Notre région, c’est la Gascogne !


Que se dit-il à l’assemblée régionale de la Nouvelle-Aquitaine ?

Qu’en sera-t-il de la dignité du gascon demain ?

dimanche 5 février 2017, par Vincent P.

La Nouvelle-Aquitaine, c’est aussi ça, c’est la possibilité qu’un élu de Royan, de l’autre côté de l’estuaire, peu importe en somme son affiliation politique, vienne dire publiquement, à Bordeaux, que notre ancienne langue n’est qu’un agrégat de patois du Sud-Ouest.

Bien évidemment, il ne faut pas nier le problème du concept d’occitan, et tout n’est pas faux dans l’intervention de l’élu FN, bien que ces choses soient dites avec un poil trop d’exagération. Oui, le projet occitaniste est flou, oui, il a cherché, ou cherche encore, à créer un standard : le jacobinisme occitan a été maladroit.

Pour autant, ne nous voilons pas les yeux : l’élu ne reconnaît bel et bien comme véritables modalités linguistiques régionales, ainsi qu’il le dit lui-même dans son incipit, le basque, le breton ou l’alsacien.

Il importe peu alors, dans ce contexte, que notre gascon, et avec lui le limousin ou le guyennais des anciennes régions composant la région dite Nouvelle-Aquitaine, se trouvent rassemblés sous le terme d’occitan : c’est bel et bien notre langue romane, bien moribonde, dont il est nié le caractère de langue. En 2017, on a insulté le gascon, à Bordeaux, certes indirectement.

La Nouvelle-Aquitaine posera problème en matière de politique culturelle régionale : les langues d’oc de l’ancienne Aquitaine, dont le gascon, se trouvent noyées dans un ensemble trop vaste, trop peu homogène, ce qui permet de discréditer très facilement ces langues en question, au fond en les ramenant dans l’imaginaire populaire au statut du poitevin, du "français mal parlé" (avec tout le respect que nous devons à la langue poitevine, je parle ici en termes d’images d’Épinal).

En perdant l’ancienne région Aquitaine, nous avons perdu une sorte d’entre-soi ouest-gascon, dont les Périgourdins s’accommodaient sans mal, au sein duquel nous n’avions plus à subir pareils discours. La Grande Région, par sa taille, nationalise bien des thématiques et je pense déceler dans ce discours de l’élu FN, le discours que nous entendrons demain, de plus en plus, à mesure que les élus supposés de terrain, auront à ce dernier une relation plus lointaine.


Voir en ligne : Intervention de Thierry Rogister sur la nécessité du latin et l’absurdité de l’occitan



Grans de sau

  • Cet élu FN parle de la convention cadre pour l’enseignement de l’occitan.

    Le "blog occitan" en parle :
    http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2017/01/21/une-ministre-2-regions-5-academies-pour-une-langue.html

    La convention a été signée avec la Nlle Aquitaine et Occitanie mais pas avec la région Auvergne Rhone Alpes ni avec PACA...

    J’ai l’impression que cet accord est signé en fonction de la couleur politique des régions...

    Quel type d’occitan sera enseigné en Pays Gascon ?
    L’occitan standard ou bien le Gascon ?
    Dans ce dernier cas il faudra éditer des livres et documents différents.

    La Nlle Aquitaine est une région très mal découpée qui va plomber le Sud-Aquitaine

    • « Quel type d’occitan sera enseigné en Pays Gascon ?
      L’occitan standard ou bien le Gascon ? »

      Jusqu’à présent, dans la grande majorité des cas, les enseignements en occitan qui ont été menés en Gascogne l’ont été en gascon. Comme contre-exemple, je pense à la Calandreta de Murèth où c’est, je crois, le languedocien qui était enseigné, au motif que le gascon n’aurait pas de sens dans le grand Toulouse (je schématise).

      Je pense que la logique profonde de l’occitanisme est/était d’aller progressivement et sans trop le dire vers un remplacement du gascon par le languedocien, variété jugée plus propre à figurer comme langue unifiée. Mais il est important de reconnaître (sinon on donne des bâtons pour se faire battre) que, pour l’instant, ce n’est pas fait.

      Face aux autorités régionales qui n’y connaissent pas grand chose, je pense aussi que les occitanistes qui font du lobbying doivent avoir du mal à défendre à la fois une appellation unitaire ("l’occitan") et la nécessité pragmatique de supports pédagogiques en gascon, languedocien, limousin... Il y a déjà eu des tentatives de supports mélangeant ces "dialectes" ; on risque d’aller vers ça de plus en plus.

