Notre région, c’est la Gascogne !

René de Castéra : un compositeur basco-landais au cœur de la musique française

dimanche 31 mai 2015, par Vincent P.

Depuis quelques années, l’on redécouvre, dans le sillage de la passion pour la peinture basque du début du XXème siècle, les peintres landais : Sourgen, Lizal, ...

Nous pouvons par la même occasion redécouvrir les musiciens classiques qui, toujours dans la mouvance régionaliste du début du XXème siècle (Canteloube en est la figure la plus connue en France), dont René de Castéra, né à Dax, qui s’est inspiré des Landes et des musiques populaires landaises.

Vous pouvez écouter sa musique sur Deezer :

René De Castéra : Chamber Music, Vol. 1
René De Castéra : Chamber Music, Vol. 2

Malheureusement, l’on ne trouve pas d’enregistrements de ses harmonisations de chants béarnais et landais : une idée pour des orchestres régionaux ...


Voir en ligne : René de Castéra : un compositeur basco-landais au cœur de la musique française



Grans de sau

  • On lit dans la biographie parue en 2004 (« René de Castéra, un compositeur landais au cœur de la musique française », éditions Atlantica, Séguier) que le compositeur avait recherché dès 1924 à harmoniser des chansons gasconnes en particulier en puisant dans le recueil des Chants populaires de la Grande Lande que toutefois Camille Arnaudin, neveu de Felix Arnaudin n’avait pas accepté de lui communiquer (la parution intégrale attendit jusqu’en 1965 ).
    Toutefois Castera fit alors paraitre une dizaine de chants : la Chanson du Bouvier et Un petit Homme en français et les autres en gascon : Ninoun, May, La Bergère et le Monsieur(sic), Las Rebirade de Marioun, Lou Retur dou Marcat, La margot, Omis dous omis, Lou Moyne Capucin sous le nom collectif de Chansons des Landes.
    En 1926 il adapta plusieurs Chansons béarnaises puis vers 1938 à l’instigation du personnage excentrique et créatif qu’était le poète Loys Labèque* (sous le pseudonyme de Léon Escalus) il aurait terminé les "Cantes de noste" assorties de 12 autres chansons à inspiration locale en français : d’abord Chansons et Rondes Landaises puis Dix Chansons Populaires des landes.
    Il ne semble pas que ces adaptations aient été en majorité publiées et encore moins interprétées puis enregistrées. On passe peut-être à côté d’œuvres qui seraient le pendant gascon de la Symphonie Cévenole de Vincent d’Indy ou de la suite « En Languedoc » de Déodat de Severac, deux compositeurs dont Castéra fut très proche toute sa vie et en particulier à la Schola Cantorum de Paris.
    Mais ce n’est pas définitif : l’œuvre est dans le domaine public 60 ans après sa mort et sa famille n’est vraisemblablement pas opposée à la faire vivre et connaitre plus largement.
    *Là aussi, il y aurait à creuser dans l’œuvre énorme mais sans doute guère publiée de celui dont le nom donnerait à penser qu’il pourrait être parent des deux sœurs Labèque, les deux belles et géniales pianistes d’Arbonne en Pays basque.

  • En tous les cas, moi non plus je n’ai trouvé aucune trace de partition sur le site "Scorser.com" qui est un site de recherche pour musiciens où on trouve habituellement vraiment beaucoup de choses.

  • Ce serait vraiment là le rôle d’un orchestre régional, un vrai projet de recherche des partitions puis d’enregistrement ou de productions scénique.

    Il faudrait peut-être contacter l’Ensemble Instrumental des Landes, qui a enregistré il y a quelques années des chants gascons, façon classique.

  • A la suite du dernier post ci-dessus j’avais essayé à maintes reprises de les contacter dans ce but sans jamais avoir réussi à les joindre. J’ai laissé tomber depuis mais d’autres contributeurs ont peut-être un accès à cet Ensemble Instrumental des Landes (mais on pourrait essayer aussi d’autres orchestres dont ceux implantés dans le BAB proche)..

  • Je suggère une piste peut-être praticable (?) pour faire revivre René de Castéra : prendre contact avec l’Académie Ravel à Ciboure qui organise concerts, master classes, conférences sur de nombreux compositeurs. En relation avec le festival très renommé de la côte basque, mais aussi des actions spécifiques et intéressantes.
    D’autre part j’ai vu ( sur une partition d’oeuvres dite compètes) que bien des pièces pour piano de Déodat de Séverac étaient dédiées à R. de Castéra ou à son frère, et que l’été ils étaient nombreux de d’Indy à Berthe Selva à aller passer leurs vacances chez Castéra dans sa maison Angoumé.
    http://www.academie-ravel.com/
    Peut-être aussi ,y a-t-il des gens au conservatoire de musique de Mont-de-Marsan qui pourraient s’emparer de cette question.

  • Je voulais dans le post précédant parler de Blanche et non de Berthe Selva, mais si je rajoute un post c’est qu’il y a un autre compositeur de cette époque et de ce groupe d’amis qui est du Médoc (Taillan-Médoc) donc du triangle de Gascogne, c’est Jean Roger-Ducasse, lui aussi mériterait de "ressortir" de l’ombre de la forêt de pins.

  • Merci pour l’idée ,Dominique.Il m’est arrivé ces dernières années d’assister à des "masterclasses" de l’Académie Ravel mais je n’avais pas pensé à cela.A suivre.
    Quant à Jean Roger Ducasse,je ne connaissais pas même son nom ,je vais essayer de creuser sa piste (avec peut-être besoin de votre aide).A noter que la nouvelle municipalité du Taillan est très ouverte à la reviviscence de son patrimoine culturel, gascon en particulier , ce qui pourra aider .

  • Ce que j’ai lu de J. Roger-Ducasse et qui m’a paru intéressant et très informé est ici : http://www.musimem.com/roger-ducasse.htm
    C’est mon prof de piano d’enfance qui était professeur des écoles de musique de la ville de Paris qui m’avait dit son nom, elle habitait tout près de chez Poulenc qu’elle connaissait aussi et un jour où je partais en vacances chez ma grand-mère à Arcachon en passant par Bordeaux elle m’avait dit avoir connu Ducasse.
    J’ai laissé tomber le piano après la khâgne après avoir longtemps hésité vers mes quinze ans à devenir aussi prof de musique des écoles de la ville.
    Le texte dit qu’à la fin de sa vie on appelait Roger-Ducasse "l’ermite de Taillan" ...

  • Re-merci Dominique. Ce site musimem est une mine. A suivre également.

  • Je viens de voir que Dominique Merlet (né à Bordeaux il y a 80 ans) a enregistré l’oeuvre pour piano de Roger Ducasse, si cela intéresse quelqu’un je mets la référence...Roger-Ducasse, Œuvres pour piano (2001, Mandala MAN 5011) (OCLC 659094228)




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