Notre région, c’est la Gascogne !


La "Nouvelle-Aquitaine" se dote d’un nouveau logo

Du ridicule de la communication des régions issues de la loi NOTRe

vendredi 16 décembre 2016, par Vincent P.


Quand une région est artificielle, elle se dote d’un emblème qui l’est tout autant, malgré le ’talent" des publicitaires.

Je vous laisse visionner les vidéos d’accompagnement, lénifiantes. "Créer l’Histoire", dit Alain Rousset : nous ne laisserons pas faire.


Voir en ligne : Nouveau logo de la Nouvelle-Aquitaine : "Je suis une force indomptable"



Grans de sau

  • En fait je suis plutôt agréablement surpris :au lieu de l’ivrogne titubant de l’"Ancienne Aquitaine" s’appuyant contre une talanquère branlante sur fond de ciel toujours bleu et de mer toujours verte,le profil de lion esquissé a ... de la gueule .Et le blason choisi (lion de gueules et ondes d’azur sur fond d’argent) n’est ni laid ni historiquement absurde (ils ont manifestement cherché ce que "portaient" les ducs d’Aquitaine /comtes de Poitou ).
    Mais si le logo s’améliore ,la Nouvelle Région reste artificielle ,comme tu le dis ,Vincent et certainement néfaste pour l’éclosion des virtualités positives de ses composantes réelles,dont la Gascogne.

  • Le souci, ce n’est évidemment pas le logo en soi, pas plus que le blason, qui peuvent plaire, ou déplaire.

    Le souci, c’est vraiment le sous-texte, l’ambition de créer une nouvelle identité, une "marque", autour de banalités.

    C’est une terrifiante menace à notre époque d’oubli généralisé. Personne n’en voudra à l’agence de comm’ qui a pondu ça, ce sont les commanditaires qui sont en cause.

  • Alors , se sera à nous Gascon , de faire entendre notre parole !
    Sur deux régions , mais toujours là !

  • Logo :

    1) versé à droite : un tranchant de hache s’abat sur une carcasse de vache.
    2) versé à gauche : on arrache les dernières plumes au croupion du poulet.
    3) à l’envers : traces de vinasse sous l’esclop d’un ivrogne.

  • Ce logo est très bien vu, bien pensé, avec un clin d’oeil à nos passés, nos cultures. En prime, on a même droit à un blason, lui aussi bien vu. Donc, c’est déjà pas si mal pour cette "nouvelle" région qu’il est de bon ton de critiquer.
    On la dit artificielle... Mais en fait, nos politiciens se sont contentés de reprendre, grosso modo, les limites d’une vieille Aquitaine qui existait à une certaine période du Moyen-Age... Une période donc où, en Aquitaine, on y parlait Oc et Oïl, entre autre ! De toute façon, toute découpe administrative est plus ou moins artificielle. Déjà, à la Révolution, les découpes de la Gironde, Landes, Dordogne, etc, étaient artificielles.
    C’est pas cette nouvelle région qui peut détruire nos cultures. C’est NOUS, si on oublie qui l’on est !
    Alors arrêtons de pleurnicher et continuons à faire vivre et évoluer nos cultures gasconnes, limousines, charentaises et autres, pour dire et montrer : "voilà, la Nouvelle Aquitaine, c’est ça ! la diversité, les racines, le présent, l’avenir !"

  • Moi aussi je trouve ce logo très réussi. De même que le nom "Nouvelle Aquitaine" a été bien choisi selon moi.
    Mais ces choses là ne nous concernent ni plus ni moins, à NOUS qui défendons la Gascogne, que la nouvelle région "Occitanie" et son futur logo.

    Je viens en vain d’essayer d’écouter la présentation qu’en fait Alain Rousset. Pour savoir jusqu’à quel point il ignore la Gascogne...
    Mais nous savons que ces nouvelles régions sont un danger supplémentaire pour la Gascogne. Elles sont d’essence métropolitaine et avant tout au service de Bordeaux et Toulouse.
    Or, si nous avons de fortes connexions avec ces deux villes, si nous les aimons même, nous souhaiterions qu’elles collaborent, et aussi qu’elles nous laissent respirer.

    Plus l’action de ces nouvelles régions sera habile, plus la Gascogne s’effacera comme réalité symbolique... comme réalité culturelle aussi, parce qu’une culture nait et se développe sur le terreau d’un bassin de vie ; or l’ambition de ces régions est de créer de toutes pièces un bassin de vie régional selon leurs frontières arbitraires.