      De même il sera difficile d’expliquer aux autorités régionales qu’un enseignant formé à "l’occitan" par un dispositif régional "Nouvelle Aquitaine" ne peut enseigner n’importe où dans la zone occitane de "Nouvelle Aquitaine" (que de guillemets... tant pis pour eux !). La réponse sera aussi de former des enseignants multi-dialectaux, mais la distance est tellement énorme entre le vrai limousin et le vrai gascon (par exemple) que c’est mission impossible si on garde une exigence de qualité.

      Malgré ces difficultés, je prévois que les occitanistes ne lâcheront pas la fiction de LA langue occitane ; la confusion continuera donc jusqu’à... la fin.

  • Avec les politiques,fussent-ils d’échelle régionale,on ne sait jamais bien à quel degré prendre leurs propos.Dans le cas de M.Rogister(qui m’était inconnu) ,serait-il pareillement opposé à des langues plus clairement définies ,telles occitan (en un sens restreint au languedocien ou au languedocien +nord occitan), gascon,etc...pour lesquelles le reproche d’unification arbitraire de parlers extrêmement divergents serait nettement moins acceptable ? Ou mettrait-il ces langues au même niveau que le basque ou le breton ? En d’autres termes,voterait-il en ce cas les crédits allant avec la proposition soumise au vote de l’Assemblée ? S’agissant de son groupe il me semble avoir entendu chez eux des choses assez divergentes le jacobinisme semblant nettement l’emporter...

    Et puis ,il est agaçant de voir un élu charentais (élu de Royan en tous cas) se prononcer (politiquement ) sur des réalités concernant les pays d’oc.On aurait envie de lui dire que ça ne le regarde pas mais avec la "Nouvelle Aquitaine",hélas oui,ça le concerne (politiquement parlant ).

    Quant au fond de son parallèle latin /"occitan", il oublie que les deux causes devraient être solidaires:après tout, les deux,ainsi que les langues européennes autres que l’anglais,ont pareillement à souffrir du tour de passe-passe de l’actuelle ministre de l’EN,les reléguant à la place des activités d’éveil ou peu s’en faut.Latin occitan,gascon,etc... même combat !

  • L’ "alsacien" en soi n’existe pas. La désignation officielle et objective est "l’allemand et ses dialectes d’Alsace-Moselle".
    Quand aux parlers du Midi, ils ont "leur" région "Occitanie", ce qui les marginalise en-dehors d’elle.
    L’idée d’Occitanie globale n’a pas fini de nuire.

    Le FN semble entériner la vieille antienne : langues régionales = séparatisme = anti-France, dans la meilleure tradition de l’Etat-nation.
    Les autres partis font-ils mieux ? Sans doute non. Et localement, ces langues ne pèsent guère.
    Le latin devrait être l’allié des langues européennes, mais cette idée n’a pas effleuré le Français de service.

    Après une phase de combat achevée vers 1950 l’Administration a décidé d’attendre que les langues ethniques s’éliminent d’elles-mêmes avec les derniers locuteurs, en tolérant un enseignement quasi symbolique là ou on ne pouvait pas faire autrement, quitte à le freiner maintenant là où il prend trop de place.

    L’oc limousin ne bénéficierait pas de crédits ? Pour les défenseurs de la langue en Limousin ce serait une douche froide de plus. Là, ça vient de l’obstruction des élus.

    Qui sera le ’M. ou la Mme langues régionales’ au Conseil régional. Il y a toujours un interlocuteur bien choisi en fonction de considérations politiciennes sans grand rapport avec ce dont il s’agit.

  • De la dignité du gascon ? Du limousin ? De l’uniformisation...

    JPEG - 585.1 ko
  • Elle élève le poitevin-saintongeais au statut de langue, et refuse ce même statut au gascon, au limousin... qui sont pourtant au minimum des dialectes d’oc comme le poitevin-saintongeais est un dialecte d’oïl.

    Elle est donc jacobine concernant l’occitan et anti-jacobine concernant le domaine d’oïl.
    Nous devons la refuser catégoriquement !

  • Cette carte ne figure pas sur le site de la région nouvelle aquitaine.
    Elle semble avoir été créée à l’initiative d’une association limousine.
    La carte figure déjà sur wikipedia...

