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"La revanche d’un capbourrut"

jeudi 18 mai 2017, par Tederic Merger

capbourrut est un de ces mots emblématiques "qui sont restés", au point qu’un journal du Béarn l’utilise en gros titre, établissant une connivence avec la génération des madurs*.capborrut

* madur (prononcer "madu") : mûr, donc personne d’âge mûr madur
Là, c’est moi qui réintroduis un mot qui, à ma connaissance, n’a pas résisté autant que capbourrut. A-t-il même été largement utilisé dans ce sens autrefois ? Je n’en sais rien, mais il faut oser !


Voir en ligne : François Bayrou ministre de la Justice : la revanche d’un capbourrut [La République des Pyrénées]



Grans de sau

  • N’èi pas jamè entinut díser "los madurs" entà díser "los vielhs", ne seré pas un neologisme aquò ?!

  • La réponse est... sur Gasconha.com* :
    « Le peuple bordelais appelait autrefois "madus" les hommes d’âge mûr. »
    C’est donc peut-être plutôt du bordeluche, mais le bordeluche est issu du gascon.

    *Certes, c’est moi qui ai rédigé cette "notice" pour le mot madur, mais vous pouvez me faire confiance, si je n’ai pas indiqué de référence (j’aurais dû), je ne l’ai pas inventé.

    Je trouve aussi ceci ici : « sans être ni pec, ni madur ni cabourd ». Là, c’est supposé être du toulousain ("de survie"). Mais il y a une dérive de sens...

  • Madur ou madut signifie aussi ’’fier à bras’’, je crois, dans certaines régions (mais lesquelles ?)

  • "madur" ou "badut" employés dans le canton de Villandraut pour se moquer d’un "niais" (en hommage à Gigi)

  • Tiens c’est amusant l’expression homme ou femme d’âge mûr n’est pas à mon sens synonyme de "vieux/vielle". Cela inclut les vieux mais commence aussi plus tôt, vers quarante cinquante ans...

    L’expression que je connais en patois pour désigner ces hommes d’âge mûr, dans la deuxième partie de leur vie, qui ont prouvé et réalisé : omi hèit.

    Si l’on est omi hèit, on n’est plus gujat...

  • Je trouve "madut" chez Georges dou Cadet (Astarac) :

    « Nostés fin dé sémano sé pasaouon aou foyè rural oun préparaouon péndén l’hyouèr, théâtrés , qué pèrmétéouon aous jouénés é aous maduts, dé mountà sur las planchos. »

    La version française que donne Georges :
    Nos fins de semaine se passaient souvent au Foyer rural, ou se préparaient pendant l’hiver, des théâtres qui permettaient aux jeunes et moins jeunes, de monter sur les planches.

    Ici "madut" correspond donc à "moins jeune", donc "mûr" et pas forcément vieux, comme le remarque justement Artiaque.
    Je suis intrigué par ce "madut" au lieu de "madu(r)", que Gaby signale également.
    Je pense que Georges relisait ses écrits* () et qu’il ne s’est pas trompé en écrivant "maduts".

    * Vous remarquerez qu’il note avec beaucoup de soin l’accent tonique des mots en mettant en gras les voyelles qui le reçoivent.




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