Notre région, c’est la Gascogne !


Prononciation sur le site forvo.com

mercredi 28 juin 2017, par 32406465

[Gran de sau transformat en article, vista la longor deu hiu de discussion ligat.
Tederic, webmeste]

Je suis tombé sur un site de prononciation de mots de plusieurs langues mondiales.
Il suffit de s’inscrire sur le site et de proposer la prononciation d’un mot.
Le gascon n’est pas présent contrairement à l’occitan...
En "occitan" j’ai trouvé un locuteur qui prononce le gascon, qui plus est le gascon "noir"...
Pas besoin de savoir parler gascon, mon cas, pour reconnaitre la sonorité.

Cela me semblerait une excellente initiative de créer une entrée gascon sur ce site et de proposer des mots avec éventuellement une ou deux prononciations tirées du gascon.

https://fr.forvo.com/languages/

https://fr.forvo.com/languages/oc/

La variété des prononciations et des mots proposés montre que l’occitan est un peu un fourre-tout.


Voir en ligne : https://fr.forvo.com/languages/oc/



Grans de sau

  • Pour illustrer ce que je disais dans mon message, écouter par exemple femna et hemna sur le site :
    https://fr.forvo.com/search/hemna/
    https://fr.forvo.com/search/femna/

  • Hmmm... "Lo vedon qu’a le hemna mòrta" ne’m sembla pas tròp naturau. Sustot lo "h", mau prononçat en ua frasa atau, o tròp prononçat. Esternudir n’es pas bohar...

  • =) 61
    J’ai vainement cherché lo vedon dans des dicos mais bien que ne parlant pas gascon je trouve la prononciation de hemna identique à celle entendue dans mon enfance (parlar negre)

  • moi j’entends plutôt « lo béudo »

  • Non, vedon qu’es vedon : vedon, vedoa. Un mòt pròpi au landés, e’m pensi.

    Le h est exagérément soufflé, je ne sais pas si c’est par souci d’accentuer la particularité ou si c’est parce que la personne ne parle pas vraiment mais "quauquarré que i a".

  • Entà jo, que seré melèu quauqu’un dont ne sap pas prononçar com cau lo "h".......

  • =) 65
    exact : vedon = vedon

    Sur per noste veuf donne vedon mais vedon ne donne rien.

    La prononciation des autres mots de gascon maritime par le locuteur, dont celui de hemna, me semble excellente :
    https://fr.forvo.com/user/Mamisan40200/

    Je me répète mais il me semble que le site forvo est une occasion de faire apparaitre le gascon en tant que langue d’autant plus que l’on trouve par exemple sur le site le franco-provencal.

    Pour cela il suffit d’un micro

  • Bon... permèr, entà jo, nat interèst percè ua lenga qu’es hèita de frasas, pas de mòts isolats... E le multiplicacion deus sites que va començar de pèrder le gènt... Mes bon...

    Après, entà le prononciacion deus mòts, per lo qui a l’aurelha apracticada e que coneish plan lo parlar de Mamisan (e que s’escaid plan percè que’n sui tabé), qu’i a plan pro de fautas...

    "Hrèita" : r pas roulé ni doublé
    "gemèr", c’est "j" et pas "y" à Mimizan - c’est aussi "é" et pas "è" (gemé)
    "esporguit" : souffle un "h" imaginaire au début (on entend ça en anglais avec les francophones quand ils mettent des "h" quand il n’y en a pas)
    "tablèu" : le "bl" est beaucoup trop fort, prononciation française
    jolh : pas "y" mes "j"
    Baiona : accent tonique démesuré sur le "ou" de "Bayoune"
    Marsan : prononcé "Marsâ" comme en béarnais - c’est une vélaire claire normalement comme (pour le coup...) en français
    ce n’est pas "Labohèira" : mais "Lebohèira" - h est mal prononcé
    Mainatge = on entend "tch" à la fin, c’est soit "tge" soit "dye"
    hemna : h mal prononcé - on entend pas le "e" final du féminin (hemn)
    boha - idem
    vesia = doit être prononcé "beusî" - le "ia" final ne doit pas sonner - c’est un trait landais très répandu (prononciation abusive induite par la graphie ?)
    vesin - prononcé "beusî" comme pour "Marsâ", c’est une vélaire claire également
    nivèu - le "v" n’existe pas en gascon - c’est "nibèu" (d’ailleurs quel intérêt de l’écrire ainsi quand personne ne dit "niuèu" ?)
    sorelh - accent tonique mal placé (doit être sur la dernière syllabe, pas la première) - de toute façon, ne se dit pas, on dit "só"
    lua - pas la prononciation autochtone qui doit être "luwe"
    garia = même histoire que "vesia"
    endoman - le "an" final n’est pas franc, même histoire que Marsan et "vesin"
    augan = n’existe pas à Mimizan, c’est "enoan"
    arunan = idem, c’est une graphie savante que l’on ne prononce pas telle quelle : doit être dit "ariwan"
    content - pas de "e" noir normalement ici, c’est "contènt" (une irrégularité puisque l’on dit "moumën - moment)
    adishatz = on doit entendre "ts" à la fin, pas juste "t"
    ploja = pas "plouye", on dit "pluja" (pluye)
    conselhaire - le r n’est pas roulé
    Borret - double r pas roulé non plus