    Ce qui manque à gasconha.com c’est une initiation au gascon du genre de celle que l’on trouve sur le net pour le basque souletin :
    http://zuberrotar.free.fr/lecons/lecon1.htm

    Une liste de mots lus, une règle de conjugaison et de grammaire, une liste de phrases traduite et lues

  • Si cette carte existe bien dans le Magazine Hiver 2017 délivré dans les boîtes à lettres en page 19 avec pour titre : Basque, occitan et poitevin-saintongeais au coeur de la Nouvelle-Aquitaine ; avec en prime un entretien avec Charline Claveau-Abbadie, conseillère régionale déléguée aux langues et cultures régionales et Présidente de l’Office Public pour la Langue Occitane-OPLO !

  • Sur cette carte, autre point complètement ridicule : la prétendue enclave du Verdon. Il y avait simplement au XIXe siècle plusieurs familles gavaches installées dans un ou deux villages de la commune du Verdon. Comment les concepteurs de la carte ne se rendent-ils pas compte que pour être cohérents, ils devraient dessiner une enclave espagnole dans le quartier St Michel, et une enclave arabe par-dessus ? Sans compter une grosse enclave arabe Haut Lormont/Haut Cenon, etc.

    En ce qui concerne la représentation du territoire, l’occitanisme semble s’être figé à la fin du XIXe siècle !!!

    Bon, la Petite Gavacherie, passe encore, elle a duré 5-6 siècles, se perçoit toujours dans la toponymie d’autant plus qu’elle a essaimé, et le marotin était encore parlé il y a quelques décennies.

  • L’initiation au basque souletin est fonctionnelle parce qu’elle se borne à un dialecte fonctionnel, précis homogène !

    On ne peut pas faire sur ce modèle une "initiation au basque". On peut faire une "initiation au batu". Parce que cette méthode c’est associer à chaque texte une prononciation et un lexique audibles.

    On ne pourrait pas faire sur ce modèle une "initiation au gascon" je pense, sauf à proposer pour cette occasion une standardisation (pourquoi pas !), un gascon synthétique pour les néo apprenants, un "batu" quoi... pourquoi pas, c’est une bonne opportunité !
    Mais ça me semble un travail de longue haleine que de tracer la voie de synthèse entre tous les dialectes gascons.

    Il me semble plus accessible d’imaginer un même moule, avec des versions : une lue en gascon noir, une en commingeois etc...

  • Le truc, c’est qu’une langue, ce n’est pas que du vocabulaire...

  • En réponse à Gaby :

    Pour être plus précis, l’enclave sur les hauteurs de la rive droite, Haut-Lormont et Haut-Cenon, serait plutôt turcophone, à dire la vérité !

    Pour le reste, je crois qu’il est admis, et assumé, par le mouvement occitaniste d’inspiration fontanienne que le territoire "occitan" est celui où était parlée la langue au XIXème siècle, lors de l’enquête de Tourtoulon, en gros.

    L’occitanisme a figé le territoire occitan, et s’y tient, ce qui explique deux phénomènes, à mon sens :

    - Le premier, le plus grave, c’est l’incapacité de comprendre les phénomènes subséquents, dont les substitutions linguistiques massives. C’est particulièrement ridicule concernant les villes, où le mouvement occitaniste raisonne en matière d’affichage bilingue, comme si la situation était la même dans des métropoles comme Bordeaux, Montpellier ou Marseille, et des bourgs ruraux, voire des petites villes.

    La conséquence la plus manifeste, c’est que l’occitanisme agit en ville avec des gros sabots paysans (cf les panonceaux "Vilatge occitan" à l’entrée de communes de banlieue, complètement urbanisées), en s’insérant en fait dans un tissu communautaire, comme étant une communauté parmi les autres du patchwork contemporain.

    La relation à la ville est l’un des grands impensés de l’occitanisme contemporain.

    - L’autre, beaucoup plus anecdotique, parce que totalement abstrait, c’est que ce mouvement s’est absolument désintéressé de ce que l’on aurait appelé des terres irrédentes à une autre époque, ou en termes moins nationalistes, sur la réalité de l’étendue passée de la langue dite occitane.

    En figeant au XIXème siècle, le mouvement occitan a induit un biais d’analyse assez étonnant pour un mouvement dont certaines tendances sont nationalistes, comme s’il avait été avant toute chose primordial de définir, avec des barbelés dans la tête, un territoire, avant de réfléchir à la dynamique des espaces, localement.

    Ce n’est ainsi que très récemment que nous avons travaillé sur la toponymie très gasconne du Blayais, et que nous avons appris l’existence d’un micro-dialecte gabaye de substrat gascon autour de la ville de Blaye. La Marche linguistique de l’Angoumois au Forez, en passant par le Limousin et le Bourbonnais, a été sous-étudiée.