  • "...Plus l’action de ces nouvelles régions sera habile, plus la Gascogne s’effacera comme réalité symbolique... comme réalité culturelle aussi, parce qu’une culture nait et se développe sur le terreau d’un bassin de vie ; or l’ambition de ces régions est de créer de toutes pièces un bassin de vie régional selon leurs frontières arbitraires."

    C’est un point de vue qui se défend mais je reste persuadé que c’est NOUS, citoyens de Gascogne (ou d’ailleurs) qui feront vivre ces cultures, ces langues, malgré les politiciens et les technocrates. Avec des sites comme celui-ci, avec les arts, les manifestations festives et culturelles, et bien d’autres domaines, la Gascogne ne "mourra" pas et sera peut-être même plus présente dans l’avenir. L’un des meilleurs exemple est la culture Basque. Les Basques sont et resteront encore pour longtemps des Basques, tout simplement parce qu’ils l’ont voulu. Au même titre que les Bretons, etc. Pourquoi ne pourrions-nous pas faire la même chose ?
    D’ailleurs, a bien y regarder, on parle beaucoup plus de la Gascogne, dans bien des domaines, qu’il y a quelques années !
    Il faut juste rester vigilant et VIVANT...

  • Le problème n’est pas la qualité graphique du logo (inspiré, ainsi que les réseaux sociaux l’ont montré, du logo du Conseil général du Territoire de Belfort), c’est réellement dans les années à venir, le succès, oui ou non, de l’entreprise de création d’un bassin de vie.

    Or, ladite création ne va pas sans symboles d’appartenance, et clairement, après le nom de la région, le fait de reprendre un emblème de l’Aquitaine médiévale montre sensiblement que la source d’inspiration est désormais cette dernière entité étatique.

    Il nous faut, contre notre instinct, nous féliciter de cette clarification : l’Aquitaine n’est plus à nous (depuis Auguste en fait), elle n’est plus cette Gascogne de l’Ouest agrandie du Périgord dans laquelle nous étions à l’aise, elle a retrouvé son sens français traditionnel qui entretenait l’ambigüité.

    Bref, nous n’avons plus qu’à parler de Gascogne, d’elle-seule, sans aucune compromission sur ce que nous la savons être, dans son étendue et sa culture, certes évanescente. Voilà, ce pays de l’Aquitaine administrative, dite nouvelle, qui est encore un peu différent, dans la boucle de la Garonne (approximativement), c’est nous.

    Les Basques l’ont bien compris, qui ne se prononcent nullement sur les affaires de la Nouvelle-Aquitaine, et font leur bout de chemin de leur côté (en constituant notamment une collectivité unique, en détournant le concept d’agglomération et en spoliant Bayonne de son hinterland landais, mais c’est un autre débat, que nous tiendrons ici, un jour)

  • =) 8
    et en spoliant Bayonne de son hinterland landais, mais c’est un autre débat, que nous tiendrons ici, un jour

    Dire qu’il y aurait pu y avoir un département de l’Adour qui aurait regroupé Pays Basque et Sud Landes :

    https://www.anecdote-du-jour.com/l-adour-premier-departement-francais/

  • Vous savez que les Régions ont une compétence en matière de transports régionaux, principalement ferroviaires jusqu’à présent, mais ça s’étend aux transports en bus.

    Or, ça tombe bien ou mal, je suis un grand utilisateur de train régional, et j’ai une carte de réduction (nommée, comme toujours selon les canons anglo-saxons, "Izy Air" - en pays basque espagnol, on aurait "txarta" etc. mès rai).
    Depuis le regroupement régional, cette carte donne la réduction, pour un prix d’achat même légèrement moindre, pour toute la nouvelle région.
    Résultat : je peux avoir des réductions jusqu’à 50% pour aller à La Rochelle, Angoulême, Poitiers, Limoges, Guéret (à des distances de 200 à 300 km - et je n’ai guère de raison d’y aller), alors que pour Auch, Tarbes, Montauban, Toulouse, qui sont plus près, dans ma région réelle... nada !

  • Les nouvelles régions ont aussi compétence dans d’autres domaines notamment en matière économique :
    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/collectivites-territoriales/competences-collectivites-territoriales/quelles-sont-competences-exercees-par-regions.html

    Mon sentiment est que la nouvelle Aquitaine est un danger pour les départements "gascons" du Sud Aquitaine : Landes, Lot et Garonne et Pyrénées Atlantiques.