    Vedetz, n’es pas tan bien... Sonque dab lo "h", qu’aví notat quauquarré que truquèva...

  • J’ai écouté et c’est effectivement une bonne prononciation du gascon noir, sauf deux ou trois mots (vesia, par exemple, qui se prononce beuzi et pas beuziye). Mais ce n’est pas le parler de Mimisan car, par exemple, à Mimisan on ne prononce pas le J initial Y.
    En tout cas celui qui parle est compétent en gascon noir, ce qui est rarement le cas. C’est une bonne chose qu’ils aient choisi ce locuteur qui illustre bien notre dialecte.

  • Entà precisar totun, se i a quauques errors que nòti, e belèu sui un chic chincha merlincha mes que’m sembla se hèn les causas, les cau har com se diu, lo prononciar qu’es globaument bon.

  • Je n’avais pas tout écouté en fait, seulement quelques mots par ci par là. J’ai donc réécouté par rapport aux critiques de Renaud. Il a raison à 100% mais je persiste à dire que, par rapport à ce qu’on nous inflige habituellement, c’est moins pire. Ensuite, Renaud a encore raison, une langue ce n’est pas des mots isolés mais un continuum de parole, des phrases, un discours quoi. Il faudrait entendre parler cet homme pour vraiment le juger. Moi, généralement, je suis assez en colère quand j’entends par qui et comment est (très mal) illustré notre gascon noir. J’ai parfois ramené ma fraise, ce qui a fait de moi un con prétentieux (c’est parfois vrai mais pas toujours). J’étais samedi à Marquèze pour aller chercher une croix de la Saint-Jean (Merci Françoise !) et je suis tombé sur le guide traduit en "gascon". Dès la première page on demande aux gens de ne pas "humar" sur le site, au cas où certains seraient venus avec leur brouette de fumier... Le traducteur ne sait pas que fumer une cigarette c’est fumar ou pipar et que humar c’est répandre du fumier. Et tout est à l’avenant. A une époque il y avait aussi des panonceaux et c’était encore pire en matière de pseudo gascon. Quand je me souviens des efforts de traduction pour trouver le mot et la tournure justes et quel temps nous avons passé, avec Bénédicte Fénié, que j’ai d’ailleurs croisée, pour faire la version gasconne des cartels du pavillon et que je vois ce guide traduit mot pour mot, quasiment, du français. Je suppose qu’elle aussi doit être un peu (beaucoup ?) en colère de voir notre belle langue tellement maltraitée.
    Mais bon, c’est notre destin que ce gascon très franco et occitanocompatible. Pour le coup, je vais encore passer pour un con prétentieux. Tant pis pour moi mais tout ça m’énerve tellement que j’ai du mal à me taire, malgré tous les efforts que je fais depuis quelques années pour rester silencieux et ne plus polémiquer avec les occitanistes.

    • A propos de gascon occitanocompatible, je signale le Calendrier des langues régionales 2017 de la Région "Nouvelle-Aquitaine".

      Il reproduit cette carte assassine pour le gascon parce qu’elle l’ignore - elle ne connait que l’occitan - alors qu’elle fait la part belle au poitevin-saintongeais, érigé, lui, en "langue".
      Un ami poitevin-saintongeais, pour me consoler de cet outrage, m’avait signalé que ce calendrier mentionnait le gascon dans les étiquettes de ses textes ; c’est vrai : (pour faire passer la toux ?) il y a de petites pastilles "Occitan gascon", "Occitan limousin", "Occitan languedocien".

      Finalement, le gascon est, comme prévu, noyé dans "l’occitan".
      A la page du mois de février, consacrée au poitevin-saintongeais, c’est bien sûr FEBRIER qui figure comme version occitane du mois. Raté pour l’emblématique "HEURER" gascon (trop emblématique ?)...
      Au total (désolé de faire ce genre de compte - mais quand on n’aime pas, on compte !) :
      poitevin-saintongeais : 4 mois
      occitan limousin : 3 mois
      basque : 2 mois
      occitan gascon : 2 mois
      occitan languedocien : 1 mois

      J’entends déjà qu’on m’objecte qu’il faut rajouter 1 au gascon puisqu’il représente - dans une version de langue de bois calquée sur le français ("Vertadèr atot" = "Véritable atout" etc.) - l’occitan dans l’introduction traduite du président Rousset.
      Hélas ce texte gascon d’introduction commence par ces mots : "La Region Novèla Aquitània"... A ma connaissance "nouvelle" ne se dit en aucun cas "novèla" en gascon, mais majoritairement "navèra". De plus, il me semble que "Aquitània Navèra", avec donc l’adjectif en second, serait plus gascon.
      Mais apparemment, si on accepte en bon prince de donner un strapontin au gascon, quand on passe à la chose sérieuse, le nom de la nouvelle Région, n’ei pas mei la medisha cançon : on le remplace par l’occitan batua*, qui doit être le languedocien !

      * Pour les novices, batua = unifié en basque ; euskara batua = basque unifié

  • Chincha merlincha qu’en vau estar un chic tabé :perque Renaud e vòu escriver "vedon" e non pas "vedo"(dab aquèth accent agut qui non sèi pas trobar suu clavèr) ? L’etimologia qu’es lo latin viduus e pas un supausat vidunus) e hens la Gran Lana non se difontonga pas jamèi lo mot en "vedon" ;qu’es "beudou" dab l’accent suu "dou".

  • Philippe, s’agissant de "humar/fumar" ,est-ce aussi radical que ça ? L’abbé Foix dans son dictionnaire landais ignorait complètement "fuma" et à la rubrique "huma" donnait comme acceptions possibles :
    - en intransitif,fumer,jeter (?) de la fumée:lou bois que hume,
    - en transitif, fumer la pipe (pourquoi seulement la pipe d’ailleurs alors que d’après lui c’est exactement ce que signifie "pipa" ?)
    - et aussi,bien sûr ,fumer un terrain.

  • l’intérêt du site pour apprendre une langue est limité sinon minime.
    Toutefois cela permet de faire apparaître une langue dans un moteur de recherche.
    Ainsi sur forvo le tatar offre 385000 mots devant le russe.
    Connaissant ce qu’on subit les tatars de la part des russes, je pense qu’il y a une revendication identitaire de la part des tatars.
    Pour en revenir au parler noir de forvo, je ne prononce pas peus (cheveux) comme indiqué par mamisan.

  • Rien n’est jamais aussi radical que ça mais en gascon de la Grande Lande humar signifie généralement fumer un champ avec du humè(i)r. Humar peut aussi vouloir dire fumer, mais pour une cheminée, faire de la fumée et pas dans le sens de fumer une cigarette et pipar n’est pas réservé à la pipe mais au tabac en général, y compris sous forme de cigarette ou de cigare. J’ai toujours entendu les vieux d’ici dire fumar pour fumer du tabac, ou bien pipar, jamais humar. Mes références sont : mon expérience du gascon local et les diccionnaires de Pierre Méaule et d’Arnaudin.
    Pour le reste, si je suis sévère et prétentieusement con pour certains, c’est que le public a tellement peu accès à notre langue qu’il faut que toutes les productions à destination de ce public soient irréprochables ou en tout cas tendent vers l’irréprochable. Sinon, nous donnons l’image d’un patois francisé et ça m’énerve vraiment beaucoup. C’est ce que nous avons tenté de faire avec Bénédicte Fénié au moment de traduire en gascon les cartels du Pavillon de Sabres. J’espère que nous n’y somme pas trop mal parvenus. Il n’y a en tout cas pas eu de critiques négatives depuis que ça a été fait, ni publique ni off (à ma connaissance). Et puis il s’agit tout de même de l’écomusée de la Grande-Lande, donc un musée ultra localiste. Ainsi, le gascon qui illustre ce musée se doit d’être le plus fidèle possible au dialecte local. Sinon on fait un écomusée de l’Occitanie.
    Voilà, il s’agit juste d’être très exigeant et de faire l’effort de produire de bonnes traductions en bon gascon dans tous les domaines et cesser de se contenter de ce pseudo gascon insupportable qu’on lit et entend un peu partout. Mais il est vrai que ça demande beaucoup beaucoup de travail et que, trop souvent, on se contente d’une espèce de facilo-gascono qui ne rend pas service à la dignité de notre langue. On mérite un peu notre sort finalement. Nous manquons de fierté et d’orgueil pour tolérer l’étalage de ce patois panoccitan francisé. En cela je suis tout à fait d’accord avec Gilbert Narioo qui fulmine contre ce naufrage linguistique de la part de gens qui tiennent le devant de la scène en ayant un si piètre niveau de langue, le tout contre monnaie sonnante et trébuchante, bien entendu. Voilà, maintenant je me tais et je retourne à ma conne prétention. C’était mon petit coup de gueule apaisant.

  • Jo, quèn entèni "interdit de humar", que vei quauqu’un dont es a préner huc e qu’a hum que’u sòrt per les aurelhas !

    Entà vedon, s’èi corregit aqueth "vedó" qu’es percè que’s dit "bedoun" dab un "n" velari a le fin... Que’s dit atau en le Grana Lana, si.
    sorti du dico d’Arnaudin "la forme féminine bedou continue directement le lat. vidua. Le masc. bedoun est analogique, avec un n parasite".

  • En grand-landais lou bedou et le bedou. Aucune différence

  • Qu’m brembi d’aver entenut "bedou" de lanusquets de Laboheire mes se l’as entenut atau ,Renaud, qu’ac vòli plan ...
    Mes que a totun quaquarren que non compreni pas atau :
    se lo diccionari d’ Arnaudin e ditz que "le masculin bedoun est analogique avec un n parasite" ,que serà perque non s’enten pas jamèi non ?

    E Foix que dona bedou e pas jamèi "bedoun"...mes bon, aquò rai !

    (chincha merlincha e un chic capborrut !).

  • Entièrement d’accord avec Halip (pour le bazado-garonnais) sur humar/fumar/pipar.

  • Les mots mal prononcés par Mamisan par rapport au parler de Mimizan :
    hrèita (R français), encantada (euncantade et pas éncantade), peuga (poewe ?), gemèr (pas Y), gema (pas Y), esporguit (pourquoi un H ?), murgueta (inconnu à Mimizan), ordenator (ordenatou et pas ourdénatou), jolh (pas Y), paire (inconnu à Mimizan), Bordèu (R français), Mont de Marsan (on dit Lou Mount à Mimizan et on prononce le N vélaire), Morcens (on prononce Moursoenx et pas Moursoenns), vedon (on prononce bedou), aolha et pas aulha (donc awoulhe), vriulon (N vélaire), boha (les H sont trop exagérés), vesia (prononcé beuzi et pas beuziye), vesin (N vélaire), sorelh (à Mimizan on dit sou), lua (proncé luwe à Mimizan et pas lue), garia (gari et pas gariye), l’endoman (l’eundoumang et pas l’éndouma), augan (eunouann à Mimizan), arunan (ariwann à Mimizan), uei (woueuy et pas uèy), vente (bènte et pas boente), hilh deu diable (se prononce hilh dou diabble), contènt (countènn et pas countoenn), adishatz (adichats et pas adichat), pluja (pas plouye mais pluye), conselhaire (prononcé cousselhayre et pas counselhayre), borret (R français).
    Bref, beaucoup trop d’erreurs pour illustrer le gascon de ce coin du Born. Ce locuteur n’est pas fiable.

  • Le locuteur dont le pseudonyme est Mamisan est peut-être originaire d’une commune plus au sud, tout simplement.

  • Sur le site forvo, Mamisan apparait dans la rubrique langue occitane puisque le gascon n’est pas présent sur ce site.
    Il ne déclare pas qu’il représente le parler de Mimizan.

    "la critique est aisée mais l’art est difficile" ; donc ceux qui possèdent un micro peuvent ajouter leur prononciation de mots gascon sur le site. Ou ne pas le faire...

    Je signale au passage cet appel aux dons pour le développement de l’occitan dans le département des Landes sur le site de l’ieo.

    Si vous voulez donc aider l’IEO a se construire dans les Landes, merci d’envoyer votre chèque au siège de l’IEO à Toulouse avant le 31 mars 2017. L’ensemble de l’argent collecté sera intégralement reversé à l’IEO 40.

    http://www.ieo-oc.org/Appel-aux-dons-pour-le

    Nul doute que la prononciation du parler noir de Mimizan sera réglé par la norme occitane !

  • Los qui pensan encoèra lo desvolopament deu gascon qu’es ligat a l’I.e.o, que’s hòrvian... De non créder, gènts que credin encoèra aquò.
    Francament, de véder aquò, que seré com un qui vorré aubrir ua navèra antena deu Partit Comuniste a le soa vila en pensants que va cambiar le societat...
    C’est périmé...

    Un moviment popular e completament associatiu que pòt ahiscar lo gascon. E n’arriba pas briga...




Un gran de sau ?

modération a priori

Contributions et grans de sau sont soumis à validation des webmèstes.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document