    Cette semaine, pour des motifs professionnels, je me trouvais sur la route entre Angoulême et Libourne, en pays d’oïl, non loin des premières terres dites marchoises de la bande de terre encore "occitane" de la Charente : je voyais défiler les lieux-dits, les noms des bleds (Chadurie, Puyperoux, Fouquebrune, Saint-Laurent-de-Belzagot, ...), même les noms sur les monuments aux morts. Je suis en Périgord, ou quelque chose qui y ressemble ! Il s’est passé quelque chose sur ces terres, que le concept de frontière linguistique à l’occitane ne peut pas expliquer.

    Bref, oui, l’occitanisme est bloqué, dans sa définition du territoire occitan, comme dans ses concepts, à la moitié du XIXème siècle, incapable d’appréhender l’histoire des langues romanes du tiers sud de la France, autrement que sous un angle romantique absolument vain.

    Pour autant, je ne crois pas qu’il soit illégitime de chercher à définir un territoire d’action, et l’espace d’oc de la moitié du XIXème siècle n’est pas plus bête qu’un autre. En revanche, je le crois impraticable, au moins pour deux raisons : la relation aux grandes métropoles, que je viens d’aborder, l’autre étant sa trop grande étendue pour créer un sentiment régional.

  • Pour revenir sur la carte, il est évident que le concept de "3 langues" en Nouvelle-Aquitaine ne résiste à aucune analyse sérieuse, et que nous sommes face au délire occitan dans toute son ampleur : difficile de faire le ménage après des décennies de matraquage.

    On ne peut certainement pas mettre sur le même plan le poitevin-saintongeais, dialecte d’oïl, élevé au rang de langue par cette carte, quand le gascon n’est pas même différencié des parlers marchois de la moitié du Limousin, probablement plus proches d’ailleurs du poitevin-saintongeais que du gascon de la vallée d’Aspe.

    On ne peut pas le faire scientifiquement, on ne peut pas le faire stratégiquement.

    - Scientifiquement, car véritablement, autant l’on peut admettre l’existence d’un monde d’oc, disons d’une matrice "occitane", qui est la base des différentes langues parlées en France méridionale, autant cela n’a aucun sens de se refuser à différencier, à l’intérieur de ce domaine, des dialectes suffisamment distincts, au moins plus que ne l’est le poitevin-saintongeais du français standard.

    On en arrive à des folies où le poitevin-saintongeais, certes original dans son fonds ancien, et dans les parlers les plus conservateurs, est une langue à part, mais alors aucunement le gascon ou le limousin, ou encore le souletin face au navarro-labourdin, pourtant certainement plus différenciés, eu égard à leur standard de rattachement.

    - Stratégiquement, mais je n’insisterai pas, car nous l’avons assez écrit, tout simplement parce qu’il est contre-productif d’essayer de vendre l’occitan en faisant croire que c’est la même langue en Limousin que dans le piémont pyrénéen, ce qui ne résiste à aucune intuition de base, sentimentalement parlant.

    L’idéal occitan, que je ne rejette pas en bloc, se portera mieux avec une petite dose de subsidiarité, en admettant les différences locales et/ou régionales (au sens d’une ampleur territoriale suffisamment importante, non au sens administratif français, premier critère auquel le gascon répond).

    J’exprime ceci dans l’hypothèse où l’occitanisme languedocien n’aurait pas tué ledit idéal avec son idée géniale de grande région "occitanienne", ce que je crois être la réalité que nous découvrirons d’ici quelques années.

  • Bien d’accord avec Vincent là-dessus (par parenthèse le pegasolet "village occitan" sous le panneau "Le Bouscat" à côté de chez moi me fait toujours rigoler !).
    Sur la nécessité d’un gascon (flexiblement) commun,thème qui m’est plus que cher comme on sait :
    Certains parmi nous le voient vraisemblabalement comme une menace d’exclusion, de répétition de l’escoquerie "occitan standard".Ce que je ne crois pas :
    1)parce qu’il conserverait naturellement une forte flexibilité, liée à la langue elle même:emploi variable des particules énonciatives, acceptation des s ou d intervocaliques,acceptation de deux types de conjugaisons ,voire maintien des articles pyrénéens là où| ils sont pratiqués...
    2) il accueillerait nécessairement des mots de partout:le vocabulaire de la mer, de la rivière, de la pêche et des poissons viendrait naturellement de Bayonne et Capbreton,du Bassin d’Arcachon et de la Vallée de la Garonne,pas du fond du Béarn,etc...En matière d’expressions idiomatiques il faudrait retenir les plus savoureuses et visiblement authentiques:y aurait-il plus fin et généralisé ,par exemple, que les exemples de Gaby l’autre jour tels " xiula que l’as vist,héser/har cuupelet au veire, grèga !") ? Le fait qu’ils viennent d’un terroir donné est-il un obstacle pour les "déterritorialiser" et les gé néraliser ? Je ne crois pas.
    Mais comme dit Renaud,il n’y a pas que le vocabulaire et l’adoption d’une syntaxe commune est plus complexe ;H.Lartigue y avait fait une allusion il y a quelque temps.
    Enfin je ne crois pas qu’un gascon commun puisse se faire en laboratoire:même si ça peut sembler agaçant le poids littéraire des oeuvres classiques (armagnacais des frères Garros,parler de la plaine de Pau de Camelat et Palay ,landais de Manciet ,etc...pèseront leur poid ;et d’une certaine façon ça se fait tout seul dans l’expérimentation comme le vivent la majorité d’entre nous.
    Un sous-site intégré à gasconha.com serait superbe mais il nous faudrait y mettre au travail de bons linguistes ! Avis aux bonnes volontés.
    Mais il faudrait ne pas trainer:le temps ne joue pas en notre faveur .

  • Un peu en dehors du propos de ce post ...

    Dans SO de ce jour(Montagne-Pyérénées) :"Des semaines creuses au trop plein aquitain" :
    l’article se fait l’écho du dépit des professionnels de la neige en Béarn et Bigorre en raison de l’effet néfaste de la concentration des zones de vacances scolaires de la "NA":Aquitaine et Poitou Charentes concentraient déjà 49% des clients hivernaux (sans parler des Limousins).Résultat anticipé:des enbouteillages sur les pistes pendant huit jours et du quasi-vide le reste du temps comme aujourd’hui."Avec cette zone régionale surdmensionnée,on ne pourra pas recevoir tout le monde" dit une commerçante.
    En effet ...

  • Tout à fait d’’accord avec ce qui dit Tédéric dans le message 1. Les inventions et le dogme occitaniste actuel continueront jusqu’à la mort du dernier locuteur naturel...

  • A propos des zones de vacances : Toulouse, Auch,Tarbes et Montpellier ne sont pas en même temps en vacances que Poitiers, Bordeaux, Limoges et Dax il y a donc un étalement possible des skieurs en Béarn et Bigorre. Enfin je le suppose...
    Cela n’enlève rien à l’absurdité des macro-régions (et à celle des zones de vacances dans le calendrier scolaire, en termes d’apprentissage mais c’est un autre problème...)

  • L’article indique que les skieurs toulousains vont dans les Pyrénées centrales et on sait par ailleurs que les Montpellierains vont skier dans les Alpes du sud, vers Serres Chevallier. Les gros bataillons se dirigeant vers les stations des Pyrénées occidentales, déjà en partie sinistrées par le réchauffement climatique, viennent bien de l’arregionasse.

  • Ce qui est absurde, c’est l’incapacité de ce pays à penser l’asymétrie, l’idée qu’un découpage donné n’a pas nécessairement à influencer toutes les activités humaines.

    Quand j’entends les médias parler de bouchons en Auvergne-Rhône-Alpes pour les vacances d’hiver, je me demande si vraiment cela bouchonne tant que ça dans le Cantal. Cela coûte quoi de dire en vallée du Rhône, sur la route des vallées alpines ?

    Cela coûte de connaître la géographie de son pays, cela coûte d’aller au delà d’une dépêche AFP qui a indiqué "Auvergne-Rhône-Alpes", probablement pour des motifs de financement qui m’échappent.

    Pour ce qui est des stations béarno-bigourdanes, le souci, si j’ai compris, vient du fait que la clientèle était massivement issue des anciennes régions de Bordeaux, Limoges et Poitiers, les skieurs de l’ancienne région de Toulouse allant plutôt vers les Pyrénées centrales.

    Bref, il ne peut pas y avoir étalement, car on ne change pas de la sorte les flux de clientèles : on se retrouve avec toute la clientèle sur les deux mêmes semaines de congés. Si étalement il y a, il se fera donc au profit des stations commingeoises et fuxéennes, mais ce sera là un phénomène sur plusieurs années.

  • La nouveauté vient de ce que la création de la nouvelle région a concentré des dates de vacances d’hiver jusqu’alors étalées : le système n’admet pas que des dates de vacances puissent être différentes au sein d’une même région (et on a mis plus de cent ans à admettre qu’elles pouvaient être différentes entre diverses régions françaises).




Un gran de sau ?

modération a priori

Contributions et grans de sau sont soumis à validation des webmèstes.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document