentil " gascon , surtout dans la partie " Orientale " de la Gascogne .

  • Si le gascon n’est plus pratiqué cela vient surtout de lui même.
    Je travaille avec une guadeloupéenne et elle me disait que ses enfants nés en métropole comprennent le créole.

    L’"occitan" n’est pas responsable de cette situation d’autant que la situation du languedocien ne doit pas être meilleure (?).

    Per noste affiche une croix occitane mais propose du gascon béarnais pur jus me semble-t-il. Un peu trop peut être. Leur méthode à hum de calhau aurait bien fait de s’ouvrir à d’autres locuteurs du pays gascon dans la partie CD.

    Au fait, quel est le système de transcription phonétique retenu dans le dictionnaire gascon français de l’abbé de Foix édité au presse universitaire de Bordeaux ?
    https://books.google.fr/books?id=SDB4ORtenHUC&printsec=frontcover&dq=abbe+de+foix+gascon&hl=fr&sa=X&redir_esc=y#v=onepage&q=abbe%20de%20foix%20gascon&f=false

  • Oui, il faut avancer, parce que
    1) nous ne pouvons passer notre temps à rabâcher ni à réinventer l’eau chaude.
    2) Les principaux problèmes qui se posent à nous, à tous les niveaux, du plus concret au symbolique :
    - définition du territoire,
    - projets administratifs,
    - langue, graphies,
    - rapport avec les aires culturelles voisines,
    - emblèmes,
    - etc.,
    ont tous été traités au cours des dernières années sur ce site. Des conclusions claires et consensuelles ont été établies et assez bien reçues. Le Manifeste gascon en donne une synthèse.
    En cherchant sur le site on peut retrouver les kilomètres de discussions qui montrent que cela n’a pas été tout seul.

    Nous pourrions croire à une prise de conscience gasconne si les mots gascon et Gascogne ou Pays gascons remplaçaient occitan et Occitanie, aussi bien d’ailleurs que "langue béarnaise", là où il faut.
    Et il ne s’agit pas seulement de "la langue", mais de l’identité globale du territoire gascon, déculturé comme l’on sait. L’idée occitane, malgré la qualité des travaux qu’elle a inspirés (et qui auraient été faits de toute façon sous d’autres raisons, par leurs auteurs) a une fonction d’écran, sinon d’escamotage. Voit-on une réforme explicite des milieux dits occitanistes, tels qu’ils sont aujourd’hui, en pays gascons ?

    Or, les mouvements d’aujourd’hui sont des prolongements plus ou moins déclinants de dynamiques lancées jadis (une autre France, d’autres tactiques politiques... Tout ça est fini).

    Donc : ne pas s’enfermer dans la stérile confrontation Occ / pas Occ. Tirons le meilleur de toutes les expériences, pragmatiquement mais avec des conceptions claires sur ce que nous voulons, et pour commencer Rien que le Manifeste, mais tout le Manifeste .

    http://www.gasconha.com/spip.php?article170




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