    • La métropolisation, sous-tendue par la réforme territoriale qui est le fruit d’une pensée aujourd’hui très archaïque, hélas répandue dans la technocratie française, est un danger, non seulement pour les départements "gascons" du Sud-Aquitaine (qui sont isolés de leur véritable bassin de vie, artificiellement) mais également pour ce département majoritairement "gascon" qu’est la Gironde, qui certes peut regarder vers le Nord en ses confins (Médoc, Nord-Gironde, Entre-deux-Mers), mais qui reste orienté en de larges parts vers le sud et la vallée de la Garonne (Bazadais, Buch, Graves, Réolais), sans oublier que ledit département souffre terriblement du tout-Bordeaux.

      La grande région est également, et de toute évidence, un danger pour les départements ruraux de l’ancienne Poitou-Charentes, et se trouve être le fossoyeur de l’ancien Limousin, deux régions qui reposaient sur l’absence de grande métropole, et étaient équilibrées par un réseau dense de villes moyennes ou petites, assez complémentaires. Poitou-Charentes était un modèle en la matière, une vraie zone d’équilibre face à l’attraction des métropoles de Nantes et Bordeaux.

      A noter que l’on commence à voir poindre parmi les Bordelais eux-mêmes, un rejet de la mode que subit leur ville, sur des thématiques simples, comme la hausse de l’immobilier, et que nous aurions tout intérêt à analyser de près ce début de grogne, qui n’est pas sans lien avec la nostalgie pour une Bordeaux pas si ancienne, encore assez "Sud-Ouest". Rien n’est perdu, même à Bordeaux.

  • Beaucoup de gens parmi les ressortissants de la Nouvelle Aquitaine pensent probablement comme nous.Il y a quelques jours à Paris,échange fortuit avec un coupe de Poitevins(de Poitiers,je ne sais comment différencier les habitants de la province de la ville ):sans aucune animosité contre les Limousins et "vieux" Aquitains, comme moi ils trouvaient la NA trop vaste,dérogeant aux solidarité culturelles naturelles,les coupant de la Vendée poitevine et privant Poitiers de son rôle légitime de capitale.
    Quant à Bordeaux,je n’en sais encore rien ,ma réinstallation étant encore trop fraiche mais j’ai l’intuition que Vincent a raison et que de très nombreux bordelais ne s’y retrouvent absolument pas.

  • Je réponds ici à cette opinion de 32406465 :
    « Quant à l’étymologie classique et convenue du nom Aquitaine, pays des eaux donné sur le site, je préfère celle de l’anthropologue Julio Caro Baroja qui souligne que le mot « aquitain » vient de « ausci », le pluriel d’« auscus ». »

    Il est loin d’être certain que "Aquitania" veuille dire "pays des eaux". Et de toute façon, ce nom avait été donné à l’Aquitaine "de César" au sud de Garonne, et sa signification très hypothétique ne concerne donc pas l’espace entre Garonne et Loire.

    Mais faute d’arguments historiques ou géographiques solides, la propagande de la nouvelle région brode sur "pays des eaux"... il en sort le slogan « La Nouvelle-Aquitaine, terre des "eaux mêlées" », et cette phrase qui frôle le ridicule :
    « La crinière aux traits ondulés du lion représente quant à elle le tracé des cinq principales grandes rivières traversières de Nouvelle-Aquitaine, qui vont des montagnes à l’océan. Adour, Charente, Dordogne, Garonne, Vienne... »
    Or,
    - Dans nos contrées tempérées, il serait difficile de trouver un territoire de cette taille qui ne serait pas traversé par cinq rivières.
    - Si la Dordogne et la Garonne mêlent leurs eaux dans l’estuaire de Gironde, les autres rivières citées ne les mêlent que dans l’Océan atlantique, et encore, concernant la Vienne, en passant par la Loire !

  • Je signale dans "sud Ouest" d’hier jeudi un article critique, très intéressant mais mal écrit (il mélange tout et surtout les propositions les plus contradictoires) :"Avec son logo,la Nouvelle Aquitaine cherche du sens" de Rachel Garrat-Valcarcel.

    [Est-ce l’article ci-dessous ?
    Tederic M.]
    L’article de Sud-Ouest (réservé à 80% aux abonnés mais le forum est accessible à tous)

  • 14.Non, c’est un article de la veille dont celui-ci,que j’ai également repéré en ligne, semble être la contraction.L’original y est introuvable.

  • Des léopards transformés en lion ! Du grand n’importe quoi ! On de croirait chez Bokassa !




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