Notre région, c’est la Gascogne !


Macarèu, quins drapèus !

lundi 21 septembre 2009, par Tederic Merger

[2014 : ligam mort]

"Drapeaux gascon et béarnés 80x120 pour les assos et boutiques."
[]


Voir en ligne : Macarèu, quins drapèus !



Grans de sau

  • C’est un drapeau béarnais ça ?

  • Il ne peut y avoir que des occitanistes enragés pour pondre une telle monstruosité !

  • Encore des occitaniste dans le coin pff et les vaches elles ressemble à des taureaux non de non !

    Réponse de Gasconha.com :
    Les occitanistes sont bienvenus sur Gasconha.com, de même que les anti-occitanistes.
    Il faut se parler sans a priori.


  • Ce drapeau est bien l’illustration de la mainmise toulousaine sur l’identité béarnaise. Les ocs ont marqué les vaches du pseudo drapeau occitan (qui n’a jamais représenté que le comté de Toulouse et donc le Languedoc) !
    Les occitanistes ont réussi le même coup pour le Val d’Aran qui s’est vu lui aussi marqué de la même croix par dessus le blason historique (l’appartenance gasconne disparait).
    Visitez le site du Conseil d’Aran et vous verrez "lou tout nabeth drapeu aranès" !
    amistats biarnéses
    jmcasamayou

  • Je serai moins sévère :
    Ce drapeau représente tout simplement l’appartenance du Béarn à l’ensemble occitan.
    Le Béarn est bien un pays de langue d’oc, non ? Lavetz...
    Mais je préférerais que les vaquetas fassent un clin d’oeil à l’appartenance gasconne, celle-ci entrainant l’appartenance occitane...
    Un problema totun :
    Si la croix occitane représente toutes les terres d’oc, la région Midi-Pyrénées, le pays toulousain, ou le Languedoc n’ont pas à se l’approprier : il faut qu’ils la personnalisent pour signifier qu’ils ne sont pas toute l’Occitanie.
    Idem pour la langue : les languedociens n’ont pas à nommer leur langue "occitan" sans précision, dès lors que le gascon est aussi de l’occitan.
    Il faut être rigoureux sur les appartenances imbriquées.
    Un exemple de rigueur : André Dupuy dans la revue "La Lomagne" (n°2, article "Identité") écrit ceci dans
    dans le paragraphe intitulé "LOMAGNOLS DONC GASCONS" :
    "Les lomagnols sont des Gascons et par conséquent des Occitans puisque le gascon auquel se rattache le parler lomagnol est un des dialectes de la langue d’Oc."
    (D’un point de vue scientifique, il est difficile de trancher pour le gascon entre "dialecte de la langue d’Oc" ou "langue de la famille des langues d’Oc", mais cela ne change rien à la structure de l’arborescence.)

  • Oui mais là on touche aux présupposés inavouables du concept d’occitan (qui a remplacé un beaucoup plus neutre "langues d’oc") à savoir que le languedocien, dialecte dit "central" (par rapport à quoi ? Si on met dans le languedocien à la fois le fuxéen et le cantalien, ça peut être central, ça peut être périphérique, ça peut être tout parce que c’est n’importe quoi) est une arme de normalisation linguistique destinée à doter l’Occitanie (les pays d’oc) d’une langue littéraire et unifiée.
    C’est assez finement pensé je dois dire car les occitanistes jouent sur les qualités que nous attribuons à ce qui est central.

    Pour ce qui est de la croix, il est impossible de demander aux Languedociens de réserver ce symbole à la seule Occitanie.
    C’est un atout trop important de visibilité. Dès le moment, ceux qui pensent qu’une lutte sur le domaine d’oc est encore pertinente, doivent trouver un autre symbole. Mais est-ce la volonté de l’occitanisme ?
    Je pense qu’il faut prendre l’occitanisme au sérieux, c’est une doctrine assez brillante, développée par des intellectuels de grande qualité.
    C’est au fond le vocabulaire de la libération nationale appliqué à un espace de culture littéraire né au XIXème siècle (les pays d’oc).
    A ce titre, les symboles sont importants et le drapeau occitan n’est que la traduction du rôle joué par le languedocien fantasmé d’Alibert.
    Alors en effet, s’opposer aux concepts occitanistes, c’est refuser les symboles, mais ce n’est pas pour autant nier l’existence des pays d’oc, dans une conception félibréenne (pour ma part, je nie les deux mais il ne me semble pas par exemple que le si décrié IBG en fasse autant : ils sont tout à fait dans la lignée des félibres, une culture mais pas de nation).

  • Dédidemment avec les ocs il n’y a pas de dialogue possible, on essaye d’argumenter sur des choses vécues et réelles, on reçoit toujours une fin de non recevoir !!!
    Et si on faisait flotter le drapeau béarnais sur le Capitole de Toulouse ???
    Je crains de ne devoir plus participer au forum car les dés sont pipés !
    C’est dommage, au final il règne comme une douce censure qui veut toujours ramener les déviationnistes à l’unité de la ligne officielle occitane !
    C’est encore pire sur Wikipédia où il est pratiquement impossible de modifier un article si on ne répète pas inlassablement le credo de la propagande toulousaine !
    Laissez les gens être ce qu’ils sont svp !
    La croix occitane est languedocienne, l’IEO est installé à Toulouse, les normes de l’orthographe standardisée unifiée sont celle d’Alibert, mais que vous faut-il de plus pour y voir clair ???
    Que les occitannistes assument leur désir d’unification aux forceps, soit !
    Mais laissez les gens des pays être ce qu’ils sont svp !
    Merci !

  • Pour information, l’IEO existe à Toulouse mais aussi dans le Gers, en Bigorre, en Périgord, en Gironde, en Limousin, à Nice, ...
    L’IEO est une association fédérale avec des associations départementales...
    Et arrêtez avec Alibert, ce n’est pas le maitre des "méchants occitanistes"...
    Les gens de Tolosa ne se sentent pas plus languedociens que gascons.
    Pour info également, Macarèl n’est pas une entreprise toulousaine mais plutôt de Montpellier (donc on va se calmer avec les supposés impérialistes occitanistes de Toulouse).
    Regardez d’abord en Gascogne (on pourrait parler du "centralisme linguistique béarnais" qui prévaut les autres "dialèctes" (langues gasconnes, parlers gascons, ... appelez ça comme vous voulez !) du Nord de la Gascogne complètement dévalorisés (autant par les méchants occitanistes comme par vous ...).

  • Adiu Miquèu !
    Oui l’IEO fondée en 1945 est bien une structure fédérative mais le siège central est à Toulouse-Ostal d’Occitania et le bulletin d’adésion en occitan.
    Le président est originaire de Pau, David Grosclaude (occitaniste et activiste convaincu).
    Et voilà que l’on ne peut plus citer Alibert et tout le travail de normalisation graphique dite classique auxquels bon nombre de documents font référence ?
    Montpellier (capitale de la région Languedoc-Roussillon) me semble encore en Languedoc, non ?
    Quand au "centralisme linguistique béarnais" sur les parlers de la Gascogne qu’il voudrait dévaloriser, cela procède d’une vue de l’esprit.
    Je lis aussi que "les gens de Toulouse ne se sentent pas plus languedociens que gascons", forcément puisqu’on leur répéte inlassablement qu’ils sont Occitans !
    C’est aussi ce que l’on explique aux Béarnais et Gascons (voir la dernière exploitation grossière et manipulatrice de l’enquête du Conseil Régional Aquitaine).
    On ne peut juger que sur pièce !

  • En suivant votre logique, je dirai que le centre de l’IBG est à Pau et que son site internet est rédigé en langue béarnaise (cela veut dire toujours en suivant votre logique que l’IBG se fiche des autres langues gasconnes et en particulier celles du Nord Gascogne !).
    A propos d’Alibert "et tout le travail de normalisation graphique dite classique auxquels bon nombre de documents font référence", ces documents sont aussi anciens que certains sur cette liste et arrêtez de croire que chaque méchant occitaniste a 1 poster d’Alibert dans sa chambre.
    Pour terminer, questions pour les nombreux érudits que vous êtes, j’habite sur l’Ile du Ramier à Toulouse, dites-moi si je suis languedocien ou gascon ?
    Dois-je employer le "qué" énonciatif à Toulouse (beaucoup d’occitanistes ou gasconistes s’imaginent que le "qué" énonciatif est généralisé dans toute la Gascogne... ce n’est pas ce que j’ai pu vérifier dans ma famille mais bon...).
    Je lis parfois que "les gens de Bayonne ne se sentent pas gascons", forcément puisqu’on leur répéte inlassablement qu’ils sont Basques !

    Réponse de Gasconha.com :
    Vous faites bien d’en parler... Gasconha.com vous somme d’utiliser le "que" énonciatif en toutes circonstances à Toulouse, et aussi de remplacer "Ile du Ramier" par "Isla de l’Arramèr" ! (LOL)


  • La fréquentation de Gasconha.com m’a réservé des surprises, de bonnes et d’autres moins bonnes.
    J’y ai reçu un accueil tout à fait convenable, et mon site ivesrobert.site.voila.fr y a bénéficié d’un lien (ce dont j’ai remercié le Webmèstre), même si ma qualité d’auteur de fictions en langue ocitane (que j’y publie) me fait ranger dans la catégorie des auteurs d’expression majoritairement languedocienne.
    J’ai sans doute du mon salut en faisant remarquer - en gascon - que, symboliquement, j’avais tenu à rédiger deux de mes chapitres en gascon (ainsi d’ailleurs que deux autres en provençal) en signe d’amicale fraternité à l’égard des locuteurs de ce grand parler d’oc.
    Je n’ai pas voulu employer là le terme "occitan" et je me garderai d’user par trop dans mes grains de sel de l’expression " occitaniste", tant j’ai trouvé, chez certains internautes, une attitude d’hostilité incompréhensible au regard de ces deux vocables qui semblent être tenus par eux pour des incongruités, de détestables et artificielles dénominations.

    Tout ceci me navre, car cette adversité pour le mot "occitan" et ses dérivés me semble reposer sur des idées préconçues et surtout beaucoup d’ignorance.
    "Occitan", synonime de "Langue d’oc", n’est pas un gros mot, sorti de nulle part, et son emploi est attesté au moins depuis les années 1400.

    Je vais laisser un instant la parole à J.F.Lemarignier, à la page 241 de son remarquable traité "La France médiévale - Institutions et Société (Colin 1970) où, sous la rubrique "Les sources du droit français" il nous dit ceci :
    " (...) Le partage entre deux régions de régime juridique différent remonte très haut : il tient à un degré de romanisation plus poussé dans le sud que dans le nord parce qu’aux temps gallo-romains la population gallo-romaine était plus dense au Sud qu’au Nord et qu’elle a mieux résisté aux barbares.
    D’où la différence entre les langues : la langue d’oc est plus proche du latin que la langue d’oïl.
    D’où également la différence entre les droits. Les pays de droit écrit sont plus proches des usages du droit romain. Il y a symétrie du partage des langues et des droits.
    Une symétrie peut-être poussée jusqu’à la concordance géographique. Un juriste du XV° siècle écrivait : "Les pays de droit écrit, c’est à dire les pays de langue d’oc".

    Lemarignier a traduit par "langue d’oc" la formule de ce juriste, qui répondait au nom de Masuer, mais celui-ci s’exprimait en fait ainsi en latin (Note en bas de page) : "Patria juris scripti id est linguae occitanae" et, dès lors vous aurez compris mon propos.
    C’est, entre autres, ce que j’exposais il y a bien des années dans le cadre de la "Pagina juridica" dont j’assurais la rédaction dans la publication "L’occitan -Periodic de la vida occitana" sous le titre " L\’identitat occitana e lo drech " (Nos 57 et 58 de juillet et septembre 1985)
    Non, "occitan" n’est pas un terme porteur de quelque tendance hégémonique ou impérialiste (pour cela s’adresser à Paris), c’est tout simplement un concept fédérateur de toutes les variantes parmi la famille représentant les cultures et langues d’oc.




Un gran de sau ?

modération a priori

Contributions et grans de sau sont soumis à validation des webmèstes.